Descriptions
de nouveaux Formicides éthiopiens
et notes diverses. ~ I.
par le
Dr. F. SANTSCHI.
(Kairouan, Tunisie).
(Date de publication : 30-X-1923).
EXTRAIT
DE LA
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE
Publiée sous la direction du Dr H. SCHOUTEDEN (Tervueren).
VOL. XII. FASC. 3. ~ 1923.
Imprimerie ERASMUS
GAND
(Rev. Zool. Afr., XI. 3.) (A paru le 30-X-1923)
Descriptions
de nouveaux Formicides éthiopiens
et notes diverses. ~ I.
par le
Dr. F. SANTSCHI.
(Kairouan, Tunisie).
Les Fourmis qui font l'objet de cette étude proviennent, pour la
plus grande partie, du Musée du Congo Belge à Tervueren; le lot
le plus considérable en a été récolté par Mr. le Dr. H.Schouteden
au cours de son voyage récent au Congo. Les autres m'ont été com-
muniquées, soit par le Museum de Paris,soit par le Rhodesian Museum
de Bulawayo, soit enfin, par des correspondants directs. Qu'ils re-
çoivent tous ici mes plus vifs remercîments.
La présente note ne concerne qu'une petite partie du vaste ma-
tériel mis à ma disposition; la suite en paraîtra peu à peu.
I. — Simopone grandis, n. sp.
[[worker]]. Long : 8,5 mm. Noire; appendices, moins les hanches et le milieu
des cuisses, et bout du gastre, ferrugineux; reste des pattes et bout
des articles du funicule brunâtres. Tête irrégulièrement striée ridée
jusqu'au vertex, le reste lisse et faiblement chagriné avec de gros
points espacés. Pilosité roussâtre, assez longue sur l'abdomen, partout
assez abondante mais plus courte sur les membres.
— 260 —
Tête rectangulaire, près d'un tiers plus longue que large. Les yeux,
très saillants, sont au tiers postérieur des côtés. La tête est plus large
à leur niveau, et devient tronquée derrière eux, de façon à produire
une face postérieure. Bord postérieur de la tête crêté, avec les angles
subdentés. Face occipitale courte et large. Ocelles petits; le médian
est atteint par un sillon frontal luisant. Arêtes frontales parallèles
dans leurs deux quarts médians, convergentes en avant et divergentes
en arrière jusqu'aux yeux. Aire frontale petite. L'épistome a une
ride médiane en guise de carène. Mandibules lisses, à bord terminal
inerme et aussi long que le bord interne, l'externe concave. Thorax
en cylindre un peu déprimé en dessus. Son profil dorsal faiblement
convexe. Les côtés subparallèles, un peu rentrant au milieu. Le devant
du pronotum et la face déclive de l'épinotum bordés d'une arête nette.
Suture promésonotale peu distincte, la mésoépinotale effacée. Pétiole
rectangulaire, un sixième plus large que long, plus large derrière,
où les angles sont dentés, les côtés un peu arqués, la face antérieure
bordée, plane, lisse et sans points, comme la face déclive de l'épi-
notum, ses angles antérieurs plus faiblement dentés que les posté-
rieurs. Vue de profil la face supérieure de cet article est convexe
et s'abaisse fortement en arrière. Le dessous présente vers l'arti-
culation antérieure une dent recourbée en arrière. Postpétiole très
convexe, un tiers plus large derrière que devant, où il est de la même
largeur que le pétiole. Le devant et les angles arrondis, les côtés
presque droits, très faiblement convexes. Premier article du gastre
plus large que long, presque aussi large que la longueur du post-
pétiole. Pygydium terminé par deux épines vers lesquels convergent
deux rangées d'aiguillons obtus et assez longs.
Congo belge : Kunungu (Dr. Schouteden), 2 avril 1921; 2 [[worker]]
(Mus. Tervueren).
2. — Simopone Schoutedeni n. sp. (Fig. 1, a-c).
[[worker]] Long. 5 mm. Noire; mandibules, funicule, articulation des pattes,
tarses et bout du gastre roussâtres, scapes et tibias plus jaunâtres.
Assez luisante. De nombreux gros points, assez confluents, sur la
tête, plus espacés sur le thorax et le pétiolé, devenant plus fins et tout
aussi confluents sur le reste de l'abdomen. Intervalles entre la ponctu-
— 26l —
ation presque lisses et luisants, sauf sur le devant de la tête où ils
sont striolés en long et submats. Une pilosité fine, pas très longue,
mais abondante, sur tout le corps et le santennes; très rare sur les
pattes qui ont une fine pubescence.
Fig. 1. ~ Simopone Schoutedeni SaNTS. [[worker]] : a. tête vue de
face ; — b. pygidium ; — c. pédoncule vue de dessus. —
Simopone fulvinodis SANTS. : d. pédoncule vu de dessus.
Tête rectangulaire, environ un tiers plus longue que large, le bord
postérieur droit. Les yeux occupent le tiers moyen des côtés qui sont
un peu convexes. Les arêtes frontales, d'abord parallèles jusqu'à
près du niveau du bord antérieur des yeux, s'écartent alors sans at-
teindre ceux-ci. Ocelles de la grosseur des points du tégument
et assez rapprochés. Epistome brusquement tronqué, concave de
droite à gauche. Aire frontale large. Mandibules brusquement coudées,
à leur base, lisses, leur bord terminal tranchant. Le scape atteint le
tiers antérieur des yeux, il est trois fois plus long que large à son bout
distal. Premier article du funicule plus long que le suivant, tous, sauf
le dernier, plus larges que longs.
Thorax rectangulaire, déprimé, à côtés parallèles, les sutures fort
peu distinctes. Pétiole rectangulaire, aussi large que le thorax, un
cinquième plus long que large, ses quatre côtés droits, le dessus un
peu convexe. Postpétiole aussi large devant que le pétiole, plus large
derrière, avec les côtés légèrement convexes, un quart plus long que
le pétiolé et presque aussi long mais moins large que le segment sui-
— 262 —
vant. Pygydium terminé par deux petits lobes entre lesquels passe
tout juste un long aiguillon et vers lequel convergent deux rangées
de 4 à 5 piquants.
Diffère de S. Conradti Em. par sa sculpture, son pétiole plus étroit
et l'absence de lobes latéraux au pygydium.
Congo Belge : Kamaiembi près Luebo (Dr. Schouteden), 17 nov.
1921; 1 [[worker]] au Musée de Tervueren.
3. — Simopone fulvinodis n. sp. (Fig. 1 d.).
[[worker]] Long. 4 à 4,2 mm. Noire; appendices, épistome, pédoncule
et bout du pygydium d'un roux fauve; le milieu des cuisses et le devant
du pétiole rembrunis. Luisante, lisse avec de nombreux points assez
gros, plus confluents sur la tête, un peu plus espacés sur le thorax et
surtout le pédoncule, plus fins sur le gastre. Le front est en outre
finement strié et submat. De rares poils dressés, jaunâtres, sur les
mandibules et le devant du thorax, plus abondants vers la moitié
postérieure du gastre. Une pubescence courte sort des fossettes et
ne se remarque guère que de profil.
Tête rectangulaire, environ 2/3 plus longue que large, un peu plus
étroite devant, les côtés faiblement convexes, le bord postérieur droit
et la face occipitale concave. Les yeux occupent presque le tiers
moyen des côtés et sont légèrement déplacés en avant. Aire frontale
grande, large d'une arête à l'autre; une forte impression la sépare de
l'épistome. Celui-ci convexe d'avant en arrière, plan entre ses deux
carènes latérales, la carène médiane manque ou est très faible. Les
arêtes frontales atteignent les yeux près du milieu de leur bord
interne et se continuent devant sur l'épistome. Mandibules coudées
dès leur base, le bord terminal, inerme, passe au bord interne par un
angle court mais arrondi, de 45o, l'externe concave. Le scape atteint
le milieu de l'œil, son bout distal est long comme le tiers de sa lon-
gueur, Funicule un peu plus mince que chez; S. Schoutedeni, les ar-
ticles 2 à 9 presque aussi transversaux, et une pubescence bien plus
courte. Thorax rectangulaire, environ 2 1/2 fois plus long que large,
les côtés parallèles à peine plus convexes dans leur moitié postérieure.
Pétiole 1/4 plus long que large derrière où il est 1/4 plus large que
devant, les côtés convergents en avant dans leur tiers antérieur, le
— 263 —
reste droit. Postpétiole 1/6 plus long que l'article précédent, aussi
large devant que ce dernier l'est derrière, faiblement élargi posté-
rieurement où les angles sont un peu arrondis. L'article suivant de
l'abdomen pas plus long mais bien plus large que le postpétiole.
Deux petits lobes triangulaires au bout du pygidium avec une rangée
de piquants latéraux.
Congo belge : Kidada (Kitobola) 14/18-11-1922. (Dr. Schoute-
den) (Mus. Tervueren).
4. — Megaponera foetens F.
Congo belge : Yambata (De Giorgi); Yakoma (Dr. Bomstein)
(Mus. Tervueren).
5. — Megaponera foetens F. v. rapax Sants.
Cette variété paraît assez constante. Les [[worker]] major sont caractérisées
par le développement d'un sillon longitudinal sur le dos de l'épi-
notum qui manque chez la forme type. La pubescence et la pilosité
dressée sont plus faibles. Le funicule plus mince que chez le type
chez les individus de toutes tailles. L'écaillé est aussi un peu plus
longue.
Congo belge : Mayumbé (Deleval) (Mus. Tervueren).
6. — Psalidomyrmex Wheeleri n, sp. (Ps. procera Wheeler, Bull.
of the American Mus. of Nat. Hist. XLV, 1922-22, p. 90-91, fig. 17;
non Emery 1901).
L'exemplaire dessiné par Wheeler a la tête ainsi que les antennes
beaucoup plus longues que chez Ps. procerus, dont j'ai un cotype,
reçu autrefois de Emery et qui correspond à la figure que ce dernier
auteur donne dans ses « Ponerinae » du Genera Insectorum. Le Ps,
Wheeleri diffère d'autre part du Ps. longiscapus Sants. par les stries
du postpétiole qui sont transversales chez le premier tandis qu'elles
sont longitudinales chez l'autre. Le Ps. procerus est bien plus trapu
et ressemble davantage à Ps. obesus Wheeler, bien que plus grand.
