Descriptions
de nouveaux Formicides africains
et notes diverses. — II (I)
par le
Dr. F. SANTSCHI.
(Kairouan, Tunisie).
(Date de publication : l-VI-1924.)
EXTRAIT
DE LA
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE
Publiée sous la direction du Dr H. SCHOUTEDEN (Tervueren).
VOL. XII, FASC. 2. - 1924.
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GAND
(Rev. Zool. Afr., XII, 2). (A paru le 1-VI-1924.)
Descriptions
de nouveaux Formicides africains
et notes diverses. ~ II (I).
par le
Dr. F. SANTSCHI.
(Kairouan, Tunisie).
69. — Prionopelta descarpentriesi n. sp.
[[worker]] Long : 1,8 mm. Jaune roussâtre, parfois roux brunâtre; la tête
un peu plus foncée, les appendices plus clairs. Luisante et ponctuée,
la tête plus densément et submate. Une pubescence courte, régu-
lière et assez relevée abonde partout. Seul quelques longs poils aux
deux bouts du corps.
Tête presque aussi longue que chez P. opaca Em., son bord posté-
rieur droit ou très peu concave. Les côtés à peine moins convexes
que chez opaca. Une fine ligne frontale glabre, mais pas de sillon
imprimé ou un très court. Yeux d'une facette, en arrière du milieu des
côtés de la tête. Bord antérieur de l'épistome un peu moins arqué que
chez opaca. Mandibules de 3 dents, l'apicale étroite et aussi longue
que le reste du bord terminal. Le scape à peine plus court et la massue
antennaire légèrement plus épaisse que chez opaca. L'avant dernier
article aussi long qu'épais. Le pronotum (avec son col) est aussi long
(1) Première partie : Rev. Zool. Afric., XI, pp. 259, 1933.
— 196 —
que le reste du dos du thorax. La face basale de l'épinotum, à peu près
carrée, est d'un quart plus longue que le mésonotum. Face déclive
aussi longue que la basale, nettement bordée et faisant un angle net
avec la précédente. Nœud du pétiole un quart plus haut que long
et la moitié plus large que long au sommet, l'article en entier aussi
long que large. Postpetiole un quart environ plus large que long, les
angles arrondis, les côtés droits.
Madagascar : Ikelivia (Descarpentries), 30 sept. 1923. 2 [[worker]] re-
çues avec les débris d'un nid de Pheidole megacephala F. — C'est
la première fois que ce genre est signalé dans cette île.
70. - Leptogenys trilobatus n. sp. (fig. 1).
[[worker]] Long : 5,5 mm. Noire; appendices et bout du gastre brun rou-
geâtres; le bout du dernier article de l'antenne et des mandibules
d'un roux plus clair. Tête mate, réticulée, rugueuse, avec des points
fossettes souvent confluents et circonscrits dans les rides; le fond plus
finement ponctué. Thorax et pétiole également couverts de points
Fig. 1. — Leptogenys trilobata n. sp. [[worker]]. — Tête; les mandibules
sont vues un peu en raccourci.
fossettes, mais plus grands, plus espacés et avec leurs intervalles lisses
et luisants. Prosternum hanches, postpetiole et gastre lisses et lui-
sants avec des points pilifères clairsemés. Scapes et pattes moins
luisants, plus ponctués. Pilosité dressée irrégulière, assez courte,
blanchâtre, assez abondante sur le corps et les appendices.
Tête trapézoïdale, environ un cinquième plus longue que large
devant, où elle est d'un quart plus large que derrière. Les côtés et le
bord postérieur à peine convexes. Le diamètre des yeux est deux fois
plus grand que leur distance au bord antérieur de la tête. Un sillon
frontal distinct atteint le niveau du bord postérieur des yeux. Epi-
- 197 -
stome trilobé comme chez longiceps, mais le lobe médian plus avancé.
Mandibules longues comme les deux tiers de la tête, étroites, à bords
parallèles biseautées au bout et armées d'une seule dent apicale. Le
scape atteint le bord postérieur de la tête. Articles 1, 2 et ii du funi-
cule aussi longs qu'épais, les 6 à 10 un peu plus larges que longs, les
autres intermédiaires. Pronotum aussi large que long, les épaules
fuyantes. Mésonotum 2 1/2 fois plus large que long avec ses sutures
bien marquées. Face basale de l'épinotum aussi longue que le reste
du thorax y compris le col, convexe de droite à gauche, peu convexe
sur le profil et passant par une courbe à la face déclive qui est sub-
bordée et transversalement ridée. Pétiole un peu plus long que haut;
sa face supérieure, transversalement convexe, est presque droite sur
le profil, s'abaisse devant pour passer par une courbe à la face anté-
rieure et par un angle aiga à la face postérieure qui est bordée, lisse
et subplane. Postpetiole plus large que long, à peine plus long que le
pétiole.
Congo belge : Tshela (Dr. H. Schouteden, 2. XI. 1920). Un seul
exemplaire, au Musée du Congo.
71. — Ponera ursa n. sp.
[[worker]] Long : 2,6 à 2,8 mm. D'un brun assez foncé, appendices et bout
du gastre jaune terne. Assez luisante; la tête et le gastre moins, en
raison d'une fine ponctuation plus dense que sur le thorax. Pubes-
cence couchée, abondante et assez longue partout. Seuls quelques
poils dressés au bord de l'épistome et au bout du gastre.
Tête d'un quart à un cinquième plus longue que large; un peu
plus large derrière que devant. Son bord postérieur est presque droit
(à peine convexe) et ses côtés faiblement arqués. Yeux d'une à deux
facettes, placés au quart antérieur des côtés. Sillon frontal très court.
Intervalles des lobes frontaux peu imprimés. L'épistome a comme
une faible carène derrière qui se continue latéralement avec une sorte
de bourrelet transversal un peu plus sensible que chez P. coarctata.
Scape épais, atteignant exactement le bord postérieur de la tête. Ar-
ticles 2 à 10 du funicule bien plus épais que longs. Mandibules lisses;
le bord terminal plus long que le bord basal et armé de 4 dents devant,
suivies de quelques denticules. Profil dorsal du thorax presque droit,
- 198-
à peine un peu convexe vers le promésonotum. La suture mésoé-
pinotale obsolète; sa place est indiquée par une impression très super-
ficielle et visible sous un certain angle seulement. Latéralement, cette
suture est presque aussi nette que la promésonotale.— Celle-ci est bien
accusée sur le dos. Pronotum plus long que large. Mésonotum envi-
ron 1/5 à 1/6 plus large que long, assez convexe de droite à gauche.
La face basale de l'épinotum est un peu plus longue que le mésono-
tum, et les deux réunies presque aussi longues que le pronotum (avec
le col), Face déclive nettement bordée, légèrement concave d'un côté
à l'autre et convexe de haut en bas, passant par une courbe peu ac-
centuée à la face basale. L'écaillé est relativement un peu plus basse
et un peu plus épaisse au sommet que chez P. coarctata Latr., pres-
que aussi épaisse au sommet qu'à la base, plane derrière, transver-
salement convexe devant et appendiculée dessous. Postpetiole un peu
plus large que long, nettement tronqué devant.
[[queen]] Long. : 3, mm. Noire-brunâtre; bouche, antennes et cuisses brun
roussâtre, tibias et tarses plus jaunâtres. Ailes enfumées avec les
nervures brunes. Yeux assez convexes, occupant le quart antérieur
des côtés et touchant presque l'épistome. Le sillon frontal atteint
l'ocelle médian. L'écaillé est plus haute que chez l'ouvrière. Pour
le reste semblable.
Congo belge : Ruwenzori, 2000 m. alt. (Dr. Bequaert).
72. — Dorylus braunsi Em.
