(Rev. Zool. Bot. Afr., XVI, s.)                                                   (A paru le 15-IX-1928.)

Descriptions de Nouvelles Fourmis Ethiopiennes

Par le Dr. F. SANTSCHI.

(Suite).

29. — Monomorium (Xeromyrmex) speculiceps n. sp. (fig. 3a).

[[worker]]. — Long. 3,3 à 3,5 mm. — Brun rouge foncé. Nœud et base
du gastre d'un brun plus clair. Tête et reste du gastre noirs. Pédicule
du petiole roussâtre.

Tête et gastre très lisses, polis et très luisants. Le bord antérieur
de la tête brièvement strié. Thorax et pédoncule finement réticulés.
Cette reticulation est très superficielle sur le dos du promésonotum
et des deux nœuds où elle reste assez luisante tandis qu'elle est
submate ou mate ailleurs.

Fig. 3. a) Monomorium (Xeromyrmex) speculiceps n. sp. [[worker]] tête de face ;
b) Monomorium aequum n. sp. [[worker]] profil.


— 192 —

Quelques longs poils dressés vers la bouche et le bout du gastre,
une paire sur chaque nœud pédonculaire. Pubescence très rare
sur le thorax, clairsemée sur le gastre, plus abondante sur les pattes.

Tête rectangulaire, 1 /5 à 1 /4 plus longue que large, (plus large
que chez willowmorense For, et plus étroite que chez tchelichofi For.).
Les côtés et le bord postérieur un peu convexes (les côtés moins
convexes que chez tchelichofi, le bord postérieur plus) les angles
postérieurs très arrondis. Les yeux, plus grands que le quart des
côtés de la tête, sont placés dans le troisième quart postérieur (au
milieu chez les deux espèces en question). Sillon frontal faible ou nul.
Aire frontal indistincte. Intervalle des carènes de l'épistome plat
de droite à gauche, celles-ci un peu moins divergentes que chez
willowmorense. Mandibules étroites, striées de trois dents assez
longues. Le scape dépasse de plus d'un quart de sa longueur le bord
postérieur de la tête. Articles 3 à 7 du funicule légèrement plus longs
qu'épais, les autres plus longs. Les deux premiers articles de la
massue le double plus longs que larges. Convexité du promésonotum
assez régulièrement allongée jusqu'à la portion descendante du
pronotum. Région du mésonotum assez comprimée. Epinotum étroit,
non bordé sauf vers l'angle qui est subbordé et arrondi. Le profil de
ses faces est subrectiligne, surtout la basale qui est d'un quart plus
longue que la déclive, assez inclinée. Pédicule du pétiole aussi long
que le nœud, lequel est aussi long à la base que haut, le sommet
mousse, un peu arqué. Postpetiole à peine plus large que le pétiole,
arrondi sur le profil.

Une petite eminence mousse sous le pédicule du pétiole. Gastre
tronqué à la base. Les fémurs postérieurs atteignent le quart
postérieur du premier segment.

Province du Cap. Hermanius (Lockee-Bayne leg.) 2 [[worker]] communi-
quées par Mr. G. Arnold).

30. — Monomorium (Xeromyrmex) delagoense For. st. junodi
For. v. serenum n. var.

[[worker]]. — Taille et couleur comme la var. opacior For. mais la tête


—193 —

a une ponctuation réticulée comme le thorax, le pédoncule et les
cuisses et comme chez subopacum Sm. Tandis que chez opacum la
ponctuation s'aligne en strioles longitudinales, chez serenum cette
dernière disposition ne se voit qu'entre les arêtes frontales. La base
du gastre est submate grâce à une sculpture extrêmement fine, le reste
du gastre est lisse avec le même reflet bleuâtre que chez opacior.
La tête est légèrement plus allongée avec les yeux plus convexes
que chez cette variété dont elle a l'épistome non creusé entre les
carènes et le milieu du bord antérieur droit (chez subopacum ce bord
est échancré). Le pronotum est plus convexe, moins déprimé, et les
épaules plus arrondies que chez opacior. La face basale de l'épinotum
plus allongée et nettement creusée en gouttière. Pédicule du pétiole
un peu plus long. Pour le reste comme chez opacior For.

[[queen]]. — Long. 5 mm. (virgo). Noire ou noir rougeâtre, milieu du
mésonotum et du scutellum rouge brunâtre. Mandibules, antennes,
articulations des pattes et tarses roussâtres. Milieu des scapes,
tibias et cuisses rembrunis. Bord postérieur des segments du gastre
jaune or mat, et finement strié ponctué en long sauf la base des
derniers segments du gastre qui est très luisante et lisse. Les stries
ponctuées divergent à partir de l'aire frontale, du devant du méso-
notum et sur le segment basal du gastre, sont transversales sur le
postpetiole, longitudinales ailleurs. Le pétiole est ponctué sans
disposition en stries. Pilosité comme chez subopacum Sm. Ailes
hyalines.

Tête plus étroite et les yeux plus grands que chez subopacum.
L'épistome plat entre les carènes (un peu concave chez subopacum).
Deuxième article du funicule environ de la moitié plus long que le
suivant. Epinotum anguleux et creusé en gouttière. Pour le reste
comme chez subopacum Sm., mais plus petit et plus étroit.

[[male]]. — Long, 3,8 mm. — Noir. Bord terminal des mandibules,
tibias et bord des segments du gastre d'un jaune terne. Tarses blanc
jaunâtre. Régulièrement ponctué réticulé comme chez l'[[worker]] (sans
stries) et mat. Gastre finement réticulé chagriné et un peu luisant,
Yeux plus convexes que chez subopacum. Le scape (moins son


— 194 —

condyle) est plus court que le deuxième article du funicule (beaucoup
plus grand chez subopacum). Epistome convexe à bord antérieur
régulièrement arqué. Epinotum anguleux, la face basale oblique
et d'un tiers plus longue que la déclive. Le reste comme chez subo-
pacum mais plus petit, plus pileux et l'armure génitale moins
saillante.

Sud Rhodesia : Bulawayo (G. Arnold leg. 26 XI 1914).

31.  — Monomorium (Xeromyrmex) termitarium For. st. diser-
tum (Forel).