— 264 —
7. — Anochetus Schoutedeni n. sp.
[[worker]]. Long : 5 à 5,5 mm. Brun jaunâtre ou noirâtre, les pattes et l'écail-
le jaune miel. Luisante, lisse. Quelques rides dans le sillon métaé-
pinotal; assez superficiellement réticulée dans la moitié antérieure du
dessus de l'épinotum. Un faisceau de stries frontales, denses et mates,
déborde un peu dans le quart postérieur du sillon antennaire, seules
les stries médianes atteignent presque la face postérieure. Les pattes
et les antennes ont une pubescence blanchâtre très dense qui leur
enlève le luisant et qui manque sur le corps. Celui-ci est glabre sauf
quelques longs poils sur le gastre.
Tête plus longue que large, plus étroite derrière les yeux que chez
A, africanus Mayr, avec une échancrure postérieure bien plus étroite
et plus profonde. Yeux à peine plus grands que chez africanus. Un
fort sillon frontal atteint le milieu de la tête. Arêtes frontales comme
chez africanus, mais l'épistome se prolonge beaucoup plus longuement
en arrière, fortement échancré devant. Mandibules longues comme un
peu plus que la moitié de la tête, leur bord interne tranchant et
presque droit jusqu'au sixième distal, où il est interrompu par un
angle droit et mousse. Trois fortes dents apicales, la médiane s'in-
sérant au tiers basal de la dent inférieure. Le scape dépasse de près
de la longueur du premier article du funicule le milieu du bord
postérieur de la tête mais n'en atteint pas les angles. L'article 2 du
funicule est à peine 1/4 plus long qu'épais; les deux suivants de 2/3
au double plus longs qu'épais, les suivants plus longs. Col du prono-
tum beaucoup plus prolongé que chez africanus. Mésonotum légère-
ment saillant sur le profil, fortement suturé devant, moins distincte-
ment derrière. La longue face basale de l'épinotum a un sillon médian
interrompu, qui se continue sur la face déclive en passant, resserré,
entre les dents de l'angle de l'article, qui sont plus développées que
chez africanus. Ecaille ovale, à sommet transversal et non échancré,
la face antérieure presque plane, la postérieure convexe.
Rappelle A. Rotschildi For. par sa sculpture lisse et sa pilosité,
mais celui-ci est plus grand, a les antennes plus longues et l'épinotum
non denté. Plus voisin de Traegaordhi Mayr, mais celui-ci a la pilosité
plus abondante sur le thorax qui est aussi plus sculpté sur le dos et
a lès dents épinotales petites, les yeux un peu plus gros.
— 265 —
Congo belge : Kasai, Dumbi (Dr. Schouteden), 5 oct. 1921,
1 [[worker]] au Musée du Congo, à Tervueren.
8. — Anochetus Schoutedeni Sants. v. ustus n. var.
Ne diffère du type que par sa couleur d'un brun foncé avec les
angles postérieurs de la tête, les joues, hanches, tibias et tarses jaune
brunâtre; les cuisses un peu plus obscures. L'angle de l'épinotum plus
légèrement denté moins élevé sur le profil. Du reste semblable.
Congo belge : Kasai, Makumbi (17-X-1921, type) et Kamaiembi
(Luebo), 16-IX-1921 (Dr. Schouteden).
9. — Anochetus obscuratus Sants. (A. africanus Mayr var. obscu-
rata Sants. 1911 et 1914).
Cette Fourmi mérite d'être distinguée spécifiquement d' africanus.
Par sa sculpture lisse et très luisante, seulement un peu réticulée
sur la moitié antérieure du dos de l'épinotum, et striée sur le front,
cette espèce se rapproche de l'espèce précédente. Sa couleur noire
avec la tête et les appendices rouges est très caractéristique et se voit
aussi chez la [[queen]]. La tête est relativement plus large et un peu plus
échancrée que chez africanus, moins échancrée que chez Schoutedeni
Sants. Les yeux un peu plus grands, Les articles du funicule beaucoup
plus longs. Le deuxième du funicule bien le double plus long qu'épais.
Le troisième 2 1/2 fois plus long que large et les suivants de plus
en plus longs. Mandibules un peu plus longues que chez africanus.
Mésonotum un peu relevé devant sur le plan du pronotum dont le
col est presque aussi allongé que chez Schoutedeni. Un sillon médian
sur le dos de l'épinotum comme chez cette dernière espèce, mais
avec les angles nets, sans dents ni épines. Ecaille comme chez africanus
mais le sommet transversal, non échancré.
Afrique orientale allemande : Kilimanjaro (Alluaud). Les sexes
en mars.
10. — Anochetus Pasteuri n. sp.
[[queen]]. Long : 6,5 mm. Dessus de la tête (moins ses bords et ses angles)
et thorax brun noirâtre; bout de l'abdomen jaune roussâtre, le reste
d'un brun rougeâtre plus ou moins clair. Dessus de la tête strié en
- 266 -
éventail comme chez A. obscurus Sants. Les stries les plus externes
atteignent les côtés de la tête en arrière des yeux. L'angle occipital,
les joues, la moitié antérieure de la gouttière antennaire restent lisses
et luisants comme le restant de la tête. Pronotum et face basale de
l'épinotum grossièrement ridés en travers; cette dernière est en outre
un peu rugueuse. La face déclive plus finement ridée. Mésonotum
densèment et finement strié en long. Scutum, métanotum, méso-
pleures et le reste de l'insecte lisses et luisants. Pilosité dressée longue
sur le gastre, courte sur le thorax, absente sur les appendices qui sont
pubescents. Tête assez fortement échancrée derrière, un peu plus
longue que large. Les yeux presque aussi grands que chez A. Sedi-
loti Em. et très saillants (plus grands que chez obscuratus). Epistome
échancré devant, prolongé en pointe non dilatée entre les arêtes
frontales. Mandibules aussi longues que les 2/3 de la longueur de la
tête, plus larges que chez obscuratus, moins brusquement mais aussi
fortement élargies dans leurs 2/3 distaux; le bord supéro-interne
tranchant, inerme. Les trois dents terminales comme chez A. africanus
mais plus robustes. Scape épais, atteignant l'angle postérieur de la
tête. Funicule plus épais que chez obscuratus, les articles d'un tiers
à la moitié plus longs qu'épais. Thorax un peu plus long que chez
obscuratus. Deux tubercules coniques marquent les angles de l'épi-
notum. Ecaille comme chez cette dernière, haute et amincie au sommet,
celui-ci échancré. Gastre très peu étranglé. Ailes brunâtres, à nervures
brun foncé, les supérieures longues de 5 mm.
[[worker]]. Long : 6,5 mm. Couleur et sculpture de la [[queen]], les stries du pro-
notum irrégulières, transversales devant et longitudinales derrière.
Celles du reste du thorax plus grossières et transverses. Diffère de
A. africanus par ses yeux bien plus gros (mais moins que chez Sediloti).
Le scape assez épais s'amincit sensiblement dans son sixième distal.
Funicule plus épais que chez africanus, bien que les articles soient
aussi longs. Echancrure occipitale plus profonde. Ecaille plus arrondie
sur les côtés, comme chez A. aesta Wheeler. Du reste comme chez
africanus.
Congo belge : Lesse (J. Bequaert), 2 [[queen]], type. Kasai, Bashishombe
(Dr. Schouteden, 7-VIII-22), 1 [[worker]] type; Kamaiembi (Luebo) (Dr.
Schouteden), 1 [[queen]] au Musée de Tervueren.
— 267 —
Diffère de A. aesta Wheel, par sa taille et ses yeux plus grands,
de abstractus Sants. également par sa plus grande taille et sa sculp-
ture.
11. — Anochetus africanus Mayr.
Congo belge : Basongo (Dr. Schouteden), o (Musée de Tervueren).
12. — Anochetus pellucidus Em.
Congo belge : Mongende (Dr. Schouteden), o (Mus. Tervueren).
13. — Anochetus Traegaordhi Mayr.
Congo belge : Kunungu (Dr. Schouteden) (Mus. Tervueren).
14. — Anochetus Sediloti Em.
Cette espèce, décrite sur des [[worker]] du sud tunisien, a une aire assez
étendue dans la Sahara. J'ai découvert le [[male]] à Kairouan volant à la
lumière pendant les nuits d'été, mais je n'ai pas encore pu trouver les
[[worker]]. Je l'ai reçu du Sénégal (Le Moult) et du lac Tchad, rive S-E.
Djimtilo (Dr. R. Gailliard) [[male]]. et de Tombouctou (de Zeltner)
juillet-août 1911. Une variété existe aux Indes.
15. — Dorylus Schoutedeni n. sp. Fig. 2. a-b-c-d.
cf. Long. 2,5 à 2,7 mm. Roussâtre, le gastre plus brunâtre. Appen-
dices brun-rouge foncés. Assez luisante dessus, les côtés du thorax
plus mats. Ceux de l'abdomen plus luisants. Thorax et pétiole couverts
d'une pilosité assez longue et oblique comme chez affinis; le reste de
l'abdomen, sauf le bout, n'a qu'une pubescence adjacente qui laisse
voir la sculpture.
Tête large de 4 à 4,2 mm., ses faces supérieure et postérieure droites.
Les ocelles en saillie, plus rapprochés les uns des autres que chez
affinis. Les yeux plus convexes latéralement. Les scapes ne sont pas
distinctement plus longs que chez cette espèce, bien moins longs que
la moitié du funicule (plus longs chez Staudingeri Em.), il est aussi
plus arqué. Deuxième article du funicule subégal au précédent et
pileux en dessous. Mandibules plus larges à la base que chez affinis
mais plus étroites et droites dans leur moitié distale (arquées chez
- 268 -
affinis), en outre un bon tiers de la base de leur face antérieure est garnie
de longs poils comme chez D. mandibularis Mayr. Ailes un peu jau-
nâtres à nervures brunes l'antérieure longue de 17 mm. Thorax
large de 4,8 à 5 mm., de même aspect que chez affinis, mais avec la
Fig. 2. — Dorylus Schoutedeni Sants. [[male]] : a. tête vue de face. —
b. armure génitale de profil. — c. la même vue de dessus. — d. lame
subgénitale.
convexité antérieure du mésonotum plus atténuée sur le profil.