(= D. helvolus v. impressus Stitz, 1910, Mitt. Zool. Mus. Berlin,
V, p. 127).
Mr. Stitz m'a communiqué 2 exemplaires cotypes de cette forme
(Alen, Guinée, espagnole, Tessmann). Ils ne diffèrent pas du type
de D. braunsi dont je possède un type reçu de Mr. Emmery.
73. — Aenictogiton schoutedeni n. sp. (fig. 2).
[[male]] Long. : 8 mm. Brun roussâtre. Tête brun rougeâtre. Gastre et
epinotum plus clairs. Tête et thorax couverts de gros points-fossettes
rapprochés, souvent confluents. Cette ponctuation se répète, mais
moins marquée et plus espacée, sur l'abdomen. Partout le fond est
lisse et luisant. Une pilosité jaunâtre sort de chaque fossette, plus
- 199 -
longue que chez A. fossiceps Em. et un peu moins que chez bequaerti
For. Elle est au contraire couchée, fine et courte sur le gastre. Angles
postérieurs du pédicule et valves génitales longuement frangées.
Ailes brunes avec les nervures et la tache noirâtre.
Fig. 2. — Aenictogiton schoutedeni n. sp. [[male]]. ~ Petiole et postpetiole vus de dessus.
Tête un peu plus courte que chez fossiceps, ses côtés légèrement
convexes, vers les angles postérieurs qui sont assez arrondis et ren-
trants. Les yeux légèrement plus petits, les articles du funicule plus
courts et les ocelles aussi petits que chez fossiceps. Cavité du bord
postérieur profonde et arrondie. Bord de l'épistome légèrement con-
cave avec de longs poils, ainsi que sur les mandibules; celles-ci, trois
fois plus longues que larges à leur base, ont leur bord externe très
arqué et l'interne un peu sinueux. Articles moyens du funicule pres-
que aussi épais que longs. Thorax bien aussi large devant qu'au milieu.
Fémurs très fortement renflés avec leur quart externe mince, et
leur face interne aplatie. Le pétiole est environ 1/6 plus long que
large derrière, les côtés droits divergent très faiblement en arrière,
comme chez fossiceps mais moins courts; le bord, antérieur assez
fortement concave, le postérieur un peu moins; le sillon médian large '
comme chez sulcatus Sants. Le pygidium a une forte impression
transversale au tiers postérieur.
Congo belge : Luebo (Dr. Schouteden), i [[male]] au Musée du Congo.
74. — Aenictogiton attenuatus Sants.
Je dois élever au rang d'espèce cette forme que j'avais rattaché co-
me variété à A, elongatus. Elle est beaucoup plus grêle.
Congo belge : Elisabethville, Pweto (Dr. Gerard) cf. — Sankisia,
4 VI. 1918 (Dr. Rodhain) i [[male]].
- 200 —
75. — Aenictogiton emeryi For.
Congo beige : Kambove XI. 1918 (Dr. Gerard) 2 [[male]], et Lusindoï
27- VIII. 1911 (L. Burgeon) 1 [[male]]. Musée du Congo.
CLÉ ANALYTIQUE DES AENICTOGITON [[male]].
1. — Atteignant 8 mm. et plus . . . , . . . . . . . . 2
— Plus petits . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2. — Pétiole aussi long que large, pilosité du thorax assez courte
fossiceps Em.
— Pétiole distinctement plus long que large, pilosité du thorax
plus longue. ... ...... schoutedeni n. sp.
3.— Pétiole 1 1/4 plus large que long (d'après Forel) . bequaerti Fr.
— Pétiole aussi long ou plus long que large . . . . . . . 4
4. — Pétiole aussi large que long, tête élargie derrière les yeux
sulcatus Sants.
— Tête à côtés parallèles derrière les yeux, pétiole un peu plus
long que large ............... 5
5. — Plus svelte, ne dépassant pas 5,5 mm. . . attenuatus Sants.
— Atteignant 6 mm. .............. 6
6. — Epinotum lisse, pétiole un peu plus court. . . emeryi For.
— Epinotum orné de gros points, pétiole plus long.
elongatus Sants.
76. — Aenictus vagans n. sp. (fig. 3).
[[male]] Long : 6,5 mm. D'un roux gris verdâtre, les pattes plus rous-
sâtre, la tête noire passant devant au brunâtre. Occiput, métanotum
et le bout de l'abdomen (sauf l'extrême bord du pygidium) très lui-
sants et lisses, le reste a une fine ponctuation pilifère et parait moins
luisant. Pilosité dressée courte et dense partout sauf sur les places
très luisantes.
Tête aussi large que le thorax. Vue de dessus (côté des ocelles) la
face antérieure parait peu concave avec son tiers moyen droit ou à
peine convexe; les bords postéro-latéraux presque droits. Le bord
occipital concave. Le clypeus échancre entre les crêtes frontales.
Les yeux occupent tous les côtés de la face antérieure. Ocelles équi-
— 201 —
distants entre eux et les yeux. Mandibules comme chez luteus Em.
Le scape atteint l'ocelle médian et est trois fois plus long qu'épais
à son bout distal. Troisième article du funicule aussi long qu'épais;
le précédent plus long, les suivants plus courts d'abord, plus longs
ensuite. Pronotum un peu plus avancé en haut que le mésonotum.
Scutellum un peu plus long que large devant, arrondi derrière et
dépassant sensiblement le métanotum. Les deux faces de l'épinotum font
un angle net quoique mousse. Ecaille de moitié plus large que longue.
Les côtés arqués avec les angles postérieurs aigus et le bord posté-
rieur échancre, le dessus faiblement concave. Le dessous porte un
appendice plus haut devant que derrière avec des bords antérieurs
et postérieurs obliques en haut et en arrière. L'armure génitale tient
entre celle de furculatus Sants. et de luteus Em. La paramere interne
a le bout allongé et mousse puis des ailerons qui sont dentés devant
et relevés en lobes récurrents dessus. Ressemble à A. fuscovarius par
sa couleur et à luteus par sa forme, distinct de tous par son armure
génitale.
Bas Niger : de Bruossa à Zaman (Mission Tilho, Dr. Gaillard,
1910, 3 [[male]] au Museum de Paris).
78. — Aenictus pharao n. sp. (fig. 4).
[[male]]. Taille, couleur et aspect de A. fuscovarius Gerst. dont il diffère
comme suit : La tête, vue du côté des ocelles, est légèrement plus
étroite, ses bords postéro-latéraux plus rectilignes (assez nettement
Fig. 3. — Aenictus vagans n. sp. [[male]]. Armure copulatrice vue :
a) latéralement, b) de dessous, c) de dessus.
— 202 —
concaves chez fuscovarius) et un peu plus longs. Le bord cervical
plus court. Le plan frontal bien plus concave (peu chez fuscovarius
et alluaudi Sants.) Epistome échancre entre les arêtes frontales qui
sont très courtes. Face déclive de l'épinotum plus concave. Diffère
surtout par l'armure génitale dont la paramere interne est beaucoup
plus étroite et nullement recourbée au bout comme c'est le cas chez
fuscovarius (voir la figure 4) mais terminée par une légère expansion
qui manque chez alluaudi. Cette dernière espèce a cet organe encore
plus étroit.
Bahr el Zeraf (Reichensperger leg.) 1 [[male]].
79. — Aenictus fuscovarius Gerst. [[male]] (fig. 5).
Congo belge : Monts Magembi (Gerard) i [[male]].
Somalie (reçu du Dr. Emery). — Afrique Orientale Anglaise, Ta-
veta (Alluaud et Jeannel).
Fig. 4, ~ Aenictus pharao n. sp. [[male]], armure copulatrice vue : A) de dessus, B) latéralement.
a) stipes, b) paramere interne, c) volselle. d) lame subgénitale.