(M. salomonis v. diserta Forel 1913, Deutsch. Ent. Zeitschr.,p.2i6.
Arnold, 1916, Ann. South Afr. Mus., XIV, p. 221.

M. salomonis st. termitarium v. diserta. Forel 1916, Rev. Suisse
Zool, XXIV, p. 417. — G. Arnold, 1926. Ann. South Afr. Mus.,
XXIII, p. 229).

Cette forme diffère nettement de termitarium, par sa tête plus
rectangulaire. D'autre part elle s'éloigne sensiblement de salomonis L.

32.  — Monomorium (Xeromyrmex) termitarium For. st. diser-
tum For. v. petulans n. var.

[[worker]]. — Long. 2,5 mm. — Le pronotum a la même sculpture fine-
ment striolée ponctuée que la tête. Celle-ci est aussi large que chez
termitarium mais plus courte, les angles plus brièvement arrondis.
Les yeux plus grands que chez cette dernière, leur quart postérieur
correspond au milieu environ des côtés de la tête. Le pronotum est
un peu plus-déprimé dessus. Le nœud un peu plus bas, mais aussi
long à la base. Couleur et le reste comme chez termitarium. Bien
plus grand que disertum dont elle se rapproche par la sculpture
et la forme de la tête.

Sud Rhodesia : Sawmills (G. Arnold leg., 11-VII-1920).

33. — Monomorium (Xeromyrmex) setuliferum For. v. dolichops

n. var.

[[worker]]. — Long. 2,2 mm. environ. — D'un jaune roussâtre terne,
occiput souvent un peu plus obscur. Gastre brun foncé avec la base


— 195 —

brun jaunâtre. Sculpture comme chez setuliferum mais plus accusée
surtout sur le gastre, très finement striée en long avec apparence
de très fines rides transversales. Cotés du thorax réticulé ponctué.
Tête à peine plus large et les yeux un peu plus petits que chez le
type mais aussi obliquement allongés vers le dessous de la tête.
Nœud du pétiole plus court et un peu plus haut. Pour le reste sem-
blable.

Sud Rhodesia : Victoria Fall (G. Arnold leg.).

34.  — Monomorium (Xeromyrmex) setuliferum For. v. latior
n. v.

[[worker]]. — Diffère du type par l'occiput imprimé au milieu ou échancre.
Les deux nœuds plus larges, surtout le postpetiole lequel est environ
le double plus large que long (plus étroit chez la var. nodulum For.

Angola : Quifangondo (Silvestri 1913). J'avais autrefois iden-
tifié cette forme avec le type.

35.  — Monomorium aequum n. sp. (fig. 3 b.).

[[worker]]. — Long. 2,7 mm. — Brun assez foncé ; tête, cuisses et base
du gastre d'un brun un peu plus jaunâtre ; tibias et antennes d'un
brun jaunâtre encore plus clair. Mandibules et petits tarses jaunâtres.
Lisse, luisante avec quelques points pilifères épars et quelques
stries longitudinales sur la mésopleure. Pilosité dressée assez irré-
gulière et assez abondante partout, même sous la tête.

Tête rectangulaire, environ 1 /6 plus longue que large, les côtés
faiblement convexes, le bord postérieur droit avec les angles briève-
ment arrondis. Les yeux n'occupent pas entièrement le deuxième
quart antérieur des côtés de la tête. Sillon, frontal court et faible, aire
frontale indistincte. Epistome avancé et peu convexe devant, con-
vexe entre les arêtes frontales, creusé en gouttière et échancre au
bord antrieur entre les deux carènes avec quelques stries au milieu.
Mandibules lisses avec quelques points et quatre dents brunes. Le
scape atteint le bord postérieur de la tête. Articles 2 à 8 du funicule
plus larges que longs. Le premier de la massue aussi long mais bien
moins large que le suivant lequel est presque aussi large que long.


— 196 —

Thorax assez robuste. Promésonotum un quart plus long (sans le
col) que large au tiers antérieur en- avant duquel il s'arrondit régu-
lièrement. Le profil du mésonotum est faiblement convexe et sur
le même plan que la face basale de l'épinotum dont il est séparé
par un sillon aussi profond que peu large. Cette face basale est
d'environ 1 /5 à 1/6 plus longue que large, la moitié antérieure un
peu convexe, l'autre moitié subplane et subbordée, passant par une
courbe brève ou un angle arrondi à la face déclive, laquelle est un
peu plus longue que la moitié de la précédente. Stigmate de l'épino-
tum relativement grand et placé un peu au-dessous du milieu du bord
basal. Pétiole brièvement pédicule, le nœud aussi long que haut,
sa face antérieure rectiligne, la postérieure un peu concave. Post-
petiole plus haut que long, aussi haut que le pétiole et arrondi dessus.
Gastre échancré à la base,

Congo belge : Stanleyville (coll. Dr A. Reichensperger).

36. — Monomorium sakalavum n. sp.

[[worker]]. — Long. 2 mm. — D'un brun marron foncé ; tête et epinotum
plus sombres. Gastre noir. Mandibules rouge brunâtre. Pattes et
base du funicule d'un jaune brunâtre assez clair. Scape et massue
des antennes brunâtres. Luisante lisse avec une ponctuation pili-
fère très clairsemée et fine. Mésopleure et bas côtés de l'épinotum
striés. Pilosité dressée, fine, longue, et pas rare sur le gastre.

Tête rectangulaire, d'un bon quart plus longue que large, les côtés
peu convexes sauf vers l'angle postérieur qui s'arrondit en rentrant
vers le bord postérieur lequel est droit. Yeux grands comme environ
le cinquième des côtés et placés en avant de leur milieu. Sillon et
aire frontale indistincts. Epistome creusé en gouttière entre ses
deux carènes aiguës. Son bord antérieur s'avance plus fortement
que chez madecassum et est échancré entre la terminaison des carènes.
Mandibules lisses de 4 dents, leur bord externe droit dans ses deux
premiers tiers. Le scape dépasse de son épaisseur le bord postérieur
de la tête. Tous les articles du funicule sont plus longs qu'épais,
les 3 et 4 seulement un peu plus longs qu'épais. Le promésonotum
est un peu plus déprimé que chez madecassum soit moins convexe


— 197 —

dessus. L'échancrure métanotale aussi faible que chez madecassum.
La face basale de l'épinotum a un profil un peu plus court et un peu
plus convexe, elle passe plus indistincte à la face déclive avec laquelle
elle fait une courbe régulière. Le pédicule du pétiole est aussi long
que la base sus-pédiculaire du nœud. Le nœud est aussi haut que chez
madecassum mais plus court à la base. Postpetiole pas plus haut que
long et pas plus long que le pétiole.