Abdomen un peu plus large que chez affinis. Armure génitale longue
de 7 mm. Les stipes sont bien plus étroits que chez affinis, et s'écar-
tent l'un de l'autre dans leur moitié postérieure; leur portion moyenne
dessine sur le profil un arc bien plus élevé. Les volselles sont plus
minces et atteignent l'extrémité des stipes. La lame subgénitale a les
branches de sa fourche très larges et très poilues.
C'est une forme voisine de D. mandibularis Mayr, dont elle dif-
fère de prime abord par sa taille beaucoup plus grande et par sa pilo-
sité thoracique et pédiculaire plus longue et redressée.
Congo belge : Matadi, 29-XI-1920; Yumbi, 28-XII-1920 (Dr, H.
Schouteden); Moyen Kwilu : Leverville (P. Vanderijst). Ce dernier
plus clair des appendices, [[male]] de chaque localité au Musée de Tervueren.
16. — Dorylus aggressor n. sp.
[[worker]]. Long. 2,8 à 11 mm. Noire, passant au rouge sombre sur le de-
vant de la tête (sauf le front), les antennes, les mandibules, les côtés
— 269 —
du thorax, ses sutures et le pétiole. Pattes et articulation du gastre
d'un brun roussâtre. Tête polie et très luisante, parsemée de très petits
points espacés; le voisinage des fossettes antennaires est submat et
très finement et densèment ponctué. L'épinotum et surtout le pétiole
sont mats et densèment ponctués. Le reste du thorax et le postpétiole
en partie moins mats que le pétiole. Gastre et pattes luisants. Quelques
longs poils sous l'abdomen et aux mandibules. Une fine pubescence,
courte et très visible sur le gastre et les pattes,manque presque ailleurs,
Tête rectangulaire, plus de 1/3 plus longue que large, les côtés
parallèles, ne s'arrondissant qu'aux angles postérieurs, qui forment
lobes. Echancrure occipitale comme chez D. Kohli Wasm. Sillon frontal
n'atteignant guère qu; le quart ou le tiers antérieur de la tête, où il est
assez imprimé. Une légère impression au vertex. Aire frontale dis-
tincte, petite, allongée, Crêtes frontales aussi courtes que leur inter-
valle, leur angle supérieur oblique en dehors et denté, leur angle
antérieur confondu avec le bord de l'épistome, en y faisant une petite
saillie angulaire. Ce bord est légèrement concave entre les deux sail-
lies qui sont plus rapprochées que chez congolensis Sants. Mandibules
épaisses, assez courtes, et médiocrement arquées; leurs dents basale
et préapicale ne son indiquées chacune que par un léger tubercule
chez les o seulement, qui, chez les autres ouvrières, se développe en
raison inverse de l'amoindrissement de la taille; submates et finement
striolées, en dehors et en dessous, elles se terminent en pointe souvent
fort émoussée. Les trois premiers articles du funicule plus épais que
longs, les suivants, sauf le dernier, aussi longs qu'épais. Thorax
comme chez militaris Sants, A peine plus étroit derrière. Un bourre-
let arqué s'étend sur le côté du metathorax depuis le devant de l'ar-
ticulation coxale médiane jusqu'à l'arrière de l'articulation coxale
postérieure où il se termine par une petite épine. Le pétiole est
à peine plus long que large derrière, les côtés, peu convexes, laissent
voir à leur quart antérieur la saillie des stigmates. Il y a un fort ap-
pendice denté en dessous. Impression anale arquée, avec trois épines
terminales. Pattes assez longues, les tibias postérieurs dépassent l'anus.
'[[worker]]. (8,5 mm), Comme la "ornais le thorax plus rougeâtre. Les taches
noires du promésonotum et de l'épinotum persistent du reste chez
toutes les tailles jusqu'aux o". La dent basale des mandibules forme un
lobe plus anguleux.
— 270 —
[[worker]]. (6,5 - 7 mm.). La tête, longue de 1,5 mm., se rétrécit un peu en
arrière, l'échancrure plus faible; les côtés restent droits. Les dents
préapicale et basale bien distinctes. Le pétiole parait un peu plus
long que large.
[[worker]]- (4,5 - 5 mm.). Tête longue de 1,1 mm., gardant les mêmes
proportions que chez la o media. La pilosité devient plus abondante
et le gastre moins luisant.
[[worker]]". (2,8 mm.). Pattes, antennes et mandibules roussâtres; reste
coloré comme chez les autres. Côtés de la tête plus convexe. La pubes-
cence devient nette sur le thorax. Articles 2 à 8 du funicule bien plus
larges que longs. Le scape épais, assez comprimé. Les arêtes frontales
très rapprochées, la dent faiblement indiquée. La dent du bas de
l'épinotum reste visible chez les [[worker]] de toutes tailles, ainsi que l'appen-
dice angulaire du dessous du pédicule.
Congo belge : Luluabourg (Mus. Tervueren). Nombreux [[worker]] avec
la notice : « Colonne de fourmis Nsendula dans ma chambre. Ces
fourmis sortent par ci par là, d'un trou au bas du mur pour dispa-
raître un peu plus loin dans un autre trou. Très agressives; les can-
crelats se sauvent en haut du mur. Les fourmis grimpent peu le long
du mur mais montent entre celui-ci et le bois de la porte. 15 mai 1913.
P. Callewaert). »
Cette espèce intéressante fait passage entre les sous genres Dorylus
et Anomma. Elle tient à la fois à A. Gerstaekeri Em. et à D. spininodis
Em. La ponctuation bien plus fine que chez cette dernière.
17. — Dorylus atratus Sm. [[male]].
Congo belge : Mayumbe, Lundu (Dr. H. Schouteden) (Mus.
Tervueren). Je soupçonne fort les D. atratus et Gribodoi Eu, d'être
des Anomma, voisins d' opacus For. Peut être de A. Gerstaeckeri Em.
18. — Dorylus moestus Em.
Congo belge : Buta (de Galonné, 1911); Yambata (De Giorgi),
11-III-1914), [[male]] (Mus. Tervueren.)
— 271 —
18. — Dorylus moestus Em. v. claripennis Sants.
Cette variété ressemble en gros à D. depilis Em. mais elle a les yeux
et la tête beaucoup plus petits,comme c´est le cas chez moestus type,
tandis que la tête de depilis ressemble à celle de D. affinis.
Congo belge : Kwango, Atene (Charlier); Elisabethville (Mission
agricole) [[male]], (Mus. Tervueren).
20. — Dorylus depilis Em.
Congo belge : Yambata (De Giorgi), [[male]] (Mus. Tervueren).
21. — Dorylus depilis Em. v. ugandensis Sants.
Congo belge : Haut Uelé, Moto (L. Burgeon), 2 [[male]] (Mus. Ter-
vueren). Ces exemplaires sont plus foncés que le type de la variété
mais identiques pour le reste.
22. — Dorylus affinis Shuck.
[[male]]. La variété type se distingue des autres en ce que le postpétiole
(ou premier article du gastre) a de longs poils dressés sur les côtés
comme le pétiole, mais moins abondants; ils manquent presque to-
talement sur le dessus des quatre segments suivants,ce qui la distingue
des variétés sudanicus Sants. et hirsutus Sants. Chez pulliceps la pilo-
sité de l'abdomen est plutót comme chez le type mais la tête plus
foncée, presque noire.
Soudan égyptien : Haut Nil bleu, Roselees (C. Alluaud).— Soudan
français : Région de Zender, Bebeye (Dr. R. Gaillard). — Côte
d'Ivoire : Dimbroko (Le Moult). — Congo belge : Kasai, Kondué,
(E. Luja); Léopoldville (Dr. Mouchet) (Mus. de Tervueren).
23. — Dorylus (Anomma) titan n. sp.
[[worker]]. Long : 3 à 13,5 - 14 mm. Voisin de D. (A) opacus FOR. et de D.
(A.) Emeryi Mayr.
[[soldier]]. D'un rouge vineux foncé. Tête noire. Dessus du thorax (sauf
la suture et le bout de l'épinotum) et le milieu des segments du gastre
rembrunis. Le bord latéral de ces derniers plus roussâtre. Le corps
— 272 —
et les appendices ont la même sculpture que chez Emeryi, mais avec
le dessus du promésonotum et du gastre submat. La tête est mate
mais avec un reflet soyeux qui manque chez opacus tandis qu'elle est
en grande partie luisante chez Emeryi. Le fond de la dense sculpture
réticulée ponctuée de la tête est bien plus luisant que chez opacus.
Pilosité dressée plus rare dessus le corps que chez cette dernière
espèce.
Tête rectangulaire; longue de 4,1 et large de 3,7 mm, à peine plus
large devant que derrière, les côtés plus ou moins droits avec quelques
ondulations irrégulières; elle est moins arquée que chez opacus, sur-
tout aux angles postérieurs. Le bord occipital plus large, moins étroi-
tement et un peu moins profondément échancré. Le sillon frontal
bien apparent sur le vertex (presque effacé chez opacus) se poursuit
sur la face occipitale sous forme de ligne très luisante et lisse. Les
arêtes frontales un peu plus accentuées ont le fond de leur intervalle
luisant. Les mandibules, luisantes, presque lisses, avec de très fines
strioles et quelques points espacés, sont bien plus longues, étroites
et arquées que chez opacus, sans trace de dent préapicale, la basale
plus réduite. Elles ressemblent plutôt à celles de arcens quoique un
peu plus courtes. Scape et surtout articles du funicule plus longs que
chez Emeryi, et à plus forte raison que chez opacus. Thorax aussi
robuste et un peu plus long. Pétiole à peine plus long que large, ar-
rondi derrière comme chez opacus mais plus large, laissant voir de
dessus les stomates saillants au quart antérieur des côtés. Au dessous
de l'article un lobe denté en arrière comm; chez Emeryi. Gastre plus
grand. Pattes plus longues, le tibia postérieur à 3,7 mm (3,1 mm. chez
opacus).
"[[worker]], (11 mm.). Devant de la tête plus rougeâtre, funicules plus rous-
sâtres. Tête longue de 2,8 mm., large devant de 2,5 mm, plus rétrécie
derrière où les angles font légèrement saillie en dehors et sont presque
aussi prolongés que chez Emeryi mais plus mousses. Vu de front, le
bord postérieur est peu concave, mais le bord cervical l'est très pro-
fondément. Mandibules presque aussi longues que la tête, plus
étroites que chez le [[soldier]] et sans dent préapicalé, la basale plus longue.
