EXTRAIT DES ANNALES
DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
VOLUME XCV. — ANNÉE 1926
TROIS NOTES MYRMÉCOLOGIQUES
par le Dr F. Santschi.
(Paru le 31 mars 1926.)
13
TROIS NOTES MYRMÉCOLOGIQUES
par le Dr F. Santschi.
I
RETOUCHES A LA TRIBU DES PLAGIOLEPIDINI Forel.
En révisant, l'an passé, les sous-genres de Plagiolepis, je m'étais
convaincu que ce que j'avais désigné comme sous-genre Anoplolepis,
méritait d'être élevé au rang de genre. J'en fis alors part à M. Emery
lequel me répondit avoir déjà adopté cette modification dans son
Catalogue des Formicinae du Genera Insectorum, alors sous presse.
Je résolus donc d'attendre l'apparition de cet important ouvrage pour
mettre au point la revision que je 'm'étais proposée. Enfin voici les
diagnoses des genres et sous-genres de cette tribu autres que le genre
Acropyga Roger, ce dernier pouvant demeurer tel que l'a institué
M. Emery.
Genre Anoplolepis (Santschi).
Emery, 1925, Cat. Gen. Insect. Formicinae, p. 16.
Plagiolepis s.-g. Anoplolepis Santschi, 1914, Voyage Alluaud Jeannel,
Afr. Or., Formicidae, p. 123.
[[worker]]. Antennes de 11 articles. Epinotum mutique. Métanotum soudé
avec le mésonotum. Articles 2 et 3 du funicule bien plus allongés
dans leur ensemble que le premier du funicule. Taille moyenne, ou
variable.
1. Subgenus Anoplolepis Santschi sensu str.
[[worker]]. Monomorphes; assez grandes. Les 4 premiers articles du funicule
subégaux, le 3e plutôt plus long que le premier. Ocelles absents.
[[male]]. Beaucoup plus petits que les [[queen]].
Type : Formica longipes Jerdon, 1851.
Autres espèces : Plagiolepis carinata Emery, 1899. P. braunsi Forel
1913.
Ann. Soc. ent. Fr., xcv [1926].
14 Dr F. Santschi.
2. Subgenus Zealleyella (Arnold) Santschi emend.
Arnold, 1922, Ann. South. Afr'. Mus., p. 579.
[[worker]]. Polymorphes, [[male]]. Aussi grand que la 9. Métanotum plus ou
moins distinct chez les [[worker]] major. Antennes comme chez le s.-g.
Anoplolepis. Ocelles chez la [[worker]] major, manqué chez [[worker]] minor.
Type : F. cutodiens Sm. 1858.
Autres espèces P. (A.) rufescens Sants., nuptialis Sants., Plagiolepis
steingroveri Forel.
3. Subgenus Mesanoplolepis, n. subg.
[[worker]]. Monomorphes, taille médiocre. Yeux en arrière du milieu des
côtés de la tête. Écaille plus ou moins inclinée en avant. Ensemble
des articles 2 et 3 du funicule pas beaucoup plus long que le premier.
[[male]] de même taille que la [[worker]], [[queen]] beaucoup plus grande. Ocelles
distincts.
Type : Plagiolepis simulans Santschi, 1908.
Autres espèces : P. (A.) deceptor Arnold, 1922 P. decolor Em.
1910, melanaria Arnold.
4. Subgenus Tapinolepis Emery,
1925. Cat. Gen. Insect. Formicinae, p. 18.
[[worker]] Monomorphes." Taille médiocre. Yeux en avant du milieu des
côtés de la tête. 2e article du funicule bien plus court que le suivant.
Écaille fortement inclinée en avant.
Type : Plagiolepis (Anoplolepis) tumidula Emery, 1915.
Genre Plagiolepis Mayr.
Ce genre reste ainsi limité à de petites espèces comme chez Bra-
chymyrmex et ne dépassant que rarement 2 mm. chez la [[worker]]. Le méso-
notum est ici-très apparent. Ocelles absents ou peu développés.
[[worker]] isomorphes ou presque.
1. Subgenus Plagiolepis Mayr.
Mayr., 1861, Europ. Formicid. p. 42.
Emery, 1925, Gen. Insect., Formicinae, p. 19.
Mésonotum non saillant sur le profil, epinotum non relevé, déprimé
ou peu convexe. Tout l'ancien continent. Ocelles absents.
Type : Formica pygmeae Latreille, 1798.
Trois notes myrmécologiques. 15
2. Subgenus Anacantholepis Sanschi,
1914, Medd. Göteborgs Mus. Zool., III, p. 36 (partim).
[[worker]]. Monomorphes. Epinotum relevé en bosse. Métanotum notable-
ment saillant sur le profil du corselet. Afrique. Ocelles peu apparents.
Type : Plagiolepis decora Santschi, 1914.