Madagascar, Nosibé (Descarpentries)

Voisin de madecasum, mais celui-ci a les scapes plus courts, les
articles 3 à 6 du funicule plus large que longs, le postpetiole plus
haut que long. Chez hildebrandti For., les scapes sont plus courts,
le nœud du pétiole plus long, la couleur différente, etc.

37. — Carebara ampla Sants. v. obscurithorax Sants.

[[queen]]. — Cette forme se distingue de ampla et de vidua, en outre des
caractères de couleur, par la sculpture du mésonotum qui présente
des. rides nombreuses et plus ou moins longitudinales encadrant
la ponctuation (ces rides manquent chez vidua et sont à peine indi-
quées chez ampla). Le scutum est parsemé de gros points, sans
espace lisse au centre du segment comme c'est le cas chez ces deux
autres formes. Le [[male]] est un peu plus petit, plus terne et les yeux moins
grands que chez ampla.

38. — Carebara ampla Sants. rugosa n. var.

[[queen]]. — Couleur comme chez vidua, noire avec les mandibules,
les antennes et les tarses brunâtres. La ponctuation du gastre est aussi
plus dense que chez vidua. Le thorax est plus robuste, plus arrondi
devant que chez vidua, et aussi ride sur le mésonotum que chez
obscurithorax. Tête et yeux comme chez ampla, soit plus large
et plus grands que chez vidua. Quatre dents aux mandibules, les
deux dernières parfois peu distinctes.

Congo belge : Lukonzolwa (Dr. Stappers 17-IX-1911), plusieurs
[[queen]] avec obscurithorax, mais sans intermédiaires de couleur entre


—198 —

ces deux formes. Elisabethville (Gerard) [[queen]]. Du Lac Moëro au lac
Bengwelo (Dr. Cheval), [[queen]] au Musée du Congo.

Mozambique. Vallée du Fungué, Guengere (G. Vasse 1906) [[queen]].

39.  — Carebara vidua Sm. v. fur n. var.

[[queen]]. — Légèrement plus petite que vidua dont elle diffère par la
ponctuation plus espacée et un peu plus forte du thorax. Le fond
plus lisse et plus luisant. Noire. Mandibules, antennes, tarses et une
bandelette médiane devant le mésonotum brun rougeâtre (cette
bandelette est concolor au reste du segment chez vidua). Tête un
peu plus étroite. Pour le reste comme chez celle-ci. Largeur du
mésonotum 5,3 mm. (5,6 mm. chez vidua).

Congo français : Lambarene (Dr. Schouteden) [[queen]].

40.  — Pheidologeton arnoldi n. sp. (fig. 4 a. b.).

[[soldier]].— Long. 13 mm. environ. — D'un rouge ferrugineux. Epi-
stome, mandibules et abdomen brun foncé. Antennes et pattes d'un
rouge jaunâtre plus clair. Joues jusqu'à la hauteur des yeux et le
tiers interne de l'espace frontal (entre les arêtes frontales) striés

Fig. 4. — Pheidologeton arnoldi n. sp. ; a) thorax et pédoncule
du [[soldier]] ; b) [[worker]] minor, plus fortement agrandie que le [[soldier]] .

en long ; ces stries, fortes devant, s'atténuent derrière. Reste de la
tête lisse très luisant. Mandibules lisses au milieu avec des points
espacés, striées à la base et le long des bords externe et terminal.
Pronotum finement rugueux vers le col, sa partie postérieure ainsi
que tout le dessus du mésonotum et le scutellum lisses et luisants.


— 199 —

Métanotum rugueux. Faces de l'épinotum grossièrement ridées en
travers. Mésosternum finement strié en travers. Métasternum plus
fortement strié. Côtés du pronotum et du mésonotum avec quel-
ques stries et finement réticulé comme les côtés du pédoncule.
Dessus des deux nœuds simplement' chagrinés et assez luisants.

Le gastre faiblement chagriné ou lisse et luisant. Pilosité dressée
roussâtre, rare sur le thorax, plus fournie sur le dessus et le dessous
de la tête et du gastre, plus oblique et abondante sur les tibias et
les tarses.

Tête un peu plus large que longue, les côtés droits et faiblement
convergents dans les deux tiers antérieurs, le tiers postérieur s'arron-
dissant sur les bosses occipitales. Celles-ci arrondies, le double
plus large à la base que longues, séparées l'une de l'autre par une
profonde échancrure (plus profonde que chez Ph. diversus Sm.).
Yeux plus petits que chez cette espèce. Ocelle median présent (ou
absent) et placé plus en arrière sur le vertex que chez diversus. Sillon
frontal large et lisse. Aire frontale allongée, peu imprimée, faiblement
chagrinée et luisante comme le milieu de l'épistome. Celui-ci a son
bord antérieur relevé en crête transversale et concave dans son tiers
médian. Le scape atteint le bord antérieur des yeux. Mandibules
inermes, leurs bords interne et terminal s'unissent en une courbe
qui efface plus eu moins l'angle interne. Thorax plus étroit et bien
plus allongé que chez diversus. Suture promésonotale très distincte,
avancée au milieu en angle et prolongée sur le pronotum. Mésonotum
un peu plus large ou aussi large que long, faiblement et régulièrement
convexe sur le profil. Scutellum médiocrement saillant et ne recou-
vrant pas le métanotum. Face basale de l'épinotum un peu plus
longue que large, ses bords relevés convergent en avant et sont
convexe sur le profil. Face déclive droite, environ un quart plus
longue que la basale. Dents médiocres, aiguës. Pétolle à profil trian-
gulaire, la face antérieure rectiligne, la postérieure un peu concave
et plus courte que l'antérieure, le sommet mince et échancré. Au
tiers antérieur du dessous de l'article se voit une dent aiguë dirigée
en avant. Postpetiole le double plus large que le pétiole et que long,


— 200 —

plus étroit devant, les bords arrondis. Gastre tronqué mais non
échancré devant.