'[[worker]]. (8 à 9 mm.). Mandibules comme chez la [[worker]], mais la tête plus
courte, les angles postérieurs ne font plus si nettement saillie en
dehors.
- 273 -
[[worker]], (media, 6 à 7 mm.). Tête longue de 2 mm.., large devant de 1,7 mm.
La dent préapicale développée; oblique, légèrement plus rapprochée
de l'apicale que de la basale et de grandeur presque égale, le bord
interne de leur deuxième intervalle finement denticulé. Les pattes
plus roussâtres.
[[worker]]'. (4 à 5 mm.). Roussâtre, la tête rouge sombre avec le vertex plus
brunâtre. Elle est plus luisante bien que très distinctement ponctuée.
Vu de face le bord postérieur à peine échancré fait un angle presque
droit avec les côtés. Echancrure occipitale angulaire avec les angles
prolongés en bas. Le devant de la tête plus large. Les articles du funi-
cule un peu plus longs que chez Emeryi v. Pulsi For. de même taille.
La pubescence devient partout apparente.
[[worker]]". (3 mm.). Roussâtre, pattes et gastre jaune roussâtre, assez lui-
sante. Vus de front, les angles postérieurs paraissent arrondis; vus
de derrière, ils sont encore un peu prolongés et anguleux. Tête moins
rétrécie derrière que chez opacus. L'avant dernier article du funicule
plutôt plus long qu'épais (plus court qu'épais chez opacus).
Congo belge : Kasai, Kondué (E. Luja) (Mus. Tervueren).
Cette belle Fourmi se place à côté de opacus et Emeryi que je consi-
dère comme espèces distinctes.
24. — Dorylus (Anomma) Emeryi Mayr, var. Pulsi For. (D. A.
emeryi Santschi, Bol. Lab. Zool. Gen. Agrar. Portici, VIII, p. 333,
1914).
L'examen comparatif du [[soldier]] type du Cameroun (Conrad) avec les
exemplaires d'Abury, me fait constater que ces derniers doivent être
rapportés à la variété Pulsi Forel.
[[soldier]] (Non décrit). Long : 11 à 11,5 mm, Sculpture et couleur comme
chez Emeryi, les parties lisses de la tête aussi étendues, l'abdomen un
peu plus mat et plus pileux, Les angles postérieurs de la tête presque
aussi prolongés. Les mandibules sont un peu étroites et n'ont presque
pas trace de dent préapicale alors qu'elle est encore présente chez
le [[soldier]]. de Emeryi plus grand. Articles du funicule plus minces. Le pétiole
est nettement plus étroit que chez Emeryi ainsi que l'abdomen.
[[worker]]' et [[worker]]". Les [[worker]] de 3 mm. sont encore souvent d'un brun roussâtre.
- 274 -
La [[worker]]" ne dépasse pas 2,2 mm. Elle est jaune roussâtre, luisante, ses
antennes ont 11 articles.
Côte d'Or : Abury (Silvestri). Le type décrit par Forel est aussi
de l'Afrique occidentale.
25. — Dorylus (Anomma) Kohli Wasm. var. militaris n. var.
o. Long : 2,7 à 12 mm.
[[soldier]]. (11 à 12 mm). Tête noirâtre ou rouge sombre, l'occiput toujours
plus foncé; joues et thorax d'un rougeâtre plus clair, le dessus du
promésonotum plus brunâtre. Pattes et abdomen brun jaunâtre plus
ou moins dilué. Tête submate, sauf un large espace au vertex s'éten-
dant aux angles postérieurs et sur une bande frontale lisse et luisante.
Thorax submat, le dessus moins sculpté, pétiole mat. Reste de l'ab-
domen et appendices luisants, sculpture comme chez congolensis
plus fine que chez Kohli, les points épars plus effacés; pilosité comme
chez congolensis. Tête rectangulaire, plus longue que large (3,5 à 3 mm).
plus étroite que chez congolensis et même que chez Emeryi, les côtés
parallèles dans ses 3/4 antérieurs, le quart restant un peu moins
rentrant que chez congolensis, pour former un lobe moins arrondi que
chez congolensis, mais bien moins conique que chez Emeryi, La tête
est en outre moins convexe du front au vertex que chez congolensis.
Mandibules plus étroites, plus arquées et plus longues que chez cette
dernière forme. Thorax plus étroit (1,4 mm. au milieu de 1,6 mm au
pronotum). Pétiole aussi long que large derrière où il est moins
élargi que chez congolensis, le gastre aussi plus étroit.
"[[worker]], (10 à 11 mm.). Légèrement plus étroite, mandibules un peu
plus courtes et épaisses. Parties luisantes de la tête plus réduites que
chez le [[soldier]].
'[[worker]]. (9 à 9,5 mm.). Comme la "[[worker]] mais la tête moins allongée, plus
faiblement échancrée derrière.
[[worker]]. (7 à 8 mm.). La tête est plus petite, moins rétrécie et échancrée
derrière que chez congolensis de même taille. Légèrement plus mate,
Pétiole un peu plus court. L'intervalle entre la dent basale et la ter-
minale devient finement denticulé, la dent préapicale commence à
apparaître comme un denticulé plus distinct.
- 275 -
[[worker]]'. (5 mm.). Tête plus ou moins roux brunâtre, les mandibules
brunâtres, le reste roussâtre. Toutes les dents sont presque aussi
développées que chez Emeryi, de même taille mais plus étroites et
lisses.
[[worker]]". Ne diffère de congolensis que par sa couleur un peu plus terne,
la tête aussi roussâtre que le reste et plus large que chez Emeryi.
Congo belge : Yambata et Avakubi (De Giorgi) (Mus. Tervueren).
Se place à côté de congolensis par sa grande taille, D. (A) Kohli et ses
autres variétés ne dépassant guère 8 à 9 mm. (1).
Kasensero (Dr. Bequaert, 17-VII-1914) (Mus. Tervueren). Le
plus grand exemplaire de cette série atteint 10 m. Du reste pareil
au type.
26. — Dorylus (Anomma) nigricans Ill. v. terrificus n. v.
[[soldier]]. Long: 13 mm. (15 avec les mandibules). D'un rouge brunâtre,
thorax plus violacé, avec le dos plus obscur, la tête, moins ses appen-
dices, noir brunâtre, le dessus noir. Celle-ci est lisse et luisante
sauf son plan antérieur qui, comme le thorax, est submat, densèment
et finement ponctué; le reste de l'insecte lisse et luisant. Dessus du
corps glabre, seuls quelques poils en dessous et au bout du gastre
ainsi qu'à l'épistome. La pubescence abonde sur les tarses et les funi-
cules, plus clairsemée sur le reste des pattes, rare ou absente ailleurs.
Tête robuste, trapèzoidale, presque aussi large devant que longue
(4,2-4,3 mm.); les côtés beaucoup plus convexes que chez arcens
Westw. et surtout que chez Burmeisteri Shuck. Le bord postérieur
relativement étroit (2 mm. d'un angle à l'autre) et plus échancré que
chez arcens. Les articles du funicule nettement plus longs que chez
Burmeisteri. Mandibules comme chez arcens mais plus robustes et
plus épaisses, avec la dent basale aussi petite ou même plus petite.
Thorax comme chez arcens. Pétiole un peu plus long et plus large
derrière, à peu près comme chez Burmeisteri.
"[[worker]], (ii mm. sans les mandibules). Celles-ci diffèrent des Bur-
meisteri de même taille par leur dent basale plus petite et par la pré-
sence de denticules le long du bord interne de l'intervalle de cette
(1) D'après des exemplaires types reçus du R. P. Wassmann et revisés par lui-même.
— 276 —
dent à l'apicale. Cette partie de la mandibule est du reste plus large
et plus déprimée chez terrificus. La tête est plus large que chez Bur-
meisteri. Le pétiole plus étroit derrière que chez cette dernière, et
moins luisant que chez le [[soldier]].
'[[worker]]. (8 à 9 mm.). Tête plus large et plus convexe latéralement que
chez Burmeisteri et arcens de même taille. La dent préapicale dévelop-
pée comme chez cette dernière,mais l'intervalle denté qui la sépare de
la basale plus rectiligne, la mandibule étant plus large et déprimée.
[[worker]]'. (5 mm.). Tête plus brusquement et fortement rétrécie derrière
que chez Burmeisteri et arcens; les côtés plus convexes. La sculpture
un peu moins luisante que chez le [[soldier]].
Congo belge : Kasai, Kondué (E. Luja) (Mus Tervueren).
Doit se placer à côté de Burmeisteri dont elle diffère surtout par sa
robustesse.
27. — Dorylus (Typhlopone) fulvus West. st. dentifrons Wasm.
Cette race est remarquable par la grandeur que peuvent atteindre
ses "[[worker]]. WASMANN indique 14 mm.: j'ai sous les yeux des exemplaires qui
atteignent 15 mm. La couleur est presque aussi sombre que chez la
var. obscurior Sants., mais la tête de cette dernière est bien plus
étroite et les côtés plus parallèles. L'ouvrière media-minor de denti-
frons est jaune comme la var. stramineus Stitz, laquelle se distingue de
dentifrons par la couleur jaune paille des "[[worker]].
Une "[[worker]] est munie d'un ocelle médian atrophié au fond d'une simple
fossette, chez un autre exemplaire la fossette existe sans trace d'ocelle.
Cette fossette disparait déjà chez les [[worker]] de 13 mm.
Congo belge : Kasai, Kondué (E. Luja). Nombreuses [[worker]] (Types).
Stanleyville à Kilo (L. Burgeon).
28. — Dorylus (Alaopone) atriceps Shuck.
Gabon : Sam kito (Faure). — Frontière Congo-Cameroun, Région
du N' ten (cap. Cottes 1907), Museum de Paris. Ces exemplaires se
rapportent à la description donnée par Mr. Emery (Die Gattung
Dorylus 1895), basée sur un exemplaire du Gabon. J'ai quelques
doutes que ce soit le vrai atriceps de Schuckard et soupconne plu-
tôt la forme suivante.
- 277 -
29. — Dorylus (Alaopone) aethiopicus Em. [[male]].