Ce sous-genre passe au genre Acantholepis par de nombreuses
affinités. Il s'en distingue par l'absence ou la réduction des ocelles,
un epinotum nullement anguleux, et l'uniformité de la taille. Les
espèces d'Asie que j'avais précédemment comprises dans ce sous-
genre doivent passer au genre suivant comme nouvelle section.
Genre Acantholepis Mayr.
Ce genre paraît au premier abord très facile à distinguer des
Plagiolepis, par l'épinotum très anguleux au-dessus des stomates et
l'écaillé ordinairement bicuspide, mais les passages au sous-genre
Anacantholepis sont fréquents et alors la distinction ne repose plus
que sur le développement accentué des ocelles, la variabilité de la
taille ou la forme plus anguleuse de l'épinotum.
1. Subgenus Lepisiota, n. subg.
Plagiolepis (Anacantholepis) Santschi 1914 (partim),
Medd. Göteborgs Mus. Zool., III, p. 36.
Ocelles bien développés (1) et variabilité assez grande de la taille;
écaille mousse inerme. Epinotum faiblement anguleux. Espèces
d'Asie.
Type : Plagiolepis rothneyi, Forel 1984.
2. Subgenus Acantholepis Mayr.
1861, Europ. Formicid., p. 42.
Angles de l'épinotum très saillants, tubercules, dentés ou épineux.
Suture mésonotale présente chez les espèces courtes, effacée chez les
formes allongées. Écaille bicuspide ou inerme. Ocelles présents.
Tout l'ancien continent.
Type : Hypoclinea frauenfeldi Mayr., 1855.
(1) C'est par erreur que Bingham (Fauna Brit. India, p. 320, 322), dit que
P. watsoni For. n'a pas d'ocelles. Ils sont aussi bien développés que chez
les formes voisines sur des exemplaires de cette espèce reçus et déterminés
par Forel.
16 Dr F. Santschi.
II
NOTES SUR LES CAMPONOTUS
Sous-genre Myrmopelta Sants.
J'ai établi ce sous-genre en 1921, (Ann. Soc. Ent. de Belgique, LXI,
p. 310.) sur un petit groupe de Camponotus africains qui fait un bloc
assez homogène et distinct de ses voisins. Cependant, mon regretté
ami et collègue M. C. Emery, crut devoir le décomposer dans son
Catalogue des Formicinae du Genera Insectorum, 1925. 11 est évident
qu'il n'en avait pas saisi entièrement la figure puisque des formes
très voisines se rapportant au C. chrysurus Gerst. comme races ou
variétés se trouvent placées par lui dans trois sous-genres différents.
Ainsi les Camponotus chrysurus, Gerst., altisquamis Mayr., Kollbrun-
neri For. et apelis For. sont classés dans le S. G. Myrmopiromis
Wheeler; les C. barbarossa, Em., arminius For, securifer Em., Yvonnae
For. dans le S.-G. Myrmamblys Forel; le C. micipsa Wh. dans le S.-G.
Myrmisolepis Sants. Or ces formes sont incontestablement si voisines
qu'il faut beaucoup d'attention pour les distinguer et cela sur des
caractères si minimes que pour la plupart ils ne valent pas la distinc-
tion spécifique.
C'est entre les S.-G. Myrmopiromis et Myrmotrema que doit se pla-
cer le S.-G. Myrmopelta, dont voici les caractères distinctifs :
Épistome de l'ouvrière maxima étroit, subrectangulaire, assez
plat, avec une impression longitudinale et médiane plus ou moins
nette et occupant tout l'article ou seulement son quart postérieur.
Chez l'ouvrière media et minor, l'épistome devient trapézoïdal et plus
ou moins caréné. Le bord antérieur forme un léger lobe qui dépasse
faiblement le bord antérieur de la tête chez cette dernière tandis qu'il
ne le dépasse pas chez l'ouvrière maxima, La tête est assez grande,
souvent allongée chez l' [[worker]] major,.mais surtout chez la femelle. Le
pronotum est arrondi, sans épaules ni bordure. L'épinotum est net-
tement séparé du promésonotum par un sillon plus ou moins imprimé.
A la sculpture ordinaire s'ajoute quelquefois une ponctuation pilifère
en forme de fossettes allongées disposées surtout autour de la bouche
et rappelant le S.-G. Myrmotrema. La pilosité dressée est bien développée
dorée ou blanchâtre, assez épaisse mais pointue, parfois une pelisse
sur le gastre. Le noir domine.
Voici la liste des espèces :
Trois notes myrmécologiques. 17
Camponotus (Myrmopelta) vividus (Smith) Santschi, 1921, Ann.
Soc. Ent. Belgique, LXI, p. 311, Fig. A. B.
Formica vivida Sm., 1856, Cat. Hym. Brit. Mus, VI, p. 31 [[worker]].
Formica laboriosa Sm., Ibid, p. 32 [[queen]]
Colobopsis vivida Mayr, 1881, Verh. Zool.-Bot. Ces. Wien, XXXV.
p. 354.