[[worker]] (media). — Long. 7 mm. — D'un rouge plus vif. Pilosité plus
rare. La tête un peu plus longue que large. Suture promésonotale
moins distincte. Scutellum sur le même plan que le mésonotum,
Les deux faces de l'épinotum à peu près égales. Pour le reste comme
chez le [[soldier]].

[[queen]] (minor). — Long. 2,7 à 3,3 mm. — D'un brun rougeâtre, le
mésonotum, les pattes et le devant de la tête plus clairs, reste de la
tête et le gastre plus foncés. Quelques stries sur les joues, le dessus
de l'épinotum et les méso- et métasternum. Le devant du pronotum
et côtés des nœuds très finement réticulés ponctués, le reste lisse et
luisant. Pilosité dressée longue mais très clairsemée sauf sur le gastre.
Pattes obliquement pileuses.

Tête plus large que longue, les côtés droits presque parallèles,
le bord postérieur tranversal avec les angles très arrondis. Yeux
presque aussi grands que la quart des côtés de la tête et placés un peu
en avant de leur milieu. Sillon frontal absent. Epistome lisse, beau-
coup plus large, plus court et plus abrupt que chez diversus. Man-
dibules de 5 dents. Le scape dépasse d'un cinquième le bord postérieur
de la tête. Constriction du thorax plus large et plus profonde que chez
diversus, limitée latéralement par deux petites crêtes qui font saillie
sur le profil. Face basale de l'épinotum convexe sur le profil. Les
épines à peine plus courtes que l'intervalle de leur base. Les deux
articles du pédoncule denticulés dessous en avant. Nœud du pétiole
bas avec un pédicule antérieur long et épais, le sommet a deux petits
tubercules pileux. Postpetiole relativement moins large que chez
diversus, avec les côtés plus droits.

[[queen]]. — Long. 21 mm. — Tête et epinotum brun foncé comme
l'abdomen. Moitié postérieure du mésonotum et scutellum d'un brun
plus rougeâtre. Le reste coloré sculpté et pileux comme chez le [[soldier]].

Tête environ un quart plus large que longue. Le bord postérieur

largement et peu profondément concave. Les côtés convergent en

avant et les yeux en occupent environ la moitié centrale. Ocelles


— 201 —

grands, près du bord postérieur. Le scape atteint le tiers postérieur
du bord de l'œil. Mandibules allongées, le bord denté peu distinct
du bord interne et armé de six dents irrégulières, l'apicale longue
et aiguë. Thorax bien plus allongé que chez diversus avec un profil
assez approchant devant et dessus, mais il est moins abrupt dans la
partie postérieure déclive et l'épinotum n'est armé que de tubercules.
Pédoncule comme chez le [[soldier]] mais plus robuste ; une épine sous le
pétiole, un petit tubercule sous le postpetiole. Gastre long et bien
plus large que le thorax.

Kunene River, Otjimbimbi. III, 1913. (South Afric. Mus,, reçu
par Mr, G. Arnold).

Cette nouvelle espèce se distingue à première vue des Ph. ham-
memae et solitarius Stitz par sa sculpture plus lisse. Très voisin de
l'espèce suivante dont il diffère par la suture promésonotale dis-
tincte et la sculpture du mésonotum.

41.  — Pheidologeton mayri nom nov,

(Ph. hostilis Mayr 1862, non Smith 1858).

Je ne comprends pas pourquoi Mayr a identifié cette espèce
avec celle de Smith, laquelle est beaucoup plus petite, le [[soldier]] n'ayant
que 3 mm. et la [[queen]] 6,2 mm. tandis que l'espèce de Mayr a les dimen-
sions de Ph. arnoldi et n'en diffère, à en juger par la description
devenue incomplète, que par l'absence de la suture promésonotale
et la sculpture plus accusée du mésonotum.

42.  — Messor galla Em, st. nobilis n. st.

[[worker]]. — Long. 6 à 11 mm. — Noir. Tête, funicule, mandibules,
pronotum et pattes d'un brun rouge plus ou moins foncé. Tibias,
devant de la tête plus obscurs. Mandibules et tarses plus clairs.
La pilosité dressée est presque nulle sur le thorax et le dessus du gastre.

Plus svelte que chez galla et triimpressus, mais sans les impressions
de celle-ci. L'épinotum est un peu plus allongé avec l'angle mousse
et la face déclive subverticale. La sculpture est un peu plus accentuée
que chez galla. Le milieu de la tête strié en long jusqu'au vertex
et les côtés lisses avec des points très clairsemés.


— 202 —

[[queen]]. — Long. 14 mm. — Noire. Mandibules et tarses brun rous-
sâtres. Disques du mésonotum et du scutellum, angles postérieurs
de la tête et voisinage des yeux, milieu du métasternum et gastre
lisses et luisants. Reste du thorax plus fortement strié, ride derrière
que devant. La tête un peu plus .fortement sculptée que chez la [[worker]].
Pétiole ride avec une forte échancrure au sommet. Ailes hyalines
à nervures brunes, longues de 16 mm.

Abyssinie, Bisa Tint 1200 m. [[queen]] [[worker]] ( Dr. REICHENSPERGER).

Harar (Ilg. 4 [[worker]]. Ces dernières reçues de Mr. A. Forel, sous le
nom de M. punctata corrigé par v. caduca. Son aspect allongé et sa
sculpture la fait confondre avec les vari»tés obscures du M. semirufus
André, mais elle en diffère nettement par la forme plus cubique
de l'épinotum.

43.  — Messor galla v. angularis Sants.

(M. barbarus semirufus angularis Sants. 1914, Voyag. Alluaud et
Jeannel Afr. Orient., Hymen, (p. 75).

C'est une variété de couleur qui diffère de la var. rufulus For.
par ses appendices hoirs.

44.  — Messor arcistriatus n. sp.