Fig. 5. — Aenictus fuscovarius Gerst. [[male]] armure copulatrice :
a) vue de dessous, b) de dessus, c) latéralement.
— 203 —
Je donne ici une figure complète de l'armure copulatrice de cette
espèce. La variété magretti Em. comme chez le type, elle ne diffère
du type que par sa couleur plus roussâtre.
80. — Aenictus alluaudi Sants.
Cette forme, que j'avais rattachée à A. bottegoi Em., se distingue
spécifiquement de cette espèce par ses valves externes beaucoup plus
étroites et dont l'angle postéro-interne est plus haut. La paramere
interne est aussi plus étroite.
Rhodesia : Bulawayo (15. XI. 1913) et Victoria Falls (G. Arnold,
6 XII 1914).
81. — Aenictus alluaudi Sants. var, falcifer n. var. (fig. 6).
[[male]] Diffère peu extérieurement du type. La tête est légèrement plus
étroite et ses bords postéro-latéraux (vus du côté des ocelles) moins
nettement concaves. La paramere interne se termine en are à conca-
vité supérieure bien plus accentuée que chez le type, ses bords su-
Fig. 6. — Aenictus alluaudi SANTS. v. falcifer n. var. [[male]] Armure copulatrice.
a) vue de dessus les valvules externes (stipes) sont enlevées, b) vue de profil,
les stipes sont indiqués en pointillé.
périeurs sont armés d'une paire de dents récurvées, plus développées
que chez alluaudi, mais bien moins que chez crucifer, buttgenbachi
For., et tuberculatus Arnold. Elles sont aussi beaucoup plus aiguës
que chez ces derniers et plus latérales que chez le type.
Congo belge : de Beni à Lesse (Dr. Murtula), i [[male]], au Musée du
Congo.
— 204 —
82. — Aenictus mutatus Sants.
Bas Dahomey (Dr. Ducorps), i [[male]] au Muséum de Paris.
83. — Aenictus crucifer Sants.
Cette espèce est extrêmement voisine de À, tuberculatus Arnold,
si pas identique. Elle a aussi la petite dent que signale Arnold entre
les prolongements latéraux et l'apex de la paramere interne sur la
face supérieure de la pièce, elle n'est pas représentée dans mon dessin
original. A. tuberculatus est tout au plus une variété de crucifer.
D'après une supposition de Mr. Arnold, cette espèce ne serait autre
que A. inconspicus Westw. dont la description est trop insuffisante
pour permettre une pareille identification.
84. — Aenictus eugeni Em. v. henrii n. var.
[[worker]] Intermédiaire entre le type et la var. caroli For. Elle diffère de
cette dernière par sa tête moins allongée et rétrécie derrière, à peu
près aussi courte que chez le type. Elle diffère de celui-ci par ses
dents de l'épistome plus rapprochées, disposées comme chez caroli.
Congo belge : Kidada près Kitobola (Dr. H. Schouteden). Tandis
que cette variété habite le versant atlantique, le type est du sud et
la variété caroli du nord est du continent.
35. — Aenictus brazzai Sants. (= A. eugeni Em. var. brazzai
Sants. 1906).
Très voisine de A. eugeni Em. par sa forme, la disposition de la cou-
leur et de la sculpture, cette forme s'en distingue spécifiquement par
l'absence de dents à l'épistome. Elle est en outre plus petite, les ar-
ticles du funicule et surtout la tête plus courts.
86. — Aenictus rotundatus Mayr st. guineensis n. st. (fig. 7).
[[worker]] D'un jaune plus pâle que le type. La sculpture de l'épinotum
et des nœuds un peu plus faible. Pilosité aussi rare mais un peu
plus longue, surtout sur l'épinotum. La tête varie selon la taille, et est
— 205 —
relativement plus large devant. Mandibules lisses avec quelques gros
points épars, leur bord terminal aussi large, un peu oblique, orné d'une
forte dent apicale que suivent 5 denticules. Le pétiole est un peu plus
Fig. 7. — Aenictus rotundatus MAYR (d'après un type)[[worker]] a) Epinotum et
pédoncule vus de profil, a) derniers articles de l'antenne, b, et b) A. rotundatus
st. guineensis n. st.
bas devant et plus fortement appendiculé dessous. Pour le reste com-
me chez le type dont je donne ici une figure d'après un type reçu
autrefois de Mayr.
Guinée française : Kakulima (Silvestri). J'avais confondu autre-
fois ces exemplaires avec A. brazzae Sants., ce dernier a les mandi-
bules bien plus longues et étroites.
87. — Atopomyrmex mocquerysi André v. erigens n. var.
[[worker]] Long : 5 à 7,6 mm. Couleur foncée comme chez arnoldi et obs-
curus Sants. Diffère de la var. arnoldi par sa plus grande taille, ses
épines plus épaisses, plus relevées et moins écartées et divergentes.
Le pétiole un peu plus large. Chez la "[[worker]], les rides de la tête sont plus
accusées, même que chez la forme typique. La face occipitale bien
plus sculptée, sans espaces lisses chez la "[[worker]]. Diffère en outre de la
var. obscurus par son pétiole bien plus large et ses épines plus déve-
loppées.
Congo belge : Yambata (De Giorgi). Des exemplaires d'une série
de la même localité, mais d'un autre nid, sont un peu plus rougeâtres,
bien que moins que chez le type de l'espèce dont elle diffère par ses
— 2o6 —
épines plus robustes. Celles-ci sont cependant moins dilatées à la
base que chez A. cryptoceroides Em, et la tête n'est pas lisse derrière
les yeux.
Genre MACROMICHOIDES Wheeler.
Les fourmis de ce genre avaient été classées, au début, par Mayr,
dans le genre américain des Macromicha, mais, se basant sur la con-
formation l'antenne, Emery les fit entrer avec plus de raison dans
le genre Tetramorium. En effet, cet auteur reconnait 10 articles aux
antennes du [[male]] le deuxième du funicule étant formé, comme chez
les Tetramoriini par la fusion de quatre articles tandis que Mayr en
avait compté ii.
Or, dernièrement, Wheeler, frappé sans doute des mœurs arbo-
ricoles de ces insectes et comptant, comme Mayr, ii articles aux
antennes, en fit le genre Macromichoides, qu'il plaça dans la tribu
des Leptothoracini. Il semble étrange, de prime abord, que des spé-
cialistes de cette valeur ne puissent se mettre d'accord sur le nombre
des articles de l'antenne d'une fourmi. Or, en voulant me rendre
compte par moi-même de la question, j'ai trouvé qu'ils avaient tous
raison et que leur divergence provenait de l'appréciation person-
nelle du caractère particulier de ce fameux deuxième article du funi-
cule. En réalité, cet article est, comme chez Tetramorium, très allongé
et formé de la soudure de 4 articles, mais, chez Macromichoides, ce
4e est plus ou moins nettement apparent par un étranglement variable
de sa base., Chez certains individus il est complètement soudé et sans
traces de segmentation, chez le plus grand nombre, la segmentation
est très distincte, mais souvent seulement du côté interne ou inférieur
de l'article tandis que l'autre côté est continu. Enfin, on trouve quelques
cf [[male]] avec cette segmentation assez complète pour en imposer un article
distinct. Mais, même dans ce cas, l'article ainsi différencié conserve
avec le groupe précédent une rigidité, qui manque aux articles suivants.
J'ai retrouvé les mêmes variations chez des nymphes [[male]] : l'une d'elles
présente nettement io articles à gauche et 11 à droite, cela quand
l'examen se tait avec la gaine nymphale mais quand celle-ci est enle-
vée et l'article vu par transparence, en voit de légères raies de seg-
mentation, irrégulières et interrompues, laissant toute sa rigidité
— 207 —
et sa continuité au deuxième article funiculaire, mais montrant l'é-
bauche de 4 segments, le distal seulement un peu plus accentué.