Camponotus (Colobopsis) vividus, Em., 1889, Ann. Mus. Civ. Genova,
XXVII, p. 517.
Camponotus (Orthonotomyrmex) vividus Sants., 1915, Ann. Soc. Ent.
France, LXXXIV, p. 264.
Cette espèce, commune dans toute l'Afrique tropicale varie beau-
coup entre les individus d'un môme nid et fort peu d'une variété à
l'autre ; ce qui rend difficile leur détermination. J'ai cherché ici à en
fixer les caractères les plus saillants, bien que ceux-ci soient loin
d'avoir la constance nécessaire pour en établir autre chose que des
variétés.
J'ai d'abord essayé de déterminer le type de Smith d'après un cro-
quis d'un cotype du British Museum que M. Crauley a bien voulu
jaire pour moi. Le profil du thorax est voisin de C. meinerti For. mais
l'épinotum plus anguleux et la suture mesoepinotal plus enfoncée. Je
possède une série de 9 individus de la Sierra-Leone, patrie du type et
autant desrégions voisines du Sénégal, Guinée française, Côte-d'Ivoire
et Dahomey, qui portent les. caractères ci-dessus et sont relativement
plus petits que meinerti. L'[[worker]] maxima, celle dont les scapes ne dé-
passent guère le bord postérieur de la tête atteint au plus 8 mm.
L'épistome, comme chez toutes les autres variétés, présente une im-
pression plus ou moins nette dans le tiers ou le quart postérieur de la
ligne médiane et deux plus petites, en fossettes allongées vers les
angles postérieurs de cette pièce. Ces dernières se retrouvent chez les
ouvrières de toutes tailles et de toutes variétés, tandis que l'impression
médiane s'efface dès les [[worker]] média major et se remplace peu à peu par
une carène plus accusée chez les [[worker]] minor.
Camponotus (Myrmopelta) vividus Sm. v. meinerti (For.)
Fig. G. H.
Camponotus meinerti Forel, 1886, Ann. Soc. Ent. Belgique, XXX.
p. 189, [[worker]] [[queen]]
Camponotus (Myrmentoma) meinerti Forel, 1912, Mem. Soc. Ent.
Belgique, XX, p. 91,
Ann. Soc. ent. Fr., xcv [1926], 2
18 Dr F. Santschi.
Camponotus (Orthonotomyrmex) meinerti Forel, 1913. Rev. Suisse
Zool. XXI, p. 670.
Camponotus (Orthonotomyrmex) vividus Wheeler, 1922, Bul. Am.
Mus. nat. Hist. XLV, p. 975 (partim).
Camponotus (Myrmamblys) vividus Emery, 1925, Cat. Gen. Insc.
Formicinae, p. 142 (partim).
Cette variété est facile à reconnaître grâce à la description détaillée
de Forel (1886). Elle atteint chez l'[[worker]] maxima 11 mm. Le profil du
thorax est plus continu, la suture mésoépinotale plus évasée et moins
profonde que chez le type. La [[queen]] est plus robuste, la tête largo de
2,8 mm. Cette variété est surtout répandue dans l'Angola, le Bas et le
Moyen Congo et le Cameroun.
Camponotus (Myrmopelta) vividus Sm. v. reginae Forel Fig. E. F.
Campon. reginae Forel, 1901, Mitth. Schweiz Ent. Ges. X, p. 307, [[worker]]
Camponotus meinerti v. reginae Forel, 1911, Rev. Zool. Afr., I, p. 282.
Camponotus (Orthonotomermex) meinerti st. reginae, Forel, 1913
Rev. Suisse Zool. XXI, p. 670.
Camponotus (Myrmentoma) meinerti st. reginae Forel, 1913, Ann.
Sac. Ent. Belgique, LVII, p. 146, [[queen]]
Camponotus (Orthonotomyrmex) vividus Wheeler, 1922, Bul. Am.
Mus. Nat. Hist. XLV, p. 986.
Camponotus (Myrmamblys) vividus Emery, 1925, Cat. Gon. Ins. For-
micinae, p. 142.
Cette variété a le profil à peu près comme chez meinerti, mais la
taille est plus petite,[[worker]] maxima 7 mm., [[worker]] minor 4, 2 mm.
Angola, Bas Congo.
Campononotus (Myrmopelta) vividus Sm. v. cato Forel. Fig. C. D.
Camponotus (Orthonotomyrmex) meinerti st. cato Forel 1913, Rev.
Zool. Afr., II, p. 336.
Camponotus (Orthonotomyrmex) vividus st. cato Wheeler. 1922, Bul.
Am. Mus. Nat. Hist. XLV, p. 248, 976.
Camponotus (Myrmamblys) vividus st. cato Emery, 1923, Cat. Gen.
Ins. Formicinae, p. 142.