[[worker]]. — Long. 7 mm. — D'un rouge brunâtre foncé. Tête moins
l'occiput d'un rouge plus clair. Gastre brun noir. Articulations dès
pattes et tarses plus roussâtres. Luisante. Tête faiblement striée
en long du bord antérieur à la hauteur des yeux, les stries les plus
internes s'anastomosant en arc tandis que les moyennes s'effacent
plus ou moins pour reparaître arquées ou transversales sur le vertex.
Angles postérieurs, face occipitale et dessous de la tête, milieu du
pronotum et du mésonotum, le dessus des deux nœuds, le gastre
et les appendices lisses et luisants. Quelques points pilifères sur les
côtés de la tête et la face occipitale. Le pronotum est concentrique-
ment strié -autour de la partie lisse. Mésonotum, epinotum et côtés
des nœuds plus grossièrement ridés striés. Pilosité dressée roussâtre
courte et abondante sur le gastre comme ailleurs.

Tête presque carrée avec les angles postérieurs bien arrondis,


— 203 —

Yeux entre le tiers postérieur et le milieu des côtés, plus en arrière
que chez M. barbarus mais pas plus grands. Le sillon frontal atteint
la hauteur des yeux. L'aire frontale est faiblement séparée de l'épi-
stome et régulièrement ridée en long comme celui-ci. Mandibules
très luisantes et superficiellement ridées. Le scape mince, très for-
tement arqué vers sa base et à peine denté. Convexité du pronotum
légèrement plus accentuée que chez barbarus. Epinotum comme chez
pseudoaegyptiacus Em. avec l'angle marqué mais mutique. Les deux
nœuds un peu plus larges que chez cette dernière forme. Le sommet
du premier non échancré. Psammophores un peu plus longs que chez
barbarus.

Bien qu'ayant l'aspect du M. barbarus L. cette nouvelle espèce
se rapproche du M. capensis par son aire frontale large, sa sculpture
et la forme de l'épinotum.

Natal (Wroughton) i [[worker]] reçue de Mr. Forel sous le nom erroné
de r. decipiens.

45.  — Messor aegyptiacus Em. v. foreli Sants.

Arabie : Akaba (A. Reichensperger leg.). Diffère très peu du
type saharien.

46.  — Messor rugosus André st. crawleyi n. st.

[[worker]]. — Noire. Bord antérieur de la tête, mandibules et appendices
d'un rouge plus ou moins sombre. Reste des cuisses et des tibias
ainsi que la massue des antennes d'un brun presque noir. Diffère du
type par l'épistome et une large bande frontale en grande partie lisse
et luisante (striée et submate chez rugosus). Les rides des fosses
antennaires obliquent vers les yeux (vers les arêtes fron) ales chez
rugosus). Rides de la tête plus espacées, moins rugueuses avec leurs
intervalles luisants. Rides transversales du vertex en partie effacées
sur la face occipitale. Rides du promésonotum plus régulièrement
arquées et concentriques (réticulées chez le type). Celles du reste
du thorax transversales sur le dos et verticales sur les côtés comme
chez rugosus mais un peu moins denses et très luisantes. Pétiole
et surtout le postpetiole bien plus faiblement sculpté, ce dernier


— 204 —

lisse comme le gastre. Pilosité et psammophores développés comme
chez le type.

Le tête paraît un peu plus étroite et les yeux plus convexes. Thorax
plus fortement échancré sur le profil devant l'épinotum. Angle
epinotal plus mousse. Pour le reste comme chez rugosus.

Egypte : El Faroukia, Belbes, et El Gadaida, Minia Ganib (5 [[worker]]
reçues de Mr. C. W. Crawley),

47.  — Pheidole areniphila For. v. aurora n. var.

[[soldier]]. — Ne diffère du type que par la tête un peu plus étroite,
les rides plus fortement anastomosées vers le vertex, et les angles
postérieurs de la tête plus densément réticulés ponctués et striés.
Les rides du pronotum plus fortes. Epinotum plus ponctué. Epines
épinotales plus petites. Pour le reste semblable au type.

Afrique Orientale anglaise : Tanga (G. Arnold, 6-V-1925, 3 [[worker]] 5 [[soldier]]),

Ressemble à Ph. cafra Em, st. bayeri For. v. thysvillensis Wheel..

mais celle-ci a le postpetiole plus étroit, les épines plus longues

et mousses. La race bayeri For. me paraît faire transition entre

Ph. cafra et areniphila.

48.  — Pheidole prelli For. st. ingenita n. st.

[[soldier]]. — Long. 4,7 mm. — Brun rouge. Tête, dessus des pronotum
mésonotum, epinotum et des nœuds, milieu des cuisses, brun foncé.
Antennes, reste des pattes et pédicule du périole roussâtres. Man-
dibules et devant de la tête rouge brunâtre. Gastre noir. Rides du
front disposées comme chez prelli, les transversales du tiers posté-
rieure mais de la tête plus serrées. Les rides transversales du thorax
plus régulières et leur intervalle plus luisants, la reticulation étant
plus superficielle. Face occipitale plus luisante. Gastre lisse et luisant.

Tête un peu plus longue que chez prelli. Les bosses occipitales
un peu plus rapprochées l'une de l'autre, ce qui rend les côtés de la
tête plus convexe à leur hauteur. L'impression pour le funicule
qui va des yeux au bout du prolongement des arêtes frontales est
bien plus marquée. Saillie postérieure du pronotum un peu plus


— 205 —

accusées. Épines épinotales bien plus divergentes. Postpetiole un
peu plus étroit. Pour le reste comme chez prelli For,
Côte d'Ivoire : Grand Bassam (H. Mottaz leg.).

49. — Pheidole albidula n. sp.

[[soldier]]. — Long, environ 4 mm. — Derrière et dessus de la tête,
thorax et pédoncule d'un jaune roussâtre pâle. Tête et scape un
peu plus roussâtres. Une bande floue transversale à la hauteur des
yeux, le bord de l'épistome et les mandibules d'un roux plus foncé,
un peu brunâtre. Derniers segments du gastre, tibias et tarses blan-
châtres. Premier segment du gastre et reste des pattes d'un blanc
à peine jaunâtre. Les viscères abdominaux font dans la profondeur
une tache brunâtre irrégulière. Un faicsaux de stries part en diver-
geant de chaque lobe frontal et s'étale jusqu'aux deux cinquièmes
postérieurs de la tête. D'autres stries aussi espacées partent des bords
antérieurs de la tête et atteignent la même hauteur que les précéden-
tes ; elles ont quelques rares trabecules vers les joues et leurs inter-
valles faiblement réticulés ponctués (lisses pour les stries frontales).
Col du pronotum, mésopleure, face basale de l'épinotum et pos-
térieure du pétioles finement réticulés ponctués. Quelques rides trans-
versales, irrégulières et espacées sur le promésonotum. Le reste
lisse et luisant ou avec un aspect graisseux.