Il résulte de ces faits, que le Genre Macromichoides se trouve en
pleine période évolutive. C'est un dérivé philogénetique des Tetra-
morium qui subit l'influence de l'adaption arboricole. La formule
antennaire du [[male]] ne doit plus être 10 ni 11 articles, mais 10 à 11 ar-
ticles. Puis, la persistance d'un deuxième article funiculaire, formé
de la soudure des 3 à 4 pièces qui se trouvent séparés chez les autres
formicides indique la place de ce genre dans la tribut des Tetramo-
riini Emery.
88. — Macromichoides aculeatus Mayr (fig. 8h).
Cette espèce varie beaucoup par sa couleur et la longueur des
épines. J'ai cherché à donner un cadre à ces diverses formes en les
classant dans un tableau dichotomique qui en facilitera aussi la dé-
Fig. 8. — Epines et pédoncules de [[worker]] de : a) Macromichoides aculeatus MAYR
melanogyne Sants. — b) v. abdominalis n. v. — c) v. major FOR. —
d) v. gladiator SANTS. — e) st. wasmanni FOR. ~ f) M. africanus MAYR. —•
g) M. aculeatus st. militaris n. st. h) M. aculeatus MAYR (type). —
i) v. pulchellus n. var.
termination. La forme type, dont je possède un exemplaire cotype,
a les épines fines et espacées à la base; elles atteignent le milieu du
nœud du pétiole; comme dans la figure ci-jointe. La couleur domi-
nante est le brun rougeâtre, avec la base du gastre d'un jaune plus ou
moins dilué, le reste du gastre d'un brun plus ou moins étendu.
- 208 -
Le type est de la Côte d'or, et l'espèce se retrouve dans le Cameroun,
les Congo français et belge.
Congo belge : Kasaï, Kondué (E. Luja), légère variété à gastre d'un
jaune plus vif.
89. — Macromichoides aculeatus Mayr var. pulchellus n. var.
(fig. 8i).
[[worker]] Long. : 4 mm. environ. Thorax et tarses d'un roux vif et clair.
Tête et funicule d'un roux plus terne et un peu plus dilué. Epistome,
pattes, scape et moitié des épines d'un brun rougeâtre plus ou moins
pur. Dessus des nœuds et les deux tiers postérieurs du gastre brun
noirâtre. La base de ce dernier s'éclaircit pour paraître souvent gris
blanchâtre. Le milieu de la tête moins luisant avec les rides plus ser-
rées que chez le type. Les épines, aussi minces, sauf à la base, que
chez ce dernier, sont plus longues, atteignent le devant du post-
petiole et s'écartent plus vers leur extrémité. Elles sont cependant
moins longues, et moins épaisses et leurs bases moins rapprochées
que chez militaris Sants. Postpetiole aussi long que large,
[[male]] Long. : 6 mm. comme l'aile antérieure. Epinotum d'un roux vif
et clair. Tête, côtés du thorax, pédoncule et base du gastre d'un roux
plus terne. Epistome, antennes, mésonotum, scutum et pattes d'un
brun plus ou moins roussâtre. Reste du gastre et métanotum d'un
brun noirâtre. Plus large et plus robuste que le type, la face basale
de l'épinotum et le dessus du pétiole plus grossièrement rugueux.
[[queen]] Long : 6 mm. Brun noirâtre. Epistome, appendices, pédoncule
et base du gastre d'un brun plus roussâtre et plus dilué. Tout le corps
plus robuste que chez acuminatus Mayr.
Congo belge : Kasaï, Kondué (E. Luja) [[worker]] [[queen]] [[male]] (types); Benza Ma-
zóla (R. Mayné).
90. — Macromichoides aculeatus Mayr st. wasmanni (Forel)
(fig. 8e).
Tetramorium aculeatum Mayr st. wasmanni (Forel) Emery 1908,
Ann. Soc. Ent. Belgique, III pp. 187, Emery, 1932, Gen. Insect.,
Myrmicidae p. 280.
— 209 —
Macromicha wasmanni Forel 1901, Mitth. Schweiz. Ent. Ges.,
X, p. 300 [[worker]].
Tetramorium aculeatum v. wasmanni Forel 1909, Ann. Soc. Ent.
Belgique, LIII, p. 71 [[worker]] 9 [[male]],
Macromichoides aculeatus v. wasmanni Wheeler, Bull. Americ.
Mus., XLV, p. 889.
Congo belge : Kitobola-Kidada (Dr. H. Schouteden); Benza Ma-
zóla (R. Mayné).
91. — Macromichoides aculeatus Mayr st. wasmanni Forel
v. abdominalis n. var. (fig. 8b).
[[worker]] Long : 3 à 3,2 mm. Brun rougeâtre ou rouge brunâtre. La tête
légèrement et le dessus des nœuds beaucoup plus foncés que le tho-
rax. Gastre entièrement jaune cireux. (On voit parfois le jabot bru-
nâtre par transparence). Un peu plus trapu que wasmanni, avec les
épines aussi courtes ou plus courtes et un peu plus épaisses. Le dessus
des deux nœuds plus large que long.
Congo belge : Kasaï, Kondué (E. Luja).
92. — Macromichoides aculeatus st. militaris n. st. (fig. 8g).
[[worker]] Long : 5 à 5,2 mm. Rouge sombre; base du gastre jaune brunâtre;
reste du gastre, dessus des nœuds, épines, pattes et antennes d'un
brun noirâtre; le bout du funicule et derniers tarses roussâtres. Plus
grossièrement ride rugueux qu' aculeatus, surtout sur la tête qui en
est moins luisante. Un sillon plus marqué entre les épaules du pro-
notum. Les épines, longues et robustes atteignent le milieu du post-
petiole et leurs bases sont assez épaisses pour paraître presque con-
tiguës. Postpetiole lisse dessus, aussi long que large.
Congo belge : Basongo VII, 1921 (Dr. H. Schouteden) Quelques [[queen]].
93. — Macromichoides africanus Mayr v. rotundatus n. var.
[[queen]] Long : 5,8 mm. D'un rouge plus sombre que le type le gastre
noir. Tête plus arrondie derrière et plus large. Mésonotum plus ridé-
réticulé. Plus robuste et un peu plus grande. Ailes rembrunies, l'an-
térieure longue de 7,5 mm.
Congo belge : Région des Lacs (Dr. Sagona) 2 [[queen]].
— 210 —
CLÉ ANALYTIQUE DES MACROMICHOIDES.
(Voir la fig. 8.)
1. Pédicule du pétiole pas sensiblement plus long que le nœud . 2
Pédicule du pétiole bien plus long que le nœud ..... 3
2. [[queen]] Plus petite roussâtre, gastre clair à la base (fig. 8f).
sp. africanus Mayr
— [[queen]] Rougeâtre gastre entièrement noirâtre (fig. 8g).
sp. rotundatus Sants.
3. Epines epinotal es atteignant le milieu du postpetiole épaisses et
presque contiguës à leur base.
sp. aculeatus Mayr st. militaris Sants.
— Epines plus courtes et espacées à leur base......4
4. Epines placées parallèlement au pédicule, atteignant au moins
le milieu du nœud du pétiole. Long de 4 mm. et au dessus . .5
— Epines plus courtes n'atteignant pas le nœud; taille plus petite. 7
5. Long 4,2 mm. et au dessus; tête et thorax noir ou brun noi-
râtre ........... ........ 10
— Long : 4 mm. Thorax rougeâtre ou roussâtre ...... 6
6. Tête et thorax rouge brunâtre, base du gastre jaune, brunâtre.
Epines moins divergentes (fig. 8h.) ... sp. aculeatus Mayr.