Cette variété, dont je possède 3 cotypes, diffère du type par sa scul-
pture un peu plus forte, la face basale de l'épinotum plus courte, mieux
bordée et sur un plan plus bas que le promésonotum.
Trois notes myrmecologiques. 19
Elle habite le Sud-Est de l'Afrique. Katanga : Sankisia (Bequaert)
types. — Rhodesia, Victoria Fall. (G. Arnold). Angola, Riv. Kwuatri.
(Rohan-Chabot)
Fig : 1, A, Profil du thorax et de l'écaillé de Camponotus (Myrmopelta)
vividus Sm. [[worker]]". — B,"[[worker]]*-. — C, Var. cato For [[worker]]- , — D,[[worker]]— (Type).
V. var. reginae For [[worker]] "-. — F, [[worker]]". —G, var, meinerti For [[worker]]". — H, [[worker]]".
20 Dr F. Santschi.
Camponotus (Myrmopelta) lividus Sm. v. semidepilis Wheeler.
Camponotus (Orthonotomyrmex) vividus v. semidepilis Wheeler, Bul.
Am. Mus. Nat. Hist., XLV, p. 248, [[worker]].
Camponotus (Myrmamblys) vividus v. semidepilis Emery, 1925, Cat.
Gen. Insec. Formicinae, p. 142.
Cette variété que je ne connais pas en nature, est caractérisée par sa
pilosité dressée plus pâle et de moitié moins abondante que chez les
autres variétés.
Moyen et Bas-Congo.
Camponotus (Myrmopelta) chrysursus Gerst. st. acutisquamis
Mayr. v. securifier Em.
Cette forme n'est qu'une simple variété de la rare acutisquamis Mayr
qui varie beaucoup. La [[queen]] est à peine distincte de celle de chrysurus.
Le Camponotus yvonnae Forel, dont on ne connaît qu'une [[queen]], parait
également n'être qu'une simple variété d' acutisquamis. Celle-ci a le
bord postérieur do la tête plus concave que chez chyrsurus et l'é-
caille plus tranchante au sommet, mais ces caractères ne sont pas
très constants même chez des individus de la même fourmilière.
Camponotus (Myrmopelta) chrysurus Gerst. st. acutisquamis
Mayr. v. dotalis, n. var.
Diffère de la race acutisquamis par ses antennes noirâtres (et non
rougeâtres) et par la tête beaucoup plus étroite chez les [[worker]] de 8 mm.,
que chez celles de acutisquamis demême taille.
Congo français : Loubaye (du Buisson).
Camponotus (Myrmopelta) kollbrunneri (Forel).
Camponotus chrysurus st. kollbrunneri Forel, 1910, Zool. Jahrb.,
Syst., XXIX, p. 268, [[worker]].
Camponotus (Myrmopiromis) chrysurus st. kollbrunneri Emery,
1925, Cat. Gen. Insect. Formicinae, p. 129.
Forel décrit cette espèce sur un exemplaire de 8 mm. qu'il désigne
comme [[worker]] major. L'épistome n'a pas de sillon ni de carène, comme
c'est le cas chez C. barbarossa Em. et ses voisins de même taille, le
sillon médian du clypeus n'apparaissant que chez les [[worker]] maxima ou
presque. En outre, elle a l'épistome et les joues garnies de points
fossettes pilifèrés, autre caractère qui la sépare de chrysurus pour la
rapprocher de barbarossa. Elle se distingue de ces deux espèces,
d'après Forel, par la longueur plus grande de la face basale de l'épi-
notum. Je possède deux [[worker]] media et minor de l´ Abyssinie que j'ai
rapportées à kollbrunneri en raison dela ponctuation de 1'[[worker]] 'media, et
Trois notes myrmecologiques. 21
de leur pelisse abdominale qui répond à la description de Forel.
Mais, ici, la lace basale de l'épinotum n'est pas plus longue que la
déclive. Il serait utile de revoir le type de Forel. En attendant, je
classe comme espèce cette forme à laquelle se rattachera peut-être
barbarossa et ses variétés.
Camponotus (Myrmopelta) barbarossa (Emery).
Camponotus (Orthonotomyrmex) arminius Forel st. barbarossa
Emery, 1920, Bol. Soc. Ent. Ital., LII, p. 26, [[worker]] [[queen]].
Camponotus (Myrmamblys) arminius st. barbarossa Emery, Cat.
Gen. Insect. Formicinae, p. 142.
Cette espèce est facile à distinguer par la ponctuation en fossettes
allongées qui orne plus ou moins les joues et l'épistome, donnant
naissance à une pilosité dorée ou cuivreuse. Elle est assez fréquente
dans les collections où elle est. représentée par des variétés plus ou
moins certaines. L'étude do séries complètes seule pourra mettre au
point leur valeur relative.