Tête aussi large que longue. Ses côtés plus convexes que chez
Ph. megacephala et le bord postérieur un peu plus fortement échancré.
Un fort sillon part de la face occipitale et s'arrête près de l'aire fron-
tale sans l'atteindre. Yeux un peu plus petits que chez megacephala
placés au tiers des côtés de la tête. Milieu de l'épistome lisse, le bord
antérieur sinueux comme chez megacephala. Arêtes frontales pro-
longées par une ride qui dépasse de peu le scape. Une impression
légère pour le funicule comme chez cette espèce. Promésonotum
un peu plus régulier, l'impression du mésonotum étant plus faible.
Postpetiole à peine plus étroit et anguleux. Tout près du bord pos-
térieur des deux premiers segments du gastre se voit une rangée
de tubercules triangulaires fortement déprimés, du sommet de chacun
desquels part un long poil. Pour le reste comme chez megacephala.


— 206 —

[[worker]]. — Long. 2 mm. — Encore plus pâle que le [[soldier]]. Funicules,
pattes et gastre blancs. Le thorax presque blanc. La tête jaunâtre.
Tete aussi large que longue, arrondie derrière les yeux, du reste
comme chez megacephala avec la même sculpture.

Congo belge : Kisambo (V. Kino) 1 [[soldier]] 6 [[worker]] reçues par Mr. le
prof. REICHENSPERGER). Cette espèce, très voisine de megacephala,
est remarquable par la coloration rappelant les Termites et par
les tubercules du gastre. Ceux-ci se voient aussi chez d'autres espèces
du même groupe, mais moins développés. Ils manquent chez l'ouvrière.

50.  — Tetramorium sericeiventre Em. st. inversum Sants. v.
evidens n. var.

[[worker]]. — Long. 3,3 mm. — D'un rouge plus foncé que chez la var.
arenarium Sants. Appendices roussâtres. Le gastre noir, finement
striolé en long, avec l'extrême base roussâtre et finement réticulée.
La sculpture fondamentale entre les rides est beaucoup plus forte-
ment et densément réticulée ponctuée que chez arenarium et surtout
jasonis Sants., plus grossière que chez mundum Sants. Le lit du scape
est à peine moins ride ponctué que l'espace frontal. Les rides de la
face occipitale forment un grossier reticulum (plus parallèle et allongé
chez arenarium). Côtés du thorax et nœuds du pédoncule réticulés,
ponctués, sans rides. Diffère de la subsp. inversum par sa taille plus
petite, moins robuste, la tache de la base du gastre moins étendue,
la ponctuation fondamentale plus accusée, le gastre plus densément
striolé et plus mat, avec ses côtés lisses et luisants (chez inversum
les côtés du thorax sont aussi privés de rides). Les lobes latéraux
de l'épistome saillent fortement en avant de l'échancrure pour le
scape, plus saillants que chez inversum, La tête est aussi un peu
plus large. Chez la var. defrictum Sants., il y a assez de rides sur les
côtés du thorax et la sculpture fondamentale est moins ponctuée.

Congo belge : Kondué (E. Luja).

51.  — Tetramorium sericeiventre Em. st. continentis For. var.
gladiator n. var.

[[worker]]. — Long. 4 à 4,2 mm. Rouge assez sombre, gastre noir avec la


— 207 —

basé plus ou moins roussâtre. Appendices roux brunâtres, cuisses
des deux dernières paires rembrunies. Mat, densément et finement
réticulé ponctué. Cette ponctuation est plus faible entre les rides
frontales lesquelles atteignent le bord cervical. Les rides forment
des mailles arrondies sur le vertex et les côtés de la tête. Celles du
thorax sont assez fortes sur le pronotum où elles s'allongent avec
quelques anastomoses sur les côtés. Elles sont plus ou moins réti-
culaires sur le tiers postérieur de mésonotum, le devant de l'épino-
tum et le dessus des deux nœuds. Reste du thorax réticulé-ponctué
sauf quelques rares rides sur les côtés. Gastre finement striolé en
long passant à une fine réticulation vers la base. Ses côtés lisses et
luisants, le reste mat. La forte ride faisant carène du clypeus, n'est pas
dépassée par la saillie des lobes antérieurs des fosses antennaires.
Les quatre épines subégales, aussi longues que leur intervalle basal,
plus longues que chez continentis, La convexité du thorax, les nœuds
et le reste comme chez cette dernière; mais plus robuste et plus grand.

Sud Rhodesia : Cloudland 6ooo pieds. Yambu Monts..

5 [[worker]] communiquées par Mr. G. Arnold.

52.  — Tetramorium microgyna Sants.

Dans les Ann. South Afric. Mus., 1926, p. 253, Mr.. Arnold tente
d'identifier cette Fourmi avec la [[worker]] T. sericeiventre st. continentis
For. avec laquelle je l'ai reçue. Mais il n'y a aucune analogie dans
leur sculpture : celle de la [[queen]] microgyna est d'une réticulation si fine
qu'on la distingue à peine à un grossissement de 100 diamètres,
sans traces de rides, mate, tandis que continentis a un grossier reti-
culum de rides sur un fond d'une réticulation plus fine, mais très
visible à 50 D. et assez luisant. En outre l'épistome est transversale-
ment concave et sans rides alors qu'il est convexe et caréné chez
continentis. On connaît les [[queen]] de plusieurs races et variétés de T.
sericeiventre, et toutes ont la sculpture et l'épistome de la [[queen]] bien
plus grandes que microgyna. Si cette espèce est parasite, c'est peut-
être de continentis mais ce n'est pas sa [[queen]] réelle.

53.  — Xiphomyrmex kivuense Stitz.

Congo belge. : Stanleyville (Coll. A. Reichensperger leg.).