Cette espèce (ou race de atriceps selon Emery) a une aire géogra-
phique très étendue, Emery la signale de l'Erythrée (Beccari). Je l'ai
trouvée à Kairouan (Tunisie) avec les [[worker]]. Je l'ai reçue en outre de
la Guinée française, région de Kourousse (H. Pobeguin 1901). —
Côte d'Ivoire : Dimbroko (Le Moult). Soudan français : région
de Zender (Dr. R. Gaillard).
30. — Pheidole dea Sants. (Ann. Soc. Ent. Belgique, LXI, p. 115
(1921).
L'épistome est lisse et non l'épinotum comme le fait supposer une
erreur typographique.
31. — Melissotarsus major Sants.
[[queen]]. (Non décrite) Long : 3,6 mm. Noire; pattes et épistome brunâtre;
Mandibules, antennes et tarses d'un jaune plus ou moins clair. Sculp-
ture et pilosité comme chez la [[worker]]. La tête est plus grande et plus large
que chez M. Weissi Sants., plus carrée. La dent terminale des mandi-
bules plus longue. Thorax plus robuste. Postpétiole un peu plus
étroit.
[[male]]. Long : 2,6 mm. Noir; appendices roux brunâtre clair. Ailes
légèrement enfumées avec les nervures d'un brun clair. Pilosité fine,
clairsemée. Tête ridée en long. Dos du thorax, moins le devant du
pronotum et du mésonotum, finement strié en long. Le reste lisse
et luisant. Le postpétiole est largement articulé avec le gastre comme
chez les [[worker]] et [[queen]].Pour le reste comme la description de M. Beccarii Em.
par G. Arnold.
[[worker]]. Varie assez de taille ainsi que de couleur. Cette dernière va du
brun noirâtre au roux, mais la coloration de beaucoup la plus fré-
quente est celle indiquée dans la description originale du type. Le
gastre plus clair.
Congo belge : Kamaiembi, près Luebo (Dr. Schouteden, 22-IX.
1921) 5 [[queen]], 2 [[male]], 29 [[worker]], toutes les [[queen]] aptères. — Au Musée du Congo à
Tervueren.
- 278 -
33. — Diplomorium saharensis n. sp.
[[queen]]. Long : 9 mm. Tête et thorax d'un jaune brunâtre, vertex un peu
rembruni, abdomen et appendices d'un jaune mielleux clair. Luisante,
lisse avec de gros points épars irrégulièrement confluents sur la
moitié postérieure de la tête; métapleure finement striée. Une fine
pilosité dressée, médiocrement longue, abonde assez sur et sous la
tête et le thorax; plus clairsemée sur l'abdomen, elle manque sur les
appendices qui sont seulement pubescents.
Tête un peu plus longue que large, à peine plus étroite devant
qu'aux angles postérieurs qui sont arrondis. Le bord postérieur fai-
blement échancré; la face occipitale concave. Les côtés assez convexes
avec des yeux qui en occupent les deux quarts médians. L'intervalle
entre l'ocelle antérieur et les latéraux à peine plus grand que le dia-
mètre de ces derniers. Sillon frontal large et profond, comprenant
l'ocelle médian et l'aire frontale, celle-ci faisant une saillie convexe,
Lobes frontaux anguleux, arrondis au sommet. Epistome convexe
avec une impression transversale plus ou moins indiquée au devant
des arêtes frontales. Mandibules lisses avec de gros points, armées
de trois fortes dents devant et d'un denticule marquant l'angle
interne du bord terminal lequel est très oblique. Antennes de
11 articles, les 2 à 5 du funicule plus épais que longs, les autres
aussi long que l'ensemble des deux précédents qui sont du reste
subégaux. Le profil du thorax est comme chez D. Lujae For. mais
plus bas, plus allongé, surtout l'épinotum dont la face basale est
longue comme la moitié de la hauteur de la déclive. Pétiole plus allon-
gé que chez Lujae, le sommet à peine plus anguleux avec une très faible
impression. Le plan antérieur concave. Postpétiole deux fois plus
large derrière que long, ses côtés s'unissent avec le bord antérieur
pour former une portion de cercle. Gastre étroit et allongé comme chez
les [[queen]] de Solenopsis. Ailes hyalines, à nervures très pâles, disposées
comme chez D. Lujae, l'antérieure longue de 8 mm., pattes courtes
et robustes.
[[male]]. Long : 5,5 mm à 6 mm. Brun jaunâtre, tête noirâtre. Ailes comme
chez la [[queen]]. Lisse avec de fines stries sur la tête et la métapleure. Pilo-
sité du thorax moins riche que chez la [[queen]]. Tête distinctement plus large
que longue en raison des yeux très convexes qui en occupent les
- 279 -
3/4 antérieurs des côtés) le quart restant assez distinct du bord posté-
rieur bien que l'angle soit très arrondi. Lobes frontaux plus petits
que chez la [[queen]]. Mandibules étroites, élargies vers le bout (on ns peut
voir les dents, engluées, sur l'unique exemplaire). Scape 2 1/2 fois
long comme épais, atteignant à peine l'ocelle médian. Article suivant
bien plus large que long. Le deuxième du funicule un peu plus court
que le scape, les suivants encore plus courts et subégaux sauf le
dernier qui est au contraire un peu plus long que le scape. Thorax
comme chez la [[queen]], Le sommet du pétiole plus allongé, du reste sem-
blable.
Sahara central : Bilma (Dr. Noël) IX-XI 1913, coll, J. Chatenay,
3 [[queen]] et 1 [[male]], au Musée de Paris).
33. — Diplomorium (Bondroitia) Lujae For.
Congo belge : Kasai, Kondué [[queen]], [[male]], [[worker]], retrouvés par E. Luja).
Luluabourg (P. Callewaert), [[queen]]. (Mus. Tervueren).
34. — Aeromyrma ugandana n. sp.
[[queen]]. Long : 1,5 mm. Jaune brunâtre terne, tête d'un brun plus
foncé, appendices et extrémité du gastre jaune. Luisante, lisse. Méso-
pleure, épinotum et côtés du pédoncule très finement réticulés, sub-
mats. Quelques poils dressés, fins. Pubescence plus abondante, un peu
oblique.
Tête environ un sixième plus longue que large, ses côtés assez
convexes, son bord postérieur presque droit. Yeux très petits, d'une
ou deux facettes, situés au tiers antérieur des côtés. Sillon frontal
faible et très court. Aire frontale distincte mais petite. Epistome lisse,
convexe, à bord antérieur faiblement arqué au milieu. Mandibules
lisses, de cinq dents. Le scape dépasse à peine le quart postérieur de
la tête, sa moitié distale est bien plus épaisse que l'autre, laquelle est
en outre arquée. Articles 2 à 5 du funicule un tiers plus épais que
longs. Le dernier article de la massue presque quatre fois plus long
que le précédent. Promésonotum comme chez A. Traegaordhi Sants.
mais plus convexe. Profil de l'épinotum faiblement anguleux. La face
basale aussi large derrière que longue, un peu convexe sur le profil
et d'un quart plus longue que la déclive. Celle ci descend en pente
- 28o -
très douce et ses bords nets ne sont spongieux que vers l'angle in-
férieur. Nœud du pétiole arrondi comme chez Traegaordhi mais un
peu plus bas et avec un pédicule antérieur beaucoup plus long, un
peu plus long que le nœud, concave dessus, convexe dessous. Post-
pétiole environ deux tiers ou double plus large que long et que le
pétiole, ses côtés arrondis.
Voisin de A. Traegaordhi Sants. mais plus robuste, plus foncé, la
tête plus large.
Uganda : Kampala (H. Hargreaves, 3 [[worker]] reçues de Mr. G. Arnold).
35. — Monomorium (Xeromyrmex) viator n. sp. (fig. 3).
[[worker]]. Long: 3,3 à 3,5 mm. D'un jaune un peu roussâtre; tête et dessus
des nœuds du pédoncule rouge brunâtre; gastre noir brunâtre avec
les segments bordés de jaune. Mat où submat, (un peu moins mat que
chez subopacum Sm.) et réticulé ponctué comme chez ce dernier.
Fig. 3. — Monomorium viator SANTS. [[worker]] — Tête vue de face ; thorax
et pédoncule vus de profil.
Le devant de la tête plus nettement striolé en long. Gastre et appen-
dices lisses et luisants. Quelques poils jaunes, pointus, obliques et
espacés sur l'abdomen et la bouche, absents ailleurs. Appendices
pubescents.
Tête un quart plus longue que large (plus longue que chez Salo-
monis), à peine plus étroite devant que derrière; les bords légèrement
convexes avec de grands yeux occupant tout le tiers moyen des côtés
(plus petits chez Salomonis). Sillon frontal court. Aire frontale indis-
tincte et striée. Carènes de l'épistome un peu plus longues et plus
rapprochées que chez Salomonis. Le scape dépasse de deux fois son
épaisseur le bord postérieur de la tête. Tous les articles du funicule
- 281 -
plus longs qu'épais; ceux de la massue plus allongés que chez Salomo-
nis. Le profil du thorax ressemble à celui de M. subopacum Sm., mais
plus allongé. Le dessus du promésonotum et de l'épinotum dessinent
deux lignes presque droites. La face basale imprimée en long, élargie
derrière, est près de deux fois plus longue que la déclive; elles forment
ensemble un angle net. Les deux noeuds ont le même profil que chez
subopacum, mais le postpétiole est relativement moins large, à peine
plus large que le pétiole. Pattes plus longues que chez subopacum.
[[male]]. Long : 6,5 mm, Noir; trochanters, extrémité des fémurs, tibias
et tarses jaune blanchâtre; antennes brunes. Ailes pâles. Densèment
ponctué, mat; devant de la tête ridé rugueux. Gastre luisant et lisse.
Pilosité roussâtre plus abondante sur le thorax que sur le gastre.
Plus robuste que Salomonis, antennes plus longues. Epinotum nette-
ment anguleux, ses deux faces subégales. Postpétiole pas plus large
que la pétiole. Gastre allongé, à côtés parallèles.
Sud ouest africain : Namsen 22-XII 1915 (R. W, E. Tucker coll.,
G. Arnold leg.).
36.— Monomorium (Xeromyrmex) Salomonis L. st. subopacum
Sm, v. liberta Sants. 1921.