D'après M. Emery, la [[queen]] n'aurait pas do sillon à l'épistome ce qui la
différencierait des formes voisines, mais je doute que ce caractère soit
bien constant chez la [[queen]]. L'[[worker]] major a la tête plus allongée que chez
les autres variétés et un fort sillon clypeal.
Camponotus (Myrmopelta) barbarossa Em. v. micipsa Wheeler.
Camponotus (Myrmotrema) micipsa Wheeler, 1922, Bul. Am. Mus.
Nat. Hist., XLV, p. 252, [[worker]].
Camponotus (Myrmisolepis) micipsa Emery. 1923, Cat. Gen. Insect.
Formicinae, p. 134.
Cette forme n'est guère qu'une variété de barbarossa avec les côtés
du thorax plus luisants. La forme de la tête est même un peu plus
allongée que chez le type, caractère du reste trop variable suivant la
taille. La Q n'est pas décrite.
Camponotus (Myrmopelta) barbarossa Em. v. sulcatinasis, nov.
Je nomme ainsi une variété dont les côtés de la tête sont plus arron-
dis chez la "[[worker]] à épistome sillonné.
Congo belge. Haut Uele, Moto — Ituri, La Moto [[worker]] (Burgeon). —
Vieux Cassongo, Kimpako (Vanderijst). — Lesse (Lt Bonnevie).
Tableau analytique des [[worker]] du S.-G. Myrmopelta Santsch.
1. Clypeus et joues des "[[worker]] garnis de fossettes piligères..
— Clypeus et joues sans fossettes....................
22 Dr F. Santschi.
2. Pubescence du gastre dense, formant souvent pelisse dorée. 4.
— Pubescence du gastre clairsemée...................... 3.
3. Noir franc. Long : 5 à 9 mm. Delagoa......... arminius Forel
— D'un noir à reflet bleuâtre très net. Suture promésonotale
un peu plus prononcée. Tête de la [[worker]]" un peu plus
rétrécie devant. Long : 6,5 à 8,3mm. Natal.............
........................... arminius v. biconstrictus Forel
4. Face basale de l'épinotum plus longue que la déclive.
Abyssinie.............................. kollbrunneri Forel
— Face basale de l'épinotum plus courte que la déclive___ 5.
5. Tête plus large, les côtés plus convexes chez 1'[[worker]] major. (=[[worker]])
Congo S. E................ barbarossa v. sulcatinasis n. v. .
— Côtés de la tête presque droits chez la "[[worker]]............. 6.
6. Tête de la "[[worker]] de 3,5 sur 3,1 mm. Côtés du thorax assez
mats. [[queen]] sans sillon clypeal............... barbarossa Emery
— Thorax luisant sur les côtés. Tête de la "[[worker]] plus allongée.
(3.8 sur 3 mm.)............. barbarossa v. micipsa Wheeler
7. Pilosité dressée roussâtre ou dorée, parfois une pelisse
sur le gastre et l'épistome sillonné chez la "[[worker]]........... 8.
— Pilositéb dressée blanchâtre, pas de pelisse. Une impression
punctiforme aux angles postérieures du clypeus. Celui-
ci légèrement impressionné dans son tiers postérieur
chez les "[[worker]]........................................ 12.
8. Sommet de l'écaillé mousse ou presque mousse. Tête de
la "[[worker]] plus allongée................. chrysurus Gerstaecker
— Sommet de l'écaillé très aminci, tranchant.............. 9.
9. Une pelisse très nette sur le gastre..................... 10.
— Pas de pelisse, sur le gastre....... chrysurus st..apelis Forel
10. Funicules en grande partie roussâtres ou brun roussâtre. 11.
— Funicule noir comme le scape. Tête de la [[worker]] de 8 mm. plus
étroite......... chrysurus st. acutisquamis v. dotalis n. var.
11. Tète de la [[worker]] de 3,3 sur 3 mm. Sillon clypeal faible ou
absent. Long : 6,5 à 10,5 mm. Cameroun................
......................... chrysurus st. acutisquamis Mayr.
Tête dela "[[worker]] de 8 mm. plus large. Clypeus avec sillon
Trois notes myrmécologiques. 23
médian bien marqué chez la ''[[worker]]. Tête de la [[queen]] de 2,8
sur 2.3 mm. Cameroun...............................
............ chrysurus st. acutisquamis v. securifer Emery
— Tète de la [[queen]] longue de 3.2 sur 2,5 de large............
............. chrysurus st. acutisquamis v. yvonnae Forel
12 Sillon metanotal moins profond, plus évasé, epinotum moins
abaissé ou plus long., fig. 1........................... 14.
— Sillon metanotal plus profond. Epinotum plus court, "[[worker]]
long. 8 mm..............*........................... 13.