— Thorax roussâtre vif. Base du gastre d'un gris jaunâtre passant
au blanchâtre. Epines plus divergentes (fig. 8i.) v. pulchellus Sant.
7. Thorax noir brunâtre, gastre jaune brunâtre ou brun jaunâtre.
Postpetiole aussi long que large (fig. 8e). st. wasmanni Forel.
— Thorax plus clair .............. 8
8. Jaune brunâtre terne, bout du gastre souvent plus foncé (fig. 8a)
v. melanogyne Sants.
— Thorax rougeâtre ou roussâtre .......... 9
9. Thorax rougeâtre, gastre jaune cireux, postpetiole un peu plus
large que long et rembruni dessus (fig. 8b) v. abdominalis Sants.
— Thorax roussâtre, abdomen jaunâtre. Postpetiole à peine plus
large que long ......... v. rubroflava Forel.
10. Long : 4,2 mm. Plus robuste que aculeatus, thorax brun noi-
râtre, gastre brunâtre, plus clair à la base, Epines un peu plus
écartées et aussi longues et fines que chez aculeatus.
st. andricus Em.
— 211 —
— Plus grands, 4, 5 à 5 mm. ........... 11
11. Epines plus longues et plus écartées. Noir ou brunâtre (fig. 8c).
v. major Forel.
— Epines plus courtes plus parallèles, noir, gastre brun, plus foncé
au centre (fig. 8d) ........ v. gladiator Sants.
94..— Atopula nodifer Em.
Congo belge : Haut Uelé, Moto (L. Burgeon).
Cette fourmi a un aspect très marqué de Tetramorium,
95. — Tetramorium guineense F. st. peutli For.
Congo belge : Kunungu (Dr. H. Schouteden).
[[worker]] Rouge avec le gastre noir. Quelques rides longitudinales, plus
ou moins allongées sur la tête. Le pronotum porte derrière une forte
ride ou crête comme chez cristatum Stitz. Entre cette crête et la
face basale de l'épinotum la sculpture est assez effacée et luisante.
La [[worker]] atteint 3,2 mm. (Comparé à un exemplaire type reçu de Mr.
Forel).
96. — Tetramorium guineense F. st. pullulum n. st. (fig. 9b).
[[worker]] Long : 3,2 mm. très voisin de la race peutli For. par sa sculpture
et sa forme. Il en diffère surtout par sa couleur noire, seuls les appen-
Fig. 9. ~ A. Tetramorium schoutedeni n. sp. et B. T. guineense F. st.
pullulum n. st. [[worker]] Profil du thorax et du pédoncule.
dices (mandibules, antennes et pattes) et le bout du gastre sont d'un
brun roussâtre. La tête a des rides longitudinales bien développées,
— 212 —
espacées et bien plus rarement anastomosées que chez peutli. Le dos
du thorax est bien moins sculpté que chez ce dernier. Les parties
lisses et luisantes s'étendant sur le pronotum en avant de la crête trans-
versale et sur les deux faces de l'épinotum qui n'ont que de rares
ébauches de rides. Les bas côtés du pronotum et de la mésopleure
sont lisses et luisants. Pour la forme du corps et la pilosité comme
chez peutli. Les épines épinotales sont seulement un peu plus relevées
et recourbées en avant.
Congo belge : Haut Uelé, Moto (L. Burgeon), i [[worker]], au Museum du
Congo à Tervueren.
97. — Tetramorium guineense F. st. mendje Wheeler.
Congo belge : Haut Uelé, Moto (L. Burgeon). — Kidada-Ki-
toba (Dr. H. Schouteden).
98. — Tetramorium guineense st. cristatum Stitz v. striatum
Arnold.
(= T. guineense st. striatulum Arnold 1917, Ann. South African
Mus., XVI, p. 144).
Cette variété diffère du type par son abdomen à peine plus brunâtre
que le reste du corps, tandis qu'il est brun ou brun noirâtre chez
guineense, et la race cristatum Stitz du Cameroun. Cette var. fait pas-
sage à la st. mendje Wheeler, mais elle a les épines moins relevées
que chez celle-ci et la var. erecta Em., et au contraire plus que chez
guineense type. Le pétiole est aussi moins tectiforme. La base du
gastre assez distinctement striées.
Arnold avait donné ce nom par erreur à la place de cristatum
Stitz, ce qui a été reproduit par Wheeler dans ses « Ants of Belgian
Congo » p. 897.
Rhodesia : Bulawayo (G. Arnold leg.),
99. — Tetramorium sericeiventre Em. v. arenarium Sants.
Congo belge : Kondué, Kasaï (E. Luja). (Cette variété diffère
encore de la suivante par son nœud plus finement sculpté.
— 213 —
100. — Tetramorium sericeiventre Em. v. nigriventre Stitz.
Congo belge : Luebo (P. Callewaert, IV 1919).
101. — Tetramorium sericeiventre Em. st. inversum Sants.
Congo belge : Borna (Dr. H. Schouteden).
102. — Tetramorium popovici For.
Cette espèce se rapproche beaucoup de T. miserabile Sants, mais
le thorax de ce dernier est plus sculpté.
Rhodesia : Kimberlly (G. Arnold 1912).
103. — Tetramorium pusillum Em. st. bantuala Sants.v. breve
n. var.
[[worker]] Long : 1,8 à 2 mm. Jaune roussâtre, milieu du gastre brunâtre,
appendices jaunes. Mat, finement réticulé, ponctué, mais plus gros-
sièrement que le type. Tête finement ridée en long entre les rides
prolongeant les arêtes frontales et qui sont plus accentuées. Le scrobe
plus profond que chez pusillum. Les deux premiers articles de la
massue antennaire aussi larges ou un peu plus larges que longs.
Une ride médiane plus forte sur l'épistome. Thorax plus distincte-
ment étranglé et impressionné au niveau de la suture mésoépinotale.
Dents épinotales très larges à leur base, et bien plus développées
que chez pusillum, soit comme chez bantuala. Ces dents sont réunies
aux épisternales, un peu plus petites, par une forte arête. Le pétiole
aussi anguleux que chez le type, le postpetiole un peu moins large.
Le dessus des deux nœuds aussi fortement réticulé-ponctué que les
côtés. Base du gastre lisse. Diffère de bantuala par sa sculpture un peu
plus grossière, ses articles antennaires plus courts, le postpetiole plus
large, le tout plus roussâtre.
Congo belge : Luebo (Dr. Schouteden).
104. — Tetramorium schoutedeni n. sp. (fig. 9a).
[[worker]] Long : 3, 1 mm. Roussâtre, gastre brun, éclairci aux deux bouts.
Arêtes frontales prolongées par de fortes rides comme chez gui-
neense F. Entre ces rides 10 à 11 rides moins fortes s'allongent plus
— 214 —
ou moins parallèlement pour s'anastomoser vers le bord postérieur
de la tête. Le lit du scape est ponctué et nettement bordé. Entre ce
dernier et l'œil 3 rides longitudinales, comme celles des côtés de la
tête. Thorax plus grossièrement et irrégulièrement ride en long. Deux
fortes rides transversales vont d'une épaule du pronotum à l'autre
en arrière desquelles les rides sont assez serpigineuses. Quelques
grosses côtes espacées sur les nœuds du pédoncule entre lesquelles
la sculpture est lisse et luisante comme le gastre, la face déclive de
l'épinotum et les appendices.