= M. X. salomonis L. st. subopacum Sm. v. clavaui Em. 1922
(Genera Insectorum, Hymenoptera p. 178).
= M. X. salomonis L, st, subopacum Sm. v. santschiellum Wheeler
1922 (Ants of the Belgian Congo, p. 872).
37, — Monomorium (Parholcomyrmex) epinotale n. sp.
[[worker]]. Long : 1,7 à 2,6 mm. Thorax et pédoncule variant du brun rouge
au brun noir, plus foncés chez les petits individus. Tête et face basale
de l'épinotum jaune roussâtre, parfois l'occiput et en général tout le
thorax noirâtre chez les ouvrières minor. Pattes et gastre jaune pâle.
Luisante, lisse avec de fines stries sur les joues, les fosses antennaires,
et, chez le [[worker]]" Mésopleure et, chez la "[[worker]] l'épinotum, surtout la face
basale, réticulé et submat. Pilosité dressée plus longue et plus abon-
dante sur l'abdomen que chez M. gracillimum Sm.
Tête un peu plus courte que chez cette espèce, ses côtés parallèles,
son bord postérieur échancré au milieu. Yeux de moitié plus petits
- 282 -
que chez gracillimum et placés au tiers antérieur des côtés. Sillon et
aire frontaux nuls. Epistome convexe entre les arêtes frontales, ses
carènes mousses et peu élevées, son bord antérieur faiblement échan-
cré au milieu. Mandibules striées, de quatre dents, Le scape est distant
du bord postérieur de la tête d'environ 1 1/2 fois son épaisseur. Ar-
ticles 2 à 7 du funicule à peine plus longs qu'épais, les deux premiers
de la massue un quart plus longs qu'épais, la massue bien plus courte
que chez gracillimum. Profil du thorax comme chez cette dernière.
Face basale de l'épinotum rectangulaire, les côtés un peu arqués,
le dessus plat mais devenant un peu concave entre les angles postérieurs
qui sont mousses. Pédoncule comme chez gracillimum, le pédicule
antérieur du pétiole un peu plus court.
Congo belge : Luluabourg (P. Callewaert), 16-I-1912, dans une
termitière) (Mus. Tervueren).
38. — Monomorium (Parholcomyrmex) australe Em. st. Havi-
landi For.
Province du Cap : Willowmore (Dr. H, Brauns). Ponctuation
de la tête un peu plus fine que chez le type.
39. — Calyptomyrmex piripilis n. sp.
[[worker]]. Long. 3,4 mm. Très voisine d'aspect et de couleur de C. num-
muliticus Sants.; dont elle diffère comme suit : La tête et le thorax
sont plus distinctement striés ridés en long. Les poils, quoique très
renflés, sont piriformes (et non circulaires comme chez nummuliticus).
La tête est moins large derrière, le thorax aussi plus étroit. La face
basale de l'épinotum plus transversalement concave et plus forte-
ment bordée, finement granulée, rugueuse (très grossièrement ridée
rugueuse chez nummuliticus). Le pétiole un peu plus haut que le
postpétiole et plus arrondi, un peu plus court que chez nummuli-
ticus. Le postpétiole le double plus large que long,donc bien plus court
que chez cette dernière espèce.
Congo belge : Manyema, Niemba — Tengo (Dr. Gérard, 1 [[worker]] au
Musée du Congo, à Tervueren).
- 283 -
40. — Atopomyrmex Mocquerysi André.
Congo belge : Kunungu, 9-IV-1921; Tondu (Dr. H. Schoute-
den) (Mus. Tervueren).
41. — Atopomyrmex Mocquerysi André v. australis Sants.
Wheeler, dans son grand ouvrage « Ants of the Belgian Congo »,
confond cette variété avec le type. Elle en est cependant bien distincte,
ainsi que je l'ai indiqué dans la description originale.
42. — Atopomyrmex Mocquerysi André v. obscura n. var.
[[worker]]. Long : '[[worker]], 5, 8 mm. [[worker]]" 4,5 mm. D'un brun rougeâtre foncé,
abdomen et appendices noirs ou noir brunâtre, le devant de la tête
rouge sombre. Sculpture comme chez le type, l'occiput un peu plus
grossièrement ridé. Le pétiole plus étroit, plus long que large. Du
reste plus svelte.
Côte d'Ivoire : Jacqueville (Lohier) type; Cotonou (Silvestri).
43. — Atopomyrmex Mocquerysi André v. Arnoldi n. var.
= A. mocquerysi André v. curvispina Arnold, Annals South African
Mus., XIV, p. 191 (1916), non Forel 1911 (v. curvispina For.
= A. cryptoceroides Em).
Cette variété, longuement décrite par Arnold, ressemble beaucoup
à la précédente par sa couleur. Elle en diffère par son pétiole plus
large, aus i large que long. Les épines épinotales plus écartées mais
sans dilatation basale, celle-ci caractérisant l´ A. cryptoceroides Em.
Congo belge : Eala (Mayné), type (Mus. Tervueren). Rhodésia :
Sipopoma, Malindi et Victoria Fall. (Arnold). Zululand (TRäGARDH).
44. — Atopomyrmex Mocquerysi André st. opaca n. st.
"[[worker]]. Long: 8,5 mm. Rouge; angles de la tête et du pronotum plus
clairs. Abdomen brun rouge. Antennes et pattes jaune rougeâtre. Mat,
appendices luisants. Rides de la tête un peu plus fortes que chez le
type, atteignant le bord occipital;les interrides très finement ponctués
et mats (réticulés avec de gros points et luisants chez le type, où les
rides n'atteignent pas le bord occipital). Tout le dessus et les côtés
- 284 -
du gastre opaques. Scape plus épais, articles 3 à 8 du funicule plus
larges que longs. Bord du pronotum plus mousse. Mésonotum dis-
tinctement plus large que long (aussi long ou plus long que large chez
le type). Epines plus courtes et plus épaisses,un peu plus courtes que
l'intervalle de leur base, un peu divergentes, assez relevées et presque
droites. Nœud du pédicule aussi large que long avec ses épines plus
courtes et plus larges, que chez le type. Le postpétiole le double plus
large qui long.
'[[worker]]. Les rides sont moins nettes sur les angles postérieurs de la tête
où le fond de leur sculpture reste finement réticulé avec de gros points
et mat (lisse, luisante avec de gros points chez le type). Postpétiole
plus court que chez la "[[worker]], du reste semblable.
"[[worker]] Aussi mate que la [[worker]]". La couleur roux brunâtre des appendices
s'étend sur le vertex; le thorax reste clair. Les épines sont plus courtes
que chez la [[worker]]" type. Le pronotum plus plan. Pour le reste comme
chez la "[[worker]].
Angola : Rivière Cubia,entre Combo et Cubra (de Rohan-Chabot).
45. — Tetramorium perlongum n. sp,
[[worker]]. Long : 4,1 mm. Noir; appendices brun foncé; mandibules, col,
épines, pédicule du pétiole et tarses jaune brunâtre. Luisant. Tête
et thorax grossièrement et irrégulièrement ridés réticulés rugueux, Cette
sculpture s'atténue sensiblement sur le dos du thorax. Pédoncule très
finement ponctué, submat. Epistome et gastre lisses et luisants.
Pilosité roussâtre, assez longue, obtuse et espacée sur le corps. Ap-
pendices pubescents.
Tête près d'un tiers plus longue que large,aussi étroite devant que
derrière, les côtés assez convexes, le bord postérieur concave avec les
angles postérieurs aigus. Les yeux très convexe, sont placés un peu
en avant du milieu des côtés. Les arêtes frontales, parallèles, sont pro-
longées jusqu'au quart postérieur par une grosse ride irrégulière.
Une ride semblable, un peu plus courte, remplace le sillon frontal.
Lobes frontaux bien développés. L'épistome a une légère ride mé-
diane tenant lieu de carène,ses côtés formant de grands lobes arrondis
circonscrivant les fosses antennaires. Le scape dépasse de plus d'un
tiers le bord postérieur de la tête. Tous les articles du funicule sont
- 385 -
au moins trois fois plus longs qu'épais, sauf l'avant dernier qui est
2 1/2 fois aussi long que large. Mandibules finement striées, submates,
de 7 à 8 dents. Thorax plus étroit que la tête. Pronotum et mésonotum
arrondis, non bordés, à profil moyennement convexes. Le mésonotum
est un peu étranglé et assez enfoncé devant l'épinotum. La face basale
de celui-ci est bordée, plus étroite devant, concave entre les épines
et aussi longue que la déclive. Epines fines, aiguës, rectilignes, peu
écartées et aussi longues que la face basale. Nœud du pétiole aussi
long que son pédicule; vu de dessus il parait ovale, un peu plus large
derrière et aussi long que le postpetiole. Celui-ci est plus haut que
long et un peu plus long que large, ses côtés arrondis avec leur plus
grande largeur au tiers postérieur. Gastre court. Pattes longues.
Angola : Benguela, Capelongo-Domgo, 1 [[worker]] au Museum de Paris
(Mission de Rohan-Chabot.)
46. — Tetramorium (Decamorium) decem For. st. uelensis
n. st.
[[worker]]. Diffère du type par le thorax entièrement et fortement strié
dessus avec de gros points. L'intervalle des arêtes frontales est aussi
entièrement strié, mais finement. L'occiput plus densèment ponctué,
chaque point est plus rapproché de son voisin que son diamètre.
(plus éloigné chez le type).
[[queen]]. Diffère par les mêmes caractères que la [[worker]], le mésonotum densè-
ment strié et submat.
Congo belge : Uelé, Vankerkhovenville (Degreef) (Mus. Ter-
vueren).
47. — Macromischoides aculeatus Mayr v. melanogyne n.
Diffère du type par la [[queen]] qui est plus grande (long : 5,6 mm., et
seulement 5 mm. chez le type) d'un noir brunâtre, avec le gastre
brun rougeâtre (d'un jaune brunâtre avec la moitié postérieure du
gastre brun chez aculeatus). L'ouvrière est, au contraire, plus petite
et plus uniformément jaune brunâtre (chez le type et la var. Wasmanni
For. le gastre est beaucoup plus clair que le thorax) elle est moins
- 286 -
pâle que la v. rubroflava For. Le bord postérieur de la tête plus net,
moins arrondi.
Congo français : Brazzaville (A. Weiss).