— 208 —

54.  — Xiphomyrmex kivuense Stitz st. atrinodis n. st.

[[worker]]. — Long. 3,7 mm.— D'un brun noirâtre plus foncé que le type-
Pronotum plus rougeâtre. Epinotum et pédoncule noirs. Tête un.
peu plus longue que large avec les rides longitudinales un peu plus
espacées. Épines épinotales un peu plus courtes. Nœud du pétiole
un peu plus haut et plus court. Sa face inférieure lisse et luisante,
les côtés grossièrement ridés réticulés, le dessus faiblement ride,
assez lisse. Le postpetiole est aussi plus court et relativement plus
large, les côtés ridés réticulés avec un espace lisse dessus. Gastre
lisse. Pour le reste comme chez le type.

Afrique Orientale anglaise: Nairobi (Alluaud et Jeannel, 1911).
J'avais confondu autrefois cette forme avec le type que je ne con-
naissais pas en nature.

55.  — Xiphomyrmex angulinode Sants.

Congo belge : Stanleyville (coll. Reichensperger).

56.  — Xiphomyrmex andrei For. st. robustior For.
Madagascar : Nosibé (Descarpentries).

57.  — Cataulacus baumi For. v. gazanus n. var.

[[worker]]. — Long. 4.6 à 5,2 mm. — Tête distinctement plus large que
chez batonga For. et autant rétrécie devant. Yeux relativement
plus courts et moins échancrés devant. Mailles des rides plus régu-
lières sur la tête et aussi fortes, les anastomoses transversales plus
apparentes. Rides du thorax un peu plus faibles, atténuées sur le
milieu du mésonotum où le fond paraît luisant. Base du gastre plus
fortement ridée sillonnée en long. Ces sillons se résolvent au quart
ou au tiers basal du premier segment, mais les rides se poursuivent
beaucoup plus fortes que chez batonga, jusqu'au milieu du gastre
chez les petites [[worker]] et plus loin chez les grandes. Chez les v. batonga
et bulawayensis la base du gastre est' plus faiblement sculptée. La
dent de l'angle inférieur de la face occipitale forte. Celle du côté
de l'épinotum pas plus développée que chez batonga. Nœuds du
pétiole plus larges. Du reste comme chez batonga.

Est Africain Portugais : Beira (G. Arnold leg.).


— 209 —

58. — Cataulacus baumi For. st. pseudotrema Sants. v. tan-
gana Sants.

[[worker]]. — Long. 4,5 à 5,2 mm. — Noire, scape et tibias roux. Diffère
de pseudotrema comme suit: La ponctuation en fossettes scarieuses
est plus espacée sur le dessus de la tête, plus nette surtout chez les
grands individus où les intervalles sont très finement sculptés, larges
et aplanis. Mais en s'approchant des joues et des tempes les points
deviennent plus confluents et les intervalles se rident comme chez
pseudotrema. La sculpture fondamentale réticulée ponctuée du thorax
est plus nette et occupe presque seule le milieu du mésonotum où
il n'y a que quelques fossettes et fines rides, mais fossettes et rides
s'accentuent fortement en approchant des bords du thorax sans
être aussi grosses que chez le pseudotrema. De grosses rides, obliques
sur les côtés du pronotum et du mésonotum, convergentes sur la face
basale de l'épinotum, transversales entre les épines, convergentes en
arrière ou arquées en ogive sur la face supéro-posténeure du pétiole
et en long sur le postpetiole. Gastre régulièrement réticulé avec quel-
ques courtes rides à la base. Face déclive et cotés de l'épinotum,
devant du pétiole et partes plus fioement sculptés. Pilosité csurte
et tronquée.

Tête rectangulaire, les cotés aussi parallèles chez les grandes [[worker]]
que chez pseudotrema, mais plus convergents chez les petits individus.
Le bord postérieur est légèrement plus concave ainsi que la face
occipitale dont les angles supérieurs sont faiblement bidentes, les
angles inférieurs plus longuement dentés. Thorax et le reste comme
chez pseudotrema.

[[queen]]. — Long. 5,7 mm. — La tête est plus densément ponctuée
que chez la [[worker]] et ressemble plus à celle de [[worker]] de pseudotrema. Scutellum
ride en long comme la moitié postérieure du mésonotum, bien
moins grossièrement que l'épinotum et les nœuds. Tout l'insecte
plus étroit que la [[worker]]. Gastre long de 2 mm., large de 1,2 mm.

Afrique orientale : Tanga (G. A. Arnold) 6-V-1925, 4[[worker]], 1 [[queen]].

58. — Acromyrmex lobicornis Em.

Côte d'Ivoire (Grand Bassam) (H. Mottaz).


— 210 —

Nombreuses ouvrières, capturées en divers nids. L'importation
. de cette Attine américaine en Afrique occidentale constitue un fait
grave pour l'agriculture. C'est la première fois qu'elle y est signalée.
Il est possible qu'elle n'a pas encore envahi l'intérieur, et il serait
encore temps d'en détruire les nids. Dans le cas contraire, la végé-
tation africaine qui n'est nullement protégée contre cet envahisseur
par une longue adaptation en aurait fort à souffrir. On sait que cette
espèce, comme la plupart des autres Attines, coupe les feuilles,
dont elles font un milieu de culture pour le développement des
Champignons qu'elles soignent et qui servent à leur propre alimen-
tation.

59. —- Anoplolepis (Tapinolepis) candida n. sp.

[[worker]]. — Long. 1,6 à 2 mm. (sans abdomen 0,8 mm.). — Jaune pâle,
à peine roussâtre. Appendices jaune-blanchâtre. Pilosité dressée
nulle. Une pubescence fine et assez abondante ne cache pas la scul-
pture lisse luisante ou de reflet graisseux.