Tête rectangulaire, à peine plus longue que large, plus courte que
chez guineense. Son bord postérieur un peu concave; les latéraux droits
s'arrondissent vers les angles. Yeux un peu en avant du milieu des
côtés et à peine plus petits que chez guineense. Les arêtes frontales
s'écartent d'abord jusqu'au niveau des yeux puis vont parallèlement
vers le bord postérieur de la tête qu'ils atteignent en s'amincissant
et s'écartant de nouveau vers les angles postérieurs. Epistome con-
vexe, ride en long, la ride médiane plutôt plus faible que les autres,
le bord antérieur étroitement échancre au milieu. Mandibules lisses,
leur bord terminal plus court que chez guineense, armé de 4 ou 5
dents espacées. Le scape atteint presque le bord postérieur de la tête
(le funicule manque chez mon unique exemplaire). Thorax déprimé
et découpé latéralement comme chez guineense mais plus court. La
face basale de l'épinotum plus large que longue. Les épines sont le
double plus longues que chez cette espèce, et aussi divergentes. Les
épines épisternales bien plus courtes, dentiformes et réunies aux pré-
cédentes par une crête qui borde la face déclive. Le pédicule du pé-
tiole un peu plus long que le nœud. Celui-ci, vu de profil, est plus
haut que long, son bord supérieur horizontal, ses faces antérieures
et postérieures subverticales. Le sommet est près d'un tiers plus large
que long. Postpetiole d'un quart à un cinquième plus large que le
pétiole, les côtés arrondis, le sommet subaccuminé sur le profil et
la face antérieure oblique. Gastre court.
Assez voisin de guineense par sa couleur, sa sculpture et l'aspect
général, elle s'en distingue assez par ailleurs pour prendre le rang d'es-
pèce.
Congo belge : Kunungu (Dr. H. Schouteden), i [[worker]], au Musée du
Congo à Tervueren.
- 215 -
105. — Tetramorium commodum n. sp.
[[worker]] Long : 4,6 à 5 mm. Brun foncé. Dessus de la tête et du gastre
brun noirs; joues, menton, bas côtés du thorax, antennes et pattes
brun rougeâtres; mandibules d'un rouge brunâtre plus clair. Huit
à neuf rides assez régulières s'étendent de et sur l'épistome au bord
postérieur de la tête, la médiane plus marquée et les externes pro-
longeant les arêtes frontales. Le reste de la tête et surtout le thorax
et les nœuds pédonculaires sont très grossièrement réticulés-ridés,
Le fond de la sculpture est partout finement réticulé-ponctué. Cette
sculpture apparaît seule sur le col du pronotum, les hanches de la
première paire, la base et une grande partie du dessus du gastre. Le
reste de celui-ci ainsi que les pattes sont lisses et luisants. Ailleurs
l'insecte est submat ou peu luisant. Mandibules striolées. Une pilosi-
té jaunâtre, assez longue, et moyennement abondante se dresse sur le
thorax, elle est plus réclinée sur l'abdomen et plus courte sur le
gastre que sur les nœuds. Quelques rares poils fins sur les pattes qui
sont plutôt pubescentes.
Tête rectangulaire, à peine un sixième plus longue que large, les
bords postérieurs et latéraux assez droits avec les angles mousses,
mais nets. Yeux convexes, occupant le cinquième médian des côtés
de la tête. Les rides prolongeant les arêtes frontales s'écartent fai-
blement en arrière. Pas de scrobe, le lit du scape est seulement moins
fortement sculpté que les côtés de la tête. Epistome arqué devant, sa
suture postérieure un peu masquée par les rides. Mandibules de dix
dents diminuant progressivement de grandeur d'avant en arrière.
Le scape est distant d'environ son épaisseur du bord postérieur de la
tête. Articles 4 à 7 du funicule plus épais que longs, les 3 et 8 aussi longs
qu'épais, les autres plus longs. Thorax allongé, sans suture distincte
sur le dos. Une impression méso-épinotale longue mais peu profonde,
peu sensible sur le profil. Pronotum plus large que long (sans le col)
avec les épaules arrondies. Mésonotum un quart plus large que long.
Face basale de l'épinotum un tiers plus longue que large, bordée
sur la partie postérieure des côtés, très faiblement convexe sur le
profil (comme le promésonotum). Face déclive assez carrée, bordée,
ses angles armés de 4 épines subégales, relevées et aussi longues que
leurs intervalles; les inférieures un peu plus larges à leur base. Le
— 216 —
nœud du pétiole est plus long que haut. Son plan supérieur passe par
une courbe au plan antérieur qui est assez oblique, dessinant sur le
profil une faible concavité avec le dessus du pédicule, lequel est bien
plus court que le nœud. Là face postérieure de celui-ci est tronquée,
verticale et un peu concave. Vu de dessus, l'article parait piriforme.
Postpetiole plus haut que long, le dessus en ovale transversal, aussi
long que la largeur du pétiole, et environ un quart plus large que
long. Gastre court, faiblement échancre à la base. Pattes longues,
les cuisses enflées.
[[queen]]. Long. : 5,5 mm. Mésonotum et scutum assez régulièrement
striés ridés en long. Le gastre plus fortement réticulé ponctué et
plus mat; les épines épisternales un peu plus courtes que chez l'ou-
vrière. Pour le reste comme chez celle-ci.
Congo belge : Ituri, La Moto, Madyu (L, Burgeon), 1 [[worker]] au Mu-
sée du Congo.
Congo français : Comba, (A. Weiss) i [[queen]]. Je ne pense pas faire er-
reur en identifiant cette [[queen]] que je possède depuis longtemps sans la
décrire faute de connaître l [[worker]]. Voisin de T. bacchus For. et de T.
peringueyi Arnold, mais le pétiole de ceux-ci est moins allongé,
plus arrondi et les dents épisternales plus courtes.
106. — Xiphomyrmex kivuense Stitz.
[[queen]] (Non décrite) Long : 4,5 mm. Le dessous de la tête, les côtés du
thorax et le pédoncule sont d'un brun rougeâtre; le gastre noir; le
dessus de la tête brun; les tibias jaune-brunâtres. Ailes hyalines à
nervures jaunes, longues de 4,7 mm. Sculpture comme chez la [[worker]],
mais le mésonotum et le scutum sont régulièrement ridés striés en
long, un peu plus finement que le dessus de la tête. Le nœud du pé-
tiole un peu plus haut. Du reste semblable.
Congo belge : Lac Kivu, Cheff. N'Gwese (Carlier) 2 [[queen]], au Musée
du Congo.
107. — Pristomyrmex orbiceps Sants.
Congo belge : Kunungu (Dr. H. Schoureden) 2 [[worker]].
— 217 —
108. — Cataulacus guineensis Sm.
Congo beige : Luebo, — Kamaiembi, — Basongo, — Irebu, Mon-
gende, Yambata, — Kisantu (Dr. H. Schouteden) [[worker]], Musée du Congo.
— Casamance : (Dr. Maclaud) [[worker]]. — Guinée portugaise : côte O.
des Biafores, facede Bulama, (L. Gain), Muséum de Paris [[worker]].
109. — Cataulacus guineensis Sm. v. fernandensis For.
Congo beige : Lesse (Bequaert); Haut-Uelé, Moto (L. Burgeon),
[[queen]]; Congo da Lemba (Mayné); [[queen]] [[worker]] [[male]].
no. -- Cataulacus guineensis Sm. v. alenensis Stitz.
Congo belge : Kasai, Ngombe; Kunungu (H. Schouteden) [[queen]].
iii. — Cataulacus schoutedeni Sants.
Congo belge : Kunungu, — Temvo (Dr. H. Schouteden), [[worker]].
112. — Cataulacus huberi André.
Congo belge : Haut Uelé (L. Burgeon) [[worker]],
113. — Cataulacus huberi André, st. herteri For.
Congo belge : Luebo, Kamaiembi, Kunungu (Dr. H. Schouteden) [[worker]].