48. — Pristomyrmex orbiceps Sants, (1916).
= Xiphomyrmex orbiceps Sants. (1914).
49. — Pristomyrmex fossulatus (For.) Sants. (1916).
= Xiphomyrmex fossulatus For. (1918).
J'avais déjà signalé cette mutation dans le Bull. Soc. Ent. France p. 51
(1916) mais cela avait échappé à Mr. Emery dans ses « Myrmicinae »
du Genera Insectorum et dans Wheeler dans ses « Ants of Belgian
Congo ». Le genre Pristomyrmex n'était pas encore connu en Afrique.
50. — Strumigenys (Xephaloxys) Bequaerti n. sp.
[[worker]]. Long. 2,5 à 2,6 mm. Jaune roussâtre, gastre faiblement rembruni
au milieu. Réticulée, mate, le gastre luisant lisse avec quelques rides
à la base. De longs poils en massue sur le corps comme chez S. Esche-
rischi FoR.mais plus nombreux. Pubescence cocléaire de la tête jaune,
abondante, plus longue que chez Escherischi, plus courte que chez
Maynei For.
Tête plus longue et moins rétrécie devant que chez Escherischi For.,
très peu échancrée derrière, les côtés presque droits. Yeux assez
convexes, de 14 ommatidies environ, placés entre le tiers postérieur
et le milieu des côtés. Epistome presque aussi long que large, convexe,
à bord antérieur arqué. Arête frontale imprimée mais non très distincte.
Lobes frontaux plus grands et plus arrondis que chez Escherischi.
Mandibules plus courtes que chez cette espèce, seulement un peu
plus longues que l'épistome. Le scape atteint le bord postérieur de la
tête. Les articles 2 à 3 du funicule sont 2 à 2 1-2 fois plus longs qu'é-
pais (moins longs chez Escherischi). Pronotum bordé devant mais non
de côté, formant avec le mésonotum une courbe régulière sur le pro-
fil, non interrompue par la suture promésonotale qui n'est pas dis-
tincte. Face basale de l'épinotum bordée, le double plus longue que
large, sa moitié antérieure assez convexe, l'autre moitié plane, faisant
- 287 -
avec la face déclive un angle presque droit et subdenté. Face déclive
concave de droite à gauche, rectiligne de haut en bas, bordée mais
sans tissus spongieux, sauf au niveau de l'articulation. Pédicule du
pétiole presque le double plus long que le nœud, sans dents dessous
et avec très peu de tissus membraneux devant. Le nœud un peu
plus large que la face basale de l'épinotum, 1/3 à 1/2 fois plus large
que long. Postpétiole le double plus large que long et que l'article
précédent, bien plus grand que chez Escherischi et glanduscula Sants.
Monts Ruwenzori, 10 juillet 1914 (Dr. Bequaert) (Mus. Tervueren).
Voisine de glanduscula et de Lujae For... mais celles-ci ont la tête
beaucoup plus échancrée et le pétiole armé dessous.
51. — Strumigenys (Cephaloxys) Gerardi n. sp.
[[worker]]. Long. 2 mm. Jaune roussâtre, le milieu du gastre à peine rem-
bruni. Mate; densèment réticulée ponctuée; le gastre lisse avec la
base striée. Des poils dressés en massue sur l'abdomen, et simples
sur la tête. Pubescence assez étroitement clavée, jaunâtre, assez abon-
dante sur la tête, plus épaisse et formant frange au scape; plus finé
sur le thorax et les membres.
Tête cordiforme, un peu plus longue que large, les côtés un peu
plus convexes et le bord postérieur plus échancré que chez Str. Esche-
rischi For. plus large derrière que chez Maynei For. L'épistome un
peu plus convexe à son bord antérieur que chez cette dernière. Sa
frange a des poils moins clavés. Les mandibules dépassent nettement
en longueur l'espace qui sépare les yeux de leur base. Premier article
du funicule aussi long que le quatrième, le deuxième 1/2 à 2/3 plus
long qu'épais. Le troisième un peu plus long que le précédent, le
dernier est aussi long que le reste du funicule. Thorax arrondi, sans
carène médiane ni bordure latérale au promésonotum, comme chez
Maynei, mais plus robuste. La déclivité du mésonotum faible. Face
basale de l'épinotum rectangulaire, faiblement rétrécie devant, le
double plus longue que large et bordée. Sa surface subplane devant
devient concave entre les épines. Celles-ci sont redressées et aussi
longues que la moitié de l'intervalle de leur base. La face déclive con-
cave également bordée mais sans tissus spongieux sauf vers le bas.
Pétiole assez longuement pédiculé devant, à nœud arrondi au sommet
- 288 -
sur le profil, aussi large que la face basale. L'article n'a qu'un faible
prossessus allongé, un peu anguleux devant, dans la moitié antérieure
de son bord inférieur. Postpétiole des 2/3 environ plus large que
long, à côtés arrondis, ses jointures articulaires garnies de bandes
spongieuses bien moins développées que chez Maynéi,
Voisine de Lujae For. mais plus petite, sans dents sous le pétiole.
Facile à distinguer de S. Bequaerti par sa tête plus rétrécie devant.
Congo belge : Mongende (Dr. Schouteden) (Mus. Tervueren).
52. — Strumigenys (Cephaloxys) Maynei For.
Congo belge : Mongende (Dr. Schouteden) (Mus. Tervueren).
Forel écrit par erreur que cette espèce, n'a pas de membrane
à l'épinotum. Cela n'est pas exact, il existe une bande très nette de
chaque côté de la face déclive, tant sur un exemple type reçu de Mr.
Forel que sur les exemplaires récoltés par Mr. Schouteden. Il en
existe aussi trois grands lobes à la face inférieure du postpétiole.
53. — Strumigenys (Cephaloxys) calypso n. sp. (Fig. 4a).
[[worker]]. Long. 1,8 mm. Voisine de serrula Sants. D'un jaune roussâtre
ferrugineux. Densèment réticulée et mate. Mandibules et gastre lisses
Fig. 4. — a. Strumigenys calypso Sants.; — b. Strumigenys uelensis Sants.
c. Strumigenys serrula Sants. (tête de face) [[worker]].
et luisants avec quelques stries à la base de ce dernier. Pilosité dressée
fine, faiblement clavée sur le gastre, simple sur la tête,plus longue et
plus abondante que chez serrula. Pubescence pas très fournie ni très
clavée, formant frange au scape.
- 289 -
Tête, sans les mandibules, près du double plus longue que large
derrière, les côtés presque droits, le bord postérieur un peu concave
mais bien moins que le bord cervical. Le bord antérieur de l'épistome
arqué comme chez serrula. Bord denticulé des mandibules plus
long que l'épistome, comme chez serrula ou légèrement plus long.
Premier article du funicule un peu plus long que le quatrième,celui-ci
3 fois plus long qu'épais, le deuxième un peu plus épais que long,
le troisième aussi large que long, le dernier de l'antenne assez mince
et un peu plus long que le reste du funicule (chez serrula, les articles
1 et 4 du funicule sont subégaux, ce dernier 1 1/2 à 2 fois plus long
que large, les 2 et 3 un peu plus larges que longs). Pronotum faiblement
bordé devant et encore plus faiblement de côté, formant avec le mé-
sonotum une courbe médiocre séparée de l'épinotum par un sillon
un peu plus prononcé que chez serrula où il est d'ailleurs faible. Suture
promésonotale à peine indiquée. Face basale de l'épinotum environ
1/4 à 1/3 plus longue que large, les côtés peu ou pas bordés, et droits,
assez plane devant, concave entre les épines, à profil très faiblement
convexe devant, où il descend subitement dans le sillon. Les épines
sont aussi longues que l'intervalle de leur base, La face déclive, lé-
gèrement plus courte que la précédente, fortement concave de haut en
bas, est bordée d'une étroite membrane. Pétiole à pédicule plus long
que le nœud, droit, avec une étroite bande membraneuse dessous.
Le nœud en triangle arrondi dessus sur le profil. Postpétiole presque
le double plus large derrière que long, arrondi de côté et devant, tron-
qué derrière, le dessus aussi réticulé que le thorax. Les stries du
gastre atteignent le tiers de son premier article (bien plus courtes
chez serrula, dont le postpétiole est plus faiblement réticulé, presque
lisse, et de couleur jaune pâle).
Afrique Orientale ex-Allemande : Ouha (Meyer).
54. — Strumigenys (Cephaloxys) uelensis n. sp. (fig. 4 b.).
[[worker]]. Long. 1,7-1,8 mm. D'un jaune roussâtre. Le gastre un peu rem-
bruni. Réticulée et mate; les mandibules et le gastre lisses et luisants
avec des stries espacées à la base de celui-ci. Pilosité comme chez
calypso Sant.
Tête comme chez serrula Sants., un peu plus petite et le bord posté-
rieur un peu moins échancré que chez calypso. L'épistome triangulaire
— 290 —
plus court que large, a le bord antérieur droit. Mandibules un peu
plus courtes que chez calypso, leur bord denticulé plus long d'un
quart que l'épistome. Premier article du funicule très légèrement
plus long que le quatrième, ce dernier environ le double plus long
qu'épais. Les deuxième et troisième un peu plus épais que longs.
Le dernier de l'antenne aussi épais au milieu que la longueur des
articles trois et quatre réunis, et aussi long que le reste du funicule.
Thorax comme chez serrula, la face basale de l'épinotum aussi longue
que large, non bordée, sauf entre les épines où elle est concave. Epines
assez fines, longues comme la moitié de leur intervalle. La face déclive
bordée d'une membrane spongieuse plus distincte que chez serrula
et calypso .Pétiolé à pédicule aussi long que chez calypso, mais avec une
bande membraneuse étendue sur toute sa face inférieure; le nœud
plus arrondi au sommet. Postpétiole le double plus large que long, les
côtés arrondis, un peu plus finement réticulés que le thorax, avec pas-
sablement de tissus spongieux autour et surtout dessous.
Très voisine de serrula Sants. mais cette dernière a l'épistome con-
vexe devant, la couleur plus pâle. Peut être une simple race de serrula.
Congo belge : Haut Uelé, Watsa (L. Burgeon, nov. 1919) (Mus.
Tervueren).
55. — Camponotus (Myrmoturba) maculatus F. st. arnoldius
For. var. Georgei n. var.