43. Plus luisant. Tête de la [[queen]] large de 2.6 mm; Afrique occi-
dentale. Congo N............................ vividus Smith
— Plus sculpté, epinotum un peu plus bas et plus nettement
bordé. Afrique S. E................. vividus v. cato Forel
14. "[[worker]] long :10 à 11mm. "[[worker]] long: 5,5 mm. Tête de la [[queen]] large
de; 2,8 mm. Angola. Bas Congo, Cameroun..............
................................. vividus v. meinerti Forel
— "[[worker]] long : 8 mm. "[[worker]] long : 4,2 mm. Bas Congo, Ango-
la ................................ vividus v. reginae Forel
— Pilosité plus rare.................... V. semidepilis Wheeler
Sous-genres Myrmoturba et Tanaemyrmex.
Dans son essai de classification des Camponotus en sous-genres, Forel
avait constitué comme groupements de cette valeur les Myrmoturba
et Dinomymex. Ce dernier sous-genre se distinguant principalement du
premier par la forme de la tète do l'ouvrière minor qui se rétrécit à
partir des yeux pour converger vers l'articulation cervicale, celle-ci
se confondant avec lc bord postérieur de la tète et le comprenant en
entier. Souvent il se forme un col assez prononcé. La taille est en
général plus grande, mais cela n'a rien d'absolu, de même que le
rapprochement des arêtes frontales. Le S-G. Dinomymex avait ainsi
un aspect particulier et, à l'exception de quelques espèces mal étudiées.
avait été admis par tous les myrmécologues, y compris Emery.
Mais ce dernier vient de modifier tout cela dans son Catalogue des
Formicinae (1925), ne réservant pour le sous-genre Dinomyrmex que
la Formica gigas Latr., créant pour Camponotus caesar For., le nouveau
sous-genre Myrmoxygenys, et réunissant tout le reliquat du S-G. Dina
myrmex Forel au S-G. Myrmoturba Forel, sous le nom de Tanaemyr-
mex. Emery base cette nouvelle classification sur la difficulté de déter-
24 Dr F. Santschi.
miner le sous-genre en l'absence de cette ouvrière minor. Il lui dis-
tingue trois catégories de têtes a, ß, y. Chez a le bord postérieur est très
accentué, chez ß ill 'est plus faiblement. chez y il n'existe plus. Ce dernier
caractère correspond aux anciens Dinomyrmex, les caractères a et ß
au sous-genre Myrmoturba Forel. Mais les ouvrières media et media
minor, do Dinomyrmex ont la tète du type a et ß de sorte qu'en pré-
sence de l'un de ces derniers seul on peut être induit à classer dans le
S.-G. Myrmoturba. Au premier abord cette raison peut paraître suffi-
sante pour admettre la dernière classification d'EMERY.
Cependant je crois encore préférable de conserver l'ancien groupe-
ment des Myrmoturba de Forel d'une part et de l'autre un sous-genre
Tanaemyrmex correspondant à celui des Dinomyrmex Forel moins les
Camponotus gigas et caesar (Dinomyrmex et Myrmoxygenys Em.) pour
les raisons suivantes.
Le genre Myrmoturba réuni à celui des Tanaemyrmex compte déjà
plus de 160 espèces, 100 races et 160 variétés soit un dédale de plus
de 440 formes qu'il est très difficile de déterminer sans collection et
littérature complète.
Il apparaît donc opportun de créer, si possible, une division dans
ce vaste amas, de façon à limiter les recherches, pour le moins dans
les cas où l'ouvrière minor est connue, quitte, dans les cas contraires,
à étendre ses recherches dans les sous-genres voisins.
L'espèce n'est un organisme complet chez les Fourmis que par la
présence de tous les sexes et de toutes les castes, tandis que chez.
d'autres animaux il peut être complet sur un seul individu. Si un
caractère distinctif, générique ou autre, repose sur un seul organe,.
par exemple l'antenne, doit-on repousser ce caractère pour la raison.
que l'animal ne peut être sûrement déterminé si cet organe, l'antenne,
vient à manquer accidentellement? Or, l'absence de l'une des castes
d'une espèce de fourmis dans une collection est un accident identique
au point de vue systématique.
Plusieurs espèces des sous-genres voisins font aussi transition aux
Tanaemyrmex sens Emery. En outre, d'autres sous-genres ne peuvent
être identifiés sur les seules petites ouvrières. Il en est de même
pour la plupart des mâles de Camponotus non accompagnés de leurs
ouvrières. Si l'on voulait appliquer là les mêmes règles que pour le
S.-G. ci-dessus, on devrait réduire beaucoup le nombre des sous-
genres, lesquels ont précisément été créés pour faciliter les détermi-
nations.