114. — Cataulacus pullus Sants.
Congo belge : Mayumbé, Makaia N'tete; Irebu (Dr. H. Schoute-
den), [[worker]].
115. — Cataulacus Kohli Mayr.
Congo belge : Mongende; — Eala; — Kasaï, Ngombe; — Kunungu;
— Kitobola-Kidada, (Dr. H. Schouteden); — Haut Uelé : Moto,
— Watsa (L. Burgeon), [[worker]].
116. — Cataulacus egenus Sants.
Congo belge : Kunungu; — Kasaï, Ngombe; — Basongo (Dr. H.
Schouteden), [[worker]].
- 2l8 -
117. — Cataulacus egenus Sants. v. simplex Sants.
Congo beige : Macaco, Luebo (Dr. H. Schouteden); — de Stan-
leyville à Kilo (L. Burgeon), [[worker]].
118. — Cataulacus inermis n. sp. (fig. 10).
[[worker]]. Long : 6 mm. Noir; scape, bout du funicule, tibias antérieurs
et derniers tarses roussâtres. Submat. Très finement et irrégulière-
ment réticulé avec des points peu profonds dispersés sur la tête et
des rides assez faibles irrégulières, allongées, vers ses bords sur le
dos du pronotum et du mésonotum. Epinotum plus régulièrement
Fig. 10. Cataulacus inermis n. sp. [[worker]]. Profil du thorax et du pédoncule.
ride strié en travers. Des sillons réguliers sont disposés en long sur
le pétiole et le devant du postpetiole, en travers derrière celui-ci.
Gastre densément ponctué avec de fines rides comme sur le thorax.
Appendices et bords latéraux de la tête hérissés de soies courtes et
tronquées, le reste glabre.
Tête à peine plus longue que large derrière. Le bord postérieur
faiblement concave avec les angles presque droits, et les côtés à peine
convexes derrière les yeux, sans crénelure. Arêtes frontales arquées
et unidentées devant les yeux. Aire frontale et épistome bordés d'une
étroite ligne moins sculptée. Bord antérieur de ce dernier imprimé
et échancre au milieu, denté aux angles. Mandibules réticulées-ridées
à bord terminal oblique, armé d'une seule dent apicale. Petits arti-
cles du funicule transversaux, les trois derniers formant une massue
très distincte. Thorax plus long que large devant, convexe. Bords du
pronotum assez droits, non crénelés, les latéraux, en lames, conver-
gent un peu en arrière et ont leurs angles arrondis ou mousses. Epi-
notum inerme avec les bords très arrondis, la face basale un tiers plus
courte que la déclive, le sillon qui la sépare de la mésopleure très
imprimé, son angle inféro antérieur terminé par un petit tubercule.
— 219 —
Pétiole un quart plus long que large devant; ses bords relevés dans
leur moitié antérieure et presque droits, convergent un peu en ar-
rière; les angles antérieurs nets. Faiblement convexe sur le profil, le
devant de l'article se confond au milieu avec sa face déclive. Un ap-
pendice tronqué occupe le tiers antérieur de sa face inférieure caré-
née. Le postpetiole, à peine plus large que le pétiole, a une forte crête
transversale, fortement bidentée, qui le divise en deux faces supérieu-
res, l'antérieure concave transversalement, la postérieure convexe.
Une dent marque le devant de son bord inférieur.
Gastre lentiforme, un cinquième plus long que large, échancre
et bordé devant. Cuisses larges et ridées.
Congo belge : Kasaï, Ngombe (Dr. H. Schouteden, 5 XI 1921).
Cette curieuse espèce est très caractéristique par son epinotum.
Elle se rapproche de C. lobatus Mayr, mais ce dernier a l'épinotum
épineux.
119. — Cataulacus Wissmanni For. v. striativentris n. sp.
Long : 3,5 mm. Diffère du type (d'après la description) par la sculp-
ture non distinctement réticulée-ponctuée entre lès rides du thorax
et les stries du gastre. Celles-ci sont complètement développées sur
le dos et leur sillon plus étroit que l'épaisseur des rides. Pour le reste
semblable.
Congo belge : Ubanghi, Banzyville (R. P. Augustin); — Haut
Uele, Moto (L. Burgeon).
120. — Cataulacus lujae For.
[[worker]] Le pétiole a des rides régulièrement disposées en arc d'un côté
à l'autre, en passant par la face postérieure où elles sont transversales.
(longitudinales de côté). Le dessus est comme le postpetiole grossière-
ment ride rugueux en long. Les rides de la tête n'ont nulle tendance
à l'allongement. (D'après un cotyple reçu de Mr. Forel).
121. — Cataulacus lujae For. v. weissi Sants.
[[worker]] Cette variété diffère du type par la sculpture de la tête formée d'un
réticule de rides plus espacées et plus faibles. Celles du thorax plus
distinctement longitudinales bien qu'aussi souvent anastomosées.
— 220 —
Petiole comme chez lujae. La tête et le gastre sont légèrement plus
allongés.
122. — Cataulacus traegaordhi Sants.
Congo belge : Kai Bumba [[worker]] et Ganda Sundi [[queen]], (Dr. Sghoute-
den) — Stanleyville à Kilo (L. Burgeon) [[queen]]. Les [[worker]] diffèrent à peine
du type par les mandibules moins striées (comme chez la var. ugan-
densis) et les stries de la base du gastre légèrement plus accusées.
123. — Cataulacus traegaordhi Sants. v. ugandensis Sants.
[[worker]] Cette variété diffère du type de l'espèce par les rides du milieu
de la tête qui sont plus faibles et forment des mailles plus larges.
Congo belge : Banana, — Kwamouth, — Bolobo, — Kisantu, —
Mongende, — Lukula (Dr. H. Schouteden); — Congo da Lemba
(Mayné).
124. — Cataulacus jeanneli Sants. v. aethiops n. var.
[[worker]] Long : 3,3-3,5 mm. Diffère du type par sa taille plus forte, les
côtés de la tête derrière les yeux plus fortement crénelés. Le promé-
sonotum un peu plus large,
Congo belge : Kidada-Kitobola (H. Schouteden) et Barumbu
(Bequaert).
Cette espèce est voisine de C. traegaordhi Sants.; elle en diffère par
la sculpture dont le fond est densément réticulé-ponctué. Un réseau
de rides sans direc:ions définies (sauf vers l'épistome) s'étend sur la
tête comme chez C. lujae For. tandis qu'il n'y a de réseau sur le
thorax que vers le devant du pronotum. Le reste est ride en long com-
me chez C. traegaordhi mais avec des rides moins grosses. Le gastre
réticulé ponctué n'a que de faibles rides à la base. La tête est très
allongée et ses mandibules presque lisses en font une espèce distincte.
(Dans la description originale, Voyage Alluaud et Jeannel, For-
micidae 1914, p. 109, la figure est assez exacte pour les contours, mais
la sculpture y est incomplète).
— 221 —
125- — Cataulacus degener Sants.
Cette forme est bien spécifiquement distincte par ses grands yeux
qui atteignent l'angle postérieur de la tête et à partir desquels le bord
postérieur est fortement convexe, sans crénelures.
126. — Cataulacus elongatus n. sp.
[[worker]] Long : 4,2 mm. Largeur de la tête 1 mm. — Noir. Scapes, palpes,
tibias jaune roussâtre. Bout du funicule et tarses rougeâtres. Submat.