= (C. M.) maculatus F. r. liengmei For. var. ß. Arnold, Ann. of
the South African Mus., XIV, p. 639 (1922), non melanocnemis Sants.
[[soldier]]. Long : 15 mm. Couleur comme chez melanocnemis mais sans
tache à la base du gastre et avec une petite tache roussâtre de chaque
côté de ses deux premiers segments et n'en touchant pas les bords.
Tibias et tarses plus foncés même que chez melanocnemis. Thorax
et surtout la tête mats, bien plus fortement réticulés ponctués que
chez cette dernière race, le gastre moins luisant, surtout devant. Plus
faiblement pileux, l'abdomen presque glabre.
Bien plus robuste que chez melanocnemis, mais moins que chez
probativus Sants. La tête est plus large, les côtés plus convexes que
chez melanocnemis, presque aussi large mais plus courte que chez
probativus, dont elle diffère à première vue par ses arêtes frontales
— 291 —
aussi rapprochées que chez melanocnemis, les yeux en sont un peu
plus écartés. Le clypeus plus large derrière. Thorax plus trapu que
chez melanocnemis; l'épinotum plus large; ses deux faces forment
ensemble un arc régulier qui continue celui du profil thoracique lequel
est aussi accentué devant que derrière. Métanotum distinct mais non
imprimé sur le profil comme c'est le cas chez probativus. Le gastre
plus grand et les tibias moins comprimés que chez melanocnemis,
leur face externe très convexe, et l'interne plate avec les bords en
arête.
Fig. 5. — Camponotus (Myrmoturba) maculatus F. st. arnoldius FOR.
var. Georgei Sants. [[worker]] : a. tête vue de face ; — b. thorax de profil ; —
c. épistome et mandibules de face. — Camponotus (Myrmoturba)
compressus F. st. probativus SANTS. [[worker]] : d. tête vue de face ; — e. thorax
de profil ; —- f. épistome et mandibules de face.
Rhodesia : Bulawayo (G, Arnold), 1 exemplaire reçu brisé en voy-
age et dont il manque antennes et écaille. Je l'avais autrefois déter-
miné sous le nom de melanocnemis. Arnold écrit que ses exemplaires
ont l'extrémité des femurs rembrunis; ce n'est pas le cas chez
celui-ci. Je le rapporte avec quelque doute à C. arnoldius For.
que je ne connais que par ses descriptions. Forel en fait une espèce
et Arnold une variété du probativus (ici sous le nom de C. lieng-
mei). Ce dernier auteur dit qu'il a l'épinotum anguleux et les tibias
prismatiques tandis que Forel indique un épinotum arrondi et les
— 292 —
tibias cylindriques. La var. Georgei est plus grande. C'est peut-être
une race distincte.
56. — Camponotus (Camponotus) cuneiscapus For.
Chez cette espèce, les macrochètes du clypeus sont insérés sur son
bord antérieur comme chez les Camponotus des autres sous-genres, sauf
dans le S. G. Myrmopsammus For. où ils sont insérés sur une crête
transversale située au tiers postérieur environ de l'épistome et le long
du bord interne des mandibules.
57. — Camponotus (Myrmoturba) radamae For. st. Becki
For. v. altior n. var.
"[[worker]]. Diffère de la race Becki par sa couleur, les funicules, hanches,
fémurs et écaille sont d'un roux testacé; le corps noir, et le reste des
appendices brun noirâtre. Chez la '[[worker]] les côtés du thorax sont un peu
tachés de roussâtre. Le tégument est encore plus mat que chez Becki;
les côtés du gastre restent luisants. Des piquants couchés, peu nom-
breux, aux tibias postérieurs. Le bord postérieur de la tête est trans-
versal chez la '[[worker]].
Madagascar : Monts Adrigintra, point culminant de l'île (J. Des-
carpentriesi
58. — Camponotus (Myrmamblys) ostiarius For.
L'épinotum est plus de deux fois plus long que large, et non le
contraire comme cela a été imprimé par erreur dans la description
originale (Bull. Soc. Vaud. S. N., 1914, p. 258).
59. — Camponotus (Dinomyrmex) Liengmei For. v. ugan-
densis n. Var.
[[worker]]" Long. 8 à 8,5 mm. Couleur comme chez la [[worker]]" du C. maculatus
F. st. melanocnemis Sants., dont c'est un mimétisme. Donc jaune
fauve avec la tête, les scapes, le dos du thorax, les tibias, les métatar-
ses et le gastre noir brunâtre. Même pilosité et sculpture que chez
melanocnemis. Le bord postérieur de la tête réduit au seul bord cer-
vical comme chez les autres Dinomyrmex, les bords latéraux derrière
- 293 -
les yeux un peu plus arqués que chez Liengmei et les yeux un peu plus
reculés. Thorax plus élancé, plus bas que chez melanocnemis (comme
chez Hansingi For.) l'écaillé plus basse, même que chez cette dernière
variété. Du reste comme chez cette dernière, plus petite que Liengmei.
Uganda : Kampala (H. Hargreaves).
Il est intéressant de constater que certains Dinomyrmex ont un
mimétisme frappant avec diverses races du maculatus. Ainsi, les
var. importunoides For., sexguttatus For., maculatoides For. (strangu-
latus Sants.) et immigrans Sants. imitent respectivement les Cam-
ponotus importunus For., probativus Sants., maculatus v. lividior
Sants. et brutus For. auprès desquels ils habitent. La raison biolo-
gique de ce mimétisme est encore à trouver.
60. — Phasmomyrmex Buchneri For.
Congo belge : Kamaiernbi, près Luebo (Dr. H. Schouteden) [[worker]].
(Mus. Tervueren).
61. — Phasmomyrmex (Myrmorhachis) paradoxus André.
Congo belge : Yambata (De Giorgi [[worker]] [[queen]]. II-III 1914; Kunungu,
3-IV-1921 et Irebu 30-XII 1920 (Dr. H. Schouteden). — Congo
français : Brazzaville (A. Weiss).
62. — Phasmomyrmex (Myrmorhachis) paradoxus Andr. v.
cupreus n. var.
o. Diffère du type par sa tête un peu plus étroite derrière, le méso-
notum plus court paraissant plus large, et par la pubescence du gastre
d'un jaune cuivreux (d'un jaune d'or plus clair chez le type).
Congo français : Brazzaville (A. Weiss).
63. — Polyrhachis (Pseudocyrtomyrma) lanuginosa Sants.
st. Conradti nom. nov.
= P. (P.) lanuginosa Sants. s. sp. santschi : Em. (Bull. Soc. Vaud.
S. N., vol. 54, p. 24, 1921; nom. praeoc. : non P. santschii Mann,
Bull. Mus. Comp. Zool. Harvard Coll., vol. 63, p. 375, 1919).
- 294 -
Polyrachis (Myrma) Bequaerti Wheeler.
[[queen]] (non décrite) Long. 6,5 mm. Couleur, pilosité comme chez la
.[[worker]]. Le pronotum rugueux, non strié. Les stries des mésonotum et
scutellum longitudinales et plus fortes que chez la [[worker]]. Métanotum en
bourrelet transversal, enfoncé, lisse, et luisant. Les stries de la face
basale de l'épinotum divergent en arrière et en dehors, celles de la
face déclive sont concentriques à concavité inférieure. Le gastre plus
luisant, pour le reste comme la [[worker]].
Congo belge : Kunungu 5-IV-1921 1 [[worker]] (type); Mayumbe, Makaia
Ntetê 11-30-III-1922; Kasai, Ngombe, 7-XI-1921, 1 [[worker]]. (Dr. Schou-
teden) (Mus. Tervueren).
64. — Polyrhachis (Myrma) decemdentate André v. fer-
nandensis For.
Congo belge : Eala, — Bikoro, — Kamaiembi (Luebo), — Kasai,
Ngombé, — Kai Bumba, — Kidada, Kitobola, (Dr. H. Schouteden);
La Moto-Madyu (L. Burgeon); Tshela (R. Mayné) (Mus. Tervueren).
Polyrhachis (Myrma) viscosa Sm. v. spretula n. var.
[[worker]], intermédiaire entre viscosa et nigrita Mayr par la longueur varia-
ble des épines médianes de l'écaillé qui sont plus longues que chez
viscosa et un peu moins que chez nigrita, et non recourbées en arrière.
La [[queen]] a les dents médianes plus rapprochées que chez viscosa et sim-
plement tuberculiformes, on y voit en outre un troisième tubercule
médian. Les épines du pronotum plus longues, la sculpture du dos
du thorax plus nettement ridée en long. La face basale de l'épinotum
un peu plus courte; plus étroite et un peu plus convexe.
Congo belge : Kasai, Dumbi, (Dr. H. Schoutèden), 6-X-1921.
[[worker]] [[queen]]. Kwamouth; '[[worker]]. (Mus. Tervueren). Ces dernières un peu plus
étroites. La P. nigrita Mayr ne parait être qu'une race de viscosa à
laquelle elle est reliée par des variétés intermédiaires.
65. — Polyrhachis (Myrma) rufipalpis Sants.
Congo belge : Basongo; Kunungu, (H.Schouteden); — Mayumbé,
Tshela (Mayné) [[worker]]. (Mus. Tervueren).
- 295 -
66. — Polyrhachis (Myrma) schistacea Mayr st. atrociliata
Sants.
Côte d'ivoire : Dimbroko (Le Moult). Ces exemplaires, comme
les types de Banzyville, Ubangui, ont la pilosité noire plus longue et
plus fournie que la variété suivante.
67. — Polyrhachis (Myrma) schistacea Mayr st. atrociliata
Sants. v, mediopilosa n. var.
La pilosité dressée est moins fournie et plus courte que chez le type,
cependant beaucoup plus longue que chez la var. benguelensis; en
outre, les fémurs qui sont abondamment pileux sur toute leur péri-
phérie chez le type, ne le sont que sur leur face inféro-interne dans
la nouvelle variété. La pubescence est généralement très abondante.
Congo belge : Irumu (Beouaert); Uelé, Poko (Lt. Floridon) (Mus.
Tervueren). — Monts Ruwenzori (Alluaud).
68. — Polyrhachis (Myrama) schistacea Mayr. st. atrociliata
Sants. v. benguelensis Sants.
Congo belge : Karemi (Dr. Bayer) (Mus. Tervueren).