La proximité de certains Myrmoturba avec des Dinomyrmex sens
Forel pourrait bien être plus apparente que réelle, ou plutôt plus
Trois notes myrmécologiques. 25
convergente que phylogénique. J'ai déjà cité (Rev. Zool. Afr., p. 293,
1923) des mimétismes de convergence dont la raison biologique n'est
pas encore connue, mais qui ont produit des confusions chez plusieurs
myrmécologues (Santschi, 1921, Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. du Nord,
XII, p. 73, 74 note). Il y a également lieu d'examiner jusqu'où va
l'affinité mimétique du C. hova et de ses races avec celles du C. ma-
culatus. La plupart des ouvrières minor de ce groupe sont du type y
et se placent dans le sous-genre Tanaemyrmex tel que je le comprends
actuellement, c'est-à-dire limité aux anciens Dinomyrmex de Forel à
l'exclusion des Dinomyrmex gigas Latr. et Myrmoxygenys Caesar For.
La classification du genre Camponotus avec ses 40 sous-genres et
ses 650 espèces (je ne parle pas des sous-espèces ni des variétés qui le
feraient monter à près de 1.000 formes) est encore en pleine évolution
systématique et ce n'est que quand on le possédera en entier que les
coupes pourront devenir définitives.
III
TROIS NOUVELLES FOURMIS.
Leptogenys (Machaerogenys) arcirostris, n. sp. [[worker]] Long :
7 mm. Très voisine de L. ridens Forel, dont elle diffère comme suit :
noire; mandibules, base du scape, funicule et tarses rouge brunâtre,
reste des appendices brun foncé. Bord membraneux de l'épistome
jaune. Mate, irrégulièrement ponctuée et assez grossièrement réticulée.
Face déclive de l'épinotum ridée en travers. Pilosité dressée, courte et
abondante sur tout le corps, plus longue sur les côtés du gastre et
vers la bouche, plus courte sur les appendices. Une pubescence adja-
cente assez abondante sur les derniers segments du gastre, rare
ailleurs.
Tête trapézoïdale, environ un cinquième plus longue que large
devant (un peu moins longue que chez L. truncatirostris For.). Les
côtés assez droits et le bord postérieur assez convexe. Yeux au tiers
antérieur, et aussi grands que l'espace qui les sépare du bord antérieur
de la tète. Sillon frontal court, luisant. Épistome fortement caréné, un
peu plus long que chez truncatirostris avec le bord antérieur régu-
lièrement et assez fortement arqué. Mandibules arquées, plus épaisses,
à l'extrémité qui est coupée obliquement avec l'angle interne arrondi
et terminée d'une dent comme chez ridens. Pronotum plus long que
large avec le col. Face déclive subbordée, plane transversalement,
convexe de haut en bas vers l'angle arrondi qu'elle forme avec la face
26 Dr F. SANTSCHI.
basale. Nœud cubique arrondi comme chez ridens, postpetiole plus
large que long, plus large et beaucoup plus court que le segment
suivant.
Chez ridens, la tête est plus large devant. L'épistome en triangle
tronqué. La pilosité autrement disposée. Le postpétiole est presque-
aussi long que le segment suivant.
Madagascar : Moramonga (Descarpentries)1 [[queen]].
Sima (Tetraponera) plicatidens, n. sp. [[queen]]. Long, 5 à 5,5 mm.
Base des mandibules, des scapes et des funicules, trochanters de la
deuxième paire rougeâtres. Reste de ces appendices, bord antérieur
do la tête, genoux, tibias et tarses d'un brun rougeâtre plus ou moins
foncé, le reste noir. Lisse et luisante, et très finement réticulée sur
les joues. De longs poils blanchâtres rares sur le thorax, moins clair-
semés sur le gastre. Une pilosité plus fine et plus irrégulière sur les
mandibules, les scapes et plus fournie sur la tête. La pubescence
adjacente est fine, se cantonne sur les scapes, les tibias et les tarses.
Tète rectangulaire, de deux tiers plus longue que large, arrondie
aux angles postérieurs, les angles antérieurs saillants et aigus, presque
dentés. Les yeux, très allongés, médiocrement convexes, n'occupent
pas tout à fait le tiers moyen des côtés de la tête. Sillon et aire fron-
tale invisibles. Intervalles des crêtes frontales plus creusés en gouttières
que chez S. sahlbergi For. Lobe de l'épistome très avancé, subca-
réné, à bord antérieur marqué et faiblement festonné, séparé des
parties latérales par une échancrure triangulaire profonde. Mandibules
luisantes, lisses à leur base, striées avec des points sur leur moitié dis-
talc, brusquement coudées à la base. Le sommet de ce coude est
échancre et dessine un angle saillant en dehors, dû au bord externe.
Insinué, de la pièce. Bord terminal armé de 5 dents, aussi long que le
bord interne et formant ensemble un angle presque droit. Une surface
plane, triangulaire se trouve sur la face antérieure de la mandibule et
dont la base correspond au bord denté. Le scape atteint le tiers posté-
rieur des yeux. Article 3 du funicule plus épais que long. Pronotum
aussi large que long, arrondi devant, assez convexe, non bordé et 1/4
plus étroit que la tête. Ailes hyalines à nervures pâles, ne dépassant
que de peu le bout du gastre. Face basale de l'épinotum convexe,
subbordée, plus large devant que derrière un tiers plus courte
que la face déclive à laquelle elle s'unit par une convexité.