Tête rectangulaire, environ 1 /6 plus longue que large, plus étroite
devant avec les cotés un peu convexes et le bord postérieur presque
droit. Yeux assez plats, de 12 facettes environ, placés au quart anté-
rieur des côtés. Sillon frontal nul. Aire frontale transversale, fortement
imprimée, son bord postérieur comme enfoncé sous le front. Epi-
stome convexe derrière, à bord antérieur arqué. Mandibules de 4 à
6 petites dents dont 2 rudimentaires. Le scape atteint juste le bord
postérieur de la tête. Articles 2 à 6 du funicule plus larges que longs,
les 2 et 3 deux fois plus larges que longs, les 7 et 8 presque
aussi larges que longs, le dernier du funicule plus épais et long
comme l'ensemble des trois précédents. Thorax plus étroit
que la tête. Pas trace de métanotum. Mésonotum horizontal,
aussi large que long, avec les sutures concaves en arrière. Le prono-
tum et l'épinotum font tous deux une convexité à peu près égale sur
le profil et atteignant la hauteur du mésonotum. Pétiole à écaille
courte, inclinée et couverte par le gastre. Celui-ci plus long que le
reste du corps.

Natal : Eastcourt (Haviland) VI-1898, 8 [[worker]] reçues de Mr.G. Arnold.


— 211 —

Cet Insecte ressemble tout d'abord à un Plagiolepis mais l'absence
de métanotum le fait classer dans le genre Anoplolepis. Il diffère
de A. (T) tumidula Em., seule espèce du sous-genre, par sa taille
plus faible, par ses articles funiculaires plus courts.

60.  — Acropiga (Malacomyrma) rhodesiana n. sp.

[[worker]]. — Long. 2,2 à 2,4 mm. — Jaune roussâtre clair, le devant
de la tête un peu plus roussâtre. Lisse et luisant, que ternit en partie
une pubescence assez abondante, comme chez A. arnoldi Sants.
Quelques poils dressées vers la bouche, clairsemés sur le gastre,
absents ailleurs.

Tête rectangulaire, environ un sixième plus longue que large,
légèrement plus large que chez arnoldi. Les côtés et le bord pos-
térieur faiblement convexes. Yeux rudimentaires placés vers les deux
cinquièmes antérieurs des côtés de la tête. Sillon frontal nul. Aire
frontale peu distincte derrière. Épistome assez fortement convexe
derrière, le bord antérieur arqué. Le scape atteint le bord postérieur
de la tête. Article 3 du funicule un peu plus large que long, les 4 à
6 à peine plus larges que longs, les 8 et 9 légèrement ou distinctement
plus longs que larges. L'article terminal égale en longueur l'ensemble
des trois précédents. Thorax encore plus haut que chez arnoldi.
Pronotum et epinotum convexes d'avant en arrière, presque sans
face basale ou celle-ci obliquant dès la suture avec le mésonotum.
Ce segment est faiblement convexe. Parfois une trace de métanotum
ou une légère impression à sa place. Le stigmate de l'épinotum
bien plus grand que chez arnoldi. Écaille plus haute et plus relevée
que chez arnoldi. Pour le reste comme chez cette dernière dont elle
diffère surtout par la longueur relative des articles funiculaires.

Sud Rhodesia : Rifle Kopje (G. Arnold) 9-XI-1924, 4 [[worker]].

61.  — Oecophylla longinoda Latr. v. claridens n. var.

[[worker]]. — D'un roux ferrugineux légèrement plus foncé que le type ;
le gastre un peu plus brunâtre. Diffère surtout du type par ses man-
dibules d'un jaune roussâtre beaucoup plus clair que la tête et comme
les appendices y compris le scape qui est concolore.


— 212 —

[[queen]]. —- Taille de la [[queen]] type dont elle diffère par la couleur d'un
vert plus tendre, comme chez smaragdina, tandis que chez longinoda
le vert est plus sombre, surtout sur le gastre. Chez claridens le bord
des segments n'est pas obscurci mais plutôt un peu roussâtre. Le
milieu de l'épistome, l'aire centrale et les angles postérieurs de la
tête, trois bandes bordant les sillons du mésonotum, sutures thora-
ciques pédicule du pétiole et appendices d'un jaune roussâtre plus
clair que chez le type. Aile longue de 15 mm.

Côte d'Ivoire : Grand Bassam (Lohier leg.).

63, — Oecophylla longinoda Latr. v. taeniata n. var.

[[queen]]. — Long. 14 mm. — Largeur du gastre 4 mm. Longueur
de l'aile antérieure 15 mm. Jaune roussâtre clair. Moitié basale
du bord antérieur des mandibules, 2 /3 ou 3 /4 basal du scape, bord
postérieur du scutellum, milieu du métanotum, côtés de l'épinotum
et du pétiole et les bords antérieur et postérieur des segments
du gastre d'un brun plus ou moins noirâtre. Reste du thorax d'un
brun plus ou moins roussâtre avec les sutures plus claires. L'écaillé
est moins large et ses angles moins saillants que chez annectens
Wheel, et rufescens S ants.

Congo belge : Moyen Kwilu (P. Vanderijst) 3[[queen]]. Musée du Congo,
Mondombe (R. Mayne) 1 [[queen]] un peu plus grande mais avec la même
coloration.

63. — Oecophylla longinoda Lar. v. rufescens n. var.

[[worker]]. — Diffère du type en ce qu'elle est un peu plus foncée, roux
brunâtre ou brun roussâtre ou même brunâtre. Elle diffère alors
de fusca Em. par ses mandibules brunes et non noires, de annectens
par son scape concolore avec le bout seul plus clair tandis qu'il a sa
partie renflée plus ou moins rembrunie chez annectens. Fait transition
entre cette variété et le type.

[[queen]]. — Aussi grande que annectens mais plus roussâtre. La base des
mandibules nullement rembrunie et les scapes obscurcis seulement
dans leur moitié ou leurs deux tiers basais. Diffère de textor Sants.


— 213 —

par ses segments du gastre bordés de brunâtre (tout l'insecte est
roussâtre chez textor). Longue de ii à-12 mm. Gastre large de 5 mm.
Ailes antérieures longues de 17 mm. Pétiole large, les angles accusés.
Congo français : Brazzaville (A. Weiss) [[worker]] [[queen]] types. — Cameroun:
Molundu.—Congo Belge: Dungu (Hutereau);—Yambata(DiGiORGi).

Cette espèce a été trouvée avec une [[queen]] de Crematogaster (Nema-
tocrema) stadelmanni Mayr dont le mimétisme est assez marqué,
Est-il fortuit ou l'effet d'une relation biologique ?