Tête ridée réticulée à grosses mailles et sans direction nette. Le fond
est finement et irrégulièrement réticulé et un peu luisant. Les rides
sont cependant longitudinales sous et sur les côtés de la tête en de-
hors des yeux. Le dessus du thorax est assez fortement et régulière-
ment ride en long avec des anastomoses très clairsemées, sauf sur le.
devant du pronotum qui est aussi réticulé que la tête. Les côtés du
pronotum, de l'épinotum et du pétiole sont très obliquement ridés
de bas en haut et en arrière. Des rides semblables s'étendent sur la
mésopleure en divergeant à partir de son bord antérieur. Dessus du
pétiole strié-ridé en arc à concavité antérieure. Postpetiole grossière-
ment rugueux. Le gastre est densément ponctué réticulé avec des
rides assez fines, longitudinales mais assez serrées et irrégulièrement
anastomosées. Cuisses ridées. Tibias lisses. Pilosité fine, pointue,
assez longue et abondante, comme chez C. pilosus Sants., sur le corps
et les appendices, plus courte et tronquée vers la bouche. Tête en-
viron d'un cinquième plus longue que large, médiocrement rétrécie
devant, le bord postérieur droit, avec les angles à peine obtus et garnis
de deux denticules. Les yeux sont grands, leur diamètre plus du
double que l'intervalle qui les sépare du bord postérieur de la tête.
Crêtes frontales un peu sinueuses, leur dent prè-oculaire assez
éloignée de l'œil. Epistome mal limité derrière, assez convexe au
milieu et échancre au centre de son bord antérieur. Mandibules lisses
avec de gros points pilifères, leur bord terminal inerme et droit. Tho-
rax au moins deux fois plus long que large devant, où il est convexe.
Sutures peu marquées. Côtés du pronotum bordés, parallèles, fai-
blement et éparsément denticules, les angles antérieurs dentés. Méso-
notum et epinotum non bordés. Epines épinotales larges à leur base,
longues comme la moitié de leur intervalle. Celui-ci arqué. Face
— 222 —
déclive concave de haut en bas et finement strié en travers. Le pétiole
plus long que large, réticulé derrière, a une face supérieure un peu
convexe sur le profil et non bordée latéralement puis une face anté-
rieure verticale. Postpetiole un peu plus large que le pétiole, un tiers
plus large et deux fois plus haut que long; le dessus et les côtés ar-
rondis. Gastre environ deux tiers plus longs que large, échancre
devant, à bords mousses.
Loanga (par Le Moult).
CLÉ ANALYTIQUE DES VARIÉTÉS DE POLYRHACHIS
MILITARIS F. [[worker]].
1. Côtés de la tête se rétrécissant directement derrière les yeux.
P. militaris st. epinotalis For.
— Côtés de la tête se prolongeant derrière les yeux pour former un
angle postérieur distinct .... (P. militaris F.). ... 2
2. Abdomen non strié............. . 4
— Abdomen strié ou fortement ride ......... 3
3. Stries du gastre longitudinales .... st. striativentris Em.
— Stries ou rides transversales sur le gastre, v. transversaria For.
4. Dents de l'épinotum courtes, moins de 2 fois plus longues qu'é-
paisses à la base ............... 5
— Dents de l'épinotum deux fois plus longues qu'épaisses à la
base, et recourbées en avant. . . militaris v. nkomoensis For.
5 Pubescence grise ou blanchâtre, au moins sur le dos du thorax . 6
— Pubescence dorée ou cuivrée, au moins sur le dos du thorax . 8
6 Pubescence du gastre assez faible et grisâtre ...... 7
— Pubescence du gastre argentée à la base comme le thorax, et
dorée en arrière . . cupreopubescens For. v. dido Wheeler
{-argentea Stitz).
7. Tête et thorax plus faiblement striés, plutôt rugueux-ridé, côtés
de la tête plus arqués (10-12 mm.) .... P. militaris F.
— Tête et thorax assez fortement striés en long, côtés de la tête
plus droits....... militaris F. v. sibangensis For.
8. Plus svelte, les yeux très bombés, épines épinotales plus longues,
stries de la tête et du thorax plus accusées ....... 9
— 223 —
— Plus robuste. Yeux moyennement convexes, et plus larges, épines
épinotales pas plus longues que l'intervalle de leur base, (plus
courtes que la moitié de cet intervalle chez la [[queen]]) . . . . . ii
9. Pubescence dense et uniformément cuivrée partout.
P. militaris F. st. cupreopubescens For.
— Pubescence non entièrement cuivrée partout ..... 10
10. Pubescence cuivrée ou dorée sur le thorax et le gastre, grise ou
argentée sur les côtés du thorax.
cupreopubescens For, v. pleurata Sants.
— Tête et thorax dorés, pubescence du gastre assez dense et gri-
sâtre. ..... cupreopubescens For. v. calabarica For.
11. Tête et gastre avec un pubescence abondante
P. militaris st. bruta Sants.
— Gastre à peine pubescent et assez luisant.
st. bruta Sants. v. sankisiana For.
127. -- Polyrhachis (Myrma) militaris F. st. cupreopubescens
For. var. pleurata n. var.
[[worker]] Pubescence du dos du thorax et du gastre d'un jaune cuivreux
ou doré, celle des côtés du thorax grise ou argentée (aussi cuivrée
sur les côtés que dessus chez cupreopubescens For.). La tête est aussi
striée que chez sibangensis For., pour le reste comme chez cupreo-
pubescens. Ressemble par sa couleur à la race bruta Sants. Mais elle
est moins robuste et ses yeux sont distinctement plus convexes.
Congo belge : Yambata (Di Giorgi) types; — Kasaï, Kondué (Luja);
— Kunungu, — Mongende (Dr. H. Schouteden). — Betou, Labage
(Dr. Reicenbach).
Cameroun : Molundu, (Dr. Reichensperger).
128. — Polyrhachis (Myrma) militaris F. st. bruta Sants.
[[worker]] (Non décrite). Long : 12-12,5 mm. Comme chez militaris F,
mais un peu plus robuste. Les stries de la tête moins apparentes que
chez les var, de cupreopubescens For. Les yeux sont un peu plus grands
et un peu convexes, nullement bombés comme chez les autres varié-
tés. La pubescence dorée abonde sur le dos du thorax et le gastre,
elle est grisâtre sur les côtés du thorax. Epines supérieures de l'écaillé
— 224 —
longues comme les 3/4 de leur intervalle; les inférieures assez dévelop-
pées; celles de l'épinotum à peine plus longues que chez militaris.
Congo belge : Elisabethville (Poppe) au Musée du Congo.
129. — Polyrhachis (Myrma) militaris F. st. bruta Sants. v.
sankisiana For.
Cette variété se rapporte à bruta dont elle diffère par son gastre
faiblement pubescent et assez luisant.
Congo belge : Kasenga (Dr. Stappers). Ces [[worker]] [[worker]] ont la pubescence
du thorax aussi cuivrée que chez cupreopubescens; elle est dorée chez
les exemplaires types.
130. — Polyrhachis (Myrma) gagates Sm. v. congolensis Sants.
(= P. gagates Sm. st. indefinita For.).
L'examen d'un cotype de cette dernière forme me prouve qu'elle
est identique à congolensis.
131. — Polyrhachis (Myrma) laboriosa Sm.
Congo belge : Kasaï, Ngombé, — Macaco, — Luebo (Dr. H.Schou-
teden).
132. — Polyrhachis (Myrma) laboriosa Sm. var. architecta n. var.
[[worker]] Diffère du type par ses épines de l'écaillé qui sont beaucoup plus
écartées, bien plus espacées au bout que longues. Le gastre est aussi
plus volumineux, dépourvu de poils dressés dessus et de côté, puis
la pubescence en est plus courte et d'un gris jaunâtre comme le tho-
rax. Le mésotonum est distinctement plus long que chez le type et
l'épinotum un peu plus large.
Congo belge : Kondué (Luja) 2 [[worker]] reçues de Mr. Reichensperger.