Pédicule du pétiole long comme la moitié du nœud. Celui-ci environ
deux fois plus long que large, prismatico-fusiforme, ses bords nets
mais mousses. Sa plus grande largeur se trouve autiers postérieur, le
Trois Notes myrmécologiques. 27
dessus est bien plus convexe devant que derrière, sur le profil, le des-
sous droit forme une concavité avec le pédicule. Postpetiole aussi
haut que le pétiole, que large et que long ; tronqué derrière. Gastre un
peu plus large que le thorax. Cuisses épaisses.
[[male]] Long : 5 mm. Noir. Appendices brun foncé. Ailed sculpture
comme chez la 9- Pilosité plus rare sur les scapes plus abondante
sous le gastre. Tête ovale, d'un bon quart plus longue que large, un
peu plus étroite devant les yeux qu'au bord postérieur qui est con-
vexe. Les yeux, très convexes, occupent presque la moitié antérieure
des côtés et sont distants d'un sixième de leur longueur du bord anté-
rieur. Une forte impression devant l'ocelle médian. Deuxième article
du funicule un peu plus long mais moins épais que le scape- Aire fron-
tale grande, plane, triangulaire, pas plus large que longue. Épistome
convexe. Mandibules assez longues, de trois dents rougeâtres. Pétiole
plus longuement pédicule devant, plus étroit, plus fusiforme et moins
prismatique que chez la [[queen]]. Pospétiole une fois et demi plus long que
Large derrière et le double plus large que le petiole.
Voisin de S. fitrix For. mais plus petit, les mandibules et les
angles de la tête ressemblent au croquis que j'ai donné de S. diana
Sants, (Rev. Suisse de Zool., LXX, p. 119, 1911).
Madagascar : Massif de l'Ankaratra, entre 1.200et 2.000 m., 5, XII,
1924, [[male]][[queen]] (types). Moramonga [[queen]] (Descarpentries)
Sima grandidieri Forel v. variegata. Forel [[queen]] (non décrite)
Long : 8mm. Ne diffère de 1'[[worker]] que parla longueur plus grande de la
tète et du pétiole. Couleur et le reste comme chez l'ouvrière.
Madagascar : Moramanga(Descarpentries).
Acantholepis imperfecta, n. sp. [[worker]] Long : 2 mm. Noire. Moitié
basale du scape, articulations des pattes et tarses roussâtres. Reste des
mitonnes, et tibias d'un brun plus ou moins roussâtre. Très luisante,
lisse. Un peu striée dans le fond des sillons thoraciques. Pilosité dressée
plutôt courte sur le thorax, un peu plus longue sur le gastre. Pubes-
cence des appendices couchée, clairsemée sur la tête, rare ailleurs.
Tête aussi large que longue, un peu plus étroite devant, les côtés
convexes surtout dans la moitié postérieure d'où les angles s'arron-
dissent vers un bord postérieur droit. Yeux peu convexes, plus
grands que le tiers des côtés et placés un peu obliquement entre le
tiers antérieur et le quart postérieur. Le sillon frontal dépasse un peu
les arêtes frontales lesquelles sont parallèles et aussi longues qu'é-
cartées. Épistome fortement caréné, à bord antérieur convexe et
couvrant engrande partie les mandibules. Le scape dépasse d'un quart
28 Dr F. Santschi. — Trois notes myrmecologiques.
do sa longueur le bord postérieur do la tête. Articles 2 et 3 du funi-
cule subégaux, aussi longs ensemble que le premier, et plus courts
chacun que Io quatrième. Pronotum un quart plus étroit que la tête
et 1/5 plus large que long avec le mésonotum ; les côtés fortement et
régulièrement convexes. Il dessine sur le profil, avec le mésonotum,
une convexité régulière et accentuée. Métanotum dégagé par des
sillons profonds, le double plus large que long et à profil triangulaire.
Face basale de l'épinotum un peu plus haute que le métanotum et
s'élevant obliquement d'avant en arrière, un peu moins longue au
milieu que large devant et que la moitié du bord postérieur qui est
concave. Les côtés divergent vers les angles qui sont saillants et sub-
dentés. Le dessus est droit transversalement et un peu convexe longi-
tudinalement. Face déclive concave en tous sens et fortement bordée.
Écaille inerme, le bord supérieur étant aminci, transversal et aussi
haut que l'épinotum, les côtés minces, la face antérieure assez convexe,.
la postérieure plus faiblement et le pédicule postérieur aussi long que
la hauteur de l'écaillé, et réticulé. Gastre un tiers plus long que la
tête.
Sud Rhodesia! Cloud and Mombu Monts (G. Arnold, 6-17. IV,
1923 ,8 [[worker